09 janvier 2012
LA SOEUR DE L'ANGE ❘ A QUOI BON TANT DE MONDE ?

La Soeur de l'Ange publiée aux éditions Hermann sous la direction de Michel Host et Jean-Luc Moreau vient de faire paraître sa dixième livraison sous le titre (ou plutôt le questionnement) A quoi bon tant de monde ?
Un choeur de réflexions placé sous le signe du Marquis de Sade ("Quand il n'y aurait pas un seul homme sur la terre") propose des contributions de Marc Kober ("Les îles anthropophages, Malthus, Darwin et le devenir de l'espèce humaine"), François Cornée-Villatte ("Du scintillement de l'origine à la morale du troupeau"), Matthieu Baumier ("Ce monde d'images brûlera"), Alexandre Dorna ("Le populisme : les symptômes d'une métamorphose"), Alain Jugnon ("Démocrate, encore un effort pour devenir nietzschéen !"), Christian Gattinoni ("La grisaille des foules contre le camouflage coloré du réel"), Yannis Constantinidès ("La foule sentimentale")... Dossier ponctué de pages empruntées à Adolphe Thiers, Léon Bloy, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe et Georges Henein. Notez que Michel Host propose quelques extraits de sa traduction de "Stances pour la mort de son père" (Jorque Manrique). Un substantiel Cahier Benjamin Fondane occupe une place importante dans ce numéro. Jean-Dominique Rey compose une silhouette de Kostas Papaionnou tandis que je présente la trajectoire du producteur et songwriter Joe Meek. Ceci n'est qu'un aperçu de ce que révèle ce volumineux numéro auquel succèdera, dans les semaines à venir, un dossier sur le thème A quoi bon l'animal ?
La Soeur de l'Ange n°10
(Pensées iniques)
Editions Hermann
250 p., 20 €
09:55 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, jean-luc moreau, michel host, guy darol, benjamin fondane, éditions hermann, revue, 2011 |
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06 janvier 2012
JAZZ MAGAZINE JAZZMAN ❘ MUZIQ

Cette dernière livraison (janvier 2012) revient sur la disparition de Paul Motian, évoque (photographies à l'appui) l'art visuel d'Eugene Smith, interroge Ibrahim Maalouf et feuillette les pages de Jazz Magazine depuis sa création (avec les publicités de l'époque). Soit une conversation avec Ella Fitzgerald, les souvenirs de Bird par Gene Ramey, des entretiens avec Theloniuous Monk et Stan Getz, un hommage de Stéphane Grappelli à son ami Django, un focus sur le Newport Jazz Festival 1955 signé Leonard Feather, des chroniques de disques d'époque, une géographie parisienne du Jazz vue par Michel Netter. Les archives de Jazz Magazine (volume 1 - 1954-1959) sont ouvertes. On espère la suite !
Mais ce n'est pas tout. Muziq 7 (Supplémag Tangentiel) revient sur sept pages dans ce numéro avec des chroniques sur Robert Palmer, Deep Purple et autres pépites. Dont ma contribution à la découverte du dernier Frank Zappa (91ème artefact officiel dans la discographie de FZ), le Carnegie Hall 4CD, captation des deux concerts des Mothers Of Invention le lundi 11 octobre 1971 à New York.

Jazz Magazine - novembre 1955
09:40 Publié dans MUZIQ | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz magazine, muziq, frank zappa, paul motian, thelonious monk, ella fitzgerald, stan getz, eugene smith, photographie, jazz, rock, new york |
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09 décembre 2011
QUETTON ❘ LE COMMERCE VOILA L'ENNEMI !

"La grande majorité de ce qui est vendu
s'inscrit dans un réseau d'exploitation,
d'humiliation et de souffrance", DKelvin
Les deux dernières livraisons du Quetton, revue underground (sans failles dans le sous-sol), fondée en juin 1967 par J.F. R. Yaset, viennent de paraître. Vous n'imaginez pas trouver cette publication dans les kiosques et vous avez entièrement raison. Voici un fanzine conséquent, bien en phase avec l'intitulé de son féroce et légitime dossier : Le commerce voilà l'ennemi !
Le Quetton se recherche comme un explosif rare. Le Quetton se trouve, il suffit de le commander. Adresse en bas de page.
Cet organe souterrain destiné "au bonheur des scélérats, des esthètes, des lecteurs paranormaux" nous vient d'un temps où le rêve ne se discutait pas puisque l'on ne voulait pas d'une vie soumise à la platitude des jours. En 1967, la jeunesse était exigeante. Elle demandait l'inversion des valeurs. Le faible serait fort ; le pouvoir serait un fantasme de cour de récréation arrosé d'urine ; les marchés financiers seraient inexistants puisque l'argent était un concept à l'opposé de la vraie vie, une connerie destinée à accumuler de l'objet. En 1967, la jeunesse avait compris l'essentiel. On est sur Terre pour se marrer parce que le bout du parcours n'est vraiment pas drôle.
Seulement, une grande partie de cette jeunesse radieuse est devenue vieille à une vitesse plus rapide que la fuite naturelle du temps. Le pouvoir aux barbus. Il fallait être crédible, jouer dans la cour des emmerdeurs, faire fi d'une société d'amis vraiment joyeuse. On était à l'aube de la récupération et du marché mondial. L'argent triomphant nous montre ce qu'il sait faire : mettre à genoux l'espérance ; transformer toute liesse en abdication. Le Kapital a fini par l'emporter (mais dans quel état !) parce qu'il avait prévu que l'humanité, pour se marrer, devrait cracher au bassinet. Cela a marché un certain temps, ça risque de boitiller encore longtemps. Avec l'aide de Dieu (et je ne sors pas ces mots en rafale par hasard), ça peut fonctionner clopin-clopant. Dieu étant la dernière carte des marchands d'illusions.
Tout cela pour dire que Le Quetton n'est pas mou. Il continue sur sa lancée à salves que veux-tu. C'est un redoutable canard qui sait pointer le bazar en berne. Il faut le soutenir. L'air nous manque mais on dirait, cette fois, que le Kapital (en crise, ce qui est sa nature évidemment méphitique) pourrait bien avoir raison de ce fleuron (salué par Jean-François Bizot ; par moi-même, s'il vous plaît, dans les colonnes de Libération avant que je ne me fasse mettre au coin par Daniel Rondeau, aujourd'hui prétendant à l'Acadéfraise ; désigné comme exemple (risque ?) majeur dans la mirifique thèse de Steven Jezo-Vannier intitulée Presse Parallèle, La contre-culture en France dans les années soixante-dix et publiée aux éditions Le Mot et le Reste) de l'Underground Total car ici pas d'arabesques graphiques, pas de tape-aux-quinquets ni de maquette aux ordres du papier glacé. L'essentiel. L'urgent. Paroles et images. Coups de sang mais en noir et blanc.
Avec Julien Blaine (voix debout!), Léon Cobra (qui avec son Tréponème Bleu Pâle ardent incarne le feu inextinguible de l'Underground littéraire), Michel Embareck, Christopher Lear (car Le Quetton est mappemondial), Christian Livache, Bruno Sourdin, Christophe Rouil, Dominique Delaunay,Thierry Tillier (le collagiste radical), Gérard Larnac (ses chroniques sont des machines de guerre !), d'autres encore, hérétiques, rétifs, rebelles, insoumis, insubmersibles, inexpugnables, corrosifs, vivants, drôles, durs, sévères, gouapes et toujours saisissants. On choisira son mot insolent préféré.
Un journal pour les compisseurs d'esbroufe. QUETTON LARTOTAL !
Prix des numéros groupés :
Chômeurs, étudiants, petits salariés, à partir de 12 € (voire 10..., 8..., ou 6 € selon degré d'infortune).
Gros salariés : 26 €
Politiciens, militaires, flics, curés : 3066,23 €
Contactez, achetez Le Quetton
BP 344
50103 Cherbourg Cédex
Quetton est membre de APS/New York City USA/Diffusion sous le manteau
15:29 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le quetton, quetton artotal, presse underground, presse parallèle, j.f. r. yaset, gérard larnac, thierry tillier, bruno sourdin, léon cobra, le tréponème bleu pâle, daniel rondeau, libération, jean-françois bizot, free press, dominique delaunay |
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18 novembre 2011
LA SOEUR DE L'ANGE A L'HOTEL LUTETIA

A l'occasion de la parution aux éditions Hermann du dernier numéro de La Soeur de l'Ange, l'association Les mots parleurs, en partenariat avec le Théâtre de l'Odéon, propose une rencontre à l'Hôtel Lutétia, le samedi 10 décembre, à 18 h.
Deux comédiennes, Valérie Delbore et Carole Bergen, liront des extraits de la revue. Une occasion pour découvrir La Soeur de l'Ange (Jean-Luc Moreau en est le rédacteur en chef) qui vient de faire paraître une nouvelle livraison sur le thème A quoi bon tant de monde ? complétée d'un cahier Benjamin Fondane.
HOTEL LUTETIA, 45 BOULEVARD RASPAIL 75006 PARIS

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09:23 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, jean-luc moreau, hôtel lutetia, paris, benjamin fondane |
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06 octobre 2011
MICHEL DANSEL SE SOUVIENT DE BELLEVILLE

« J’ai toujours eu une tendresse particulière pour la rue du Pressoir, de vineuse réputation. Et chaque fois que j’y passais, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux moines de Saint-Martin-des-Champs qui possédaient là un pressoir. Et quand j’entrais dans un café pour y lever le verre à la santé de Bacchus, j’avais pleinement conscience que, depuis le Moyen-âge, la relève avait été maintenue. Cette rue a été malheureusement massacrée sans raison autre qu’un objectif spéculatif ».
Ces lignes sont de Michel Dansel, fondateur de l’Académie internationale du Rat, l’un des spécialistes du poète morlaisien Tristan Corbière et explorateur nyctalope de Paris et de ses faubourgs. Nous connaissions ses invitations à consentir au Paris incroyable (Editions Hachette, 1987), à arpenter différemment le Cimetière du Père-Lachaise (Au Père-Lachaise, Editions Fayard, 1973 puis 2007), voici que l’homme aux chaussettes rouges (parfois est-il ainsi surnommé) remonte le pavé des rues (celles de Belleville) et les aiguilles du temps (très haut vers 1940).
Il ne surprendra personne que ce défenseur des muridés féconds émette dans cet ouvrage une théorie sur le rat ayant justifié la destruction de la rue du Pressoir et de ses adjacentes. Michel Dansel les a souvent croisés en « son » Belleville sans que leur présence ne justifie à ses yeux qu’on (les promoteurs) saccage (et le verbe est faible) un faubourg rattaché à Paris en 1860 et où se sont attachés Arméniens rescapés du drame génocidaire et Juifs d’Europe centrale : Polonais, Allemands, Hongrois, Tchécoslovaques, Ukrainiens … De cette géographie accueillante, sorte d’île propice au sauvetage, Michel Dansel nous parle le cœur battant. Il rappelle que ce quartier (auquel il lie évidemment Ménilmontant) fut de tout temps dédié à la contestation, y compris l’anarchie. Qu’on ne s’étonne pas qu’il ait été pris pour cible par les chirurgiens normatifs !
Trente ans de souvenirs jalonnent ce livre. C’est assez pour que Belleville revive au temps de ses artisans nombreux, de ses marchandes des quatre-saisons, de ses attelages tirés par des percherons, de ses livreurs de pains de glace, de ses « accordéonistes aux larges bretelles» … « A Belleville, ceux qui étaient prioritairement de mon bief, de ma croisière, de mon rivage, de mon sillage étaient des artisans, des artistes, des saltimbanques, des déracinés, des marginaux positifs ». Le ton est donné. On voit par quel côté Michel Dansel remonte le temps.
Des exhalaisons reviennent, le son mat de très vieux outils, des trilles quelquefois familières. Certaines couleurs sont tout à coup repeintes. Des lettres se forment qui rappellent, au-dessus d’un commerce aujourd’hui disparu, un rendez-vous autour du zinc. Le café Au cadran populaire n’existe plus, emporté avec la rue Vilin par les mâchoires de la salubrité.
Michel Dansel se veut avant tout un piéton nocturne. C’est donc nuitamment qu’il ausculte Belleville sans être jamais tombé dans un piège d’Apaches ou de mauvais garçons. Jamais il ne vit briller une lame de couteau mais tant de pavés reflétant le faisceau pâle des réverbères brillent comme des miroirs. Et l’on voit s’animer rue des Couronnes, rue des Envierges, rue Julien-Lacroix, rue Ramponeau, rue de Belleville, rue des Cascades, sans que leurs façades écaillées ne constituent une menace. Rien n’est susceptible de s’effondrer ici. Tout tient magnifiquement debout dans son palais de mémoire. Et nous sommes empoignés par d’émouvantes réminiscences. Ainsi, dans un chapitre évoquant la Porte des Lilas (car Michel Dansel s’écarte généreusement d’un Belleville que l’on croirait étroit), nous sommes brusquement assaillis d’images en mouvement. C’est le marché aux puces que l’on voit vivre et que l’on avait quelque peu oublié. Je le vois distinctement. Je m’y promène, ma main d’enfant accrochée à celle de mon père. Et ce sont, « à même le bitume », des brimborions qui se mettent à danser, ceux que proposent à la pauvreté de nos bourses, « marchands de rien », biffins, chiffe-tire vendant « une vieille paire de chaussures éculées, un livre maculé et tout écorné, une ventouse avec encore un morceau de coton à l’intérieur, une assiette ébréchée, un corset élimé (…) yeux de poupée, réveille-matin veufs de leurs aiguilles, insignes oxydés aux couleurs ternies qui dataient de la guerre 14-18, vieux jouets qui avaient dû faire les délices de plusieurs générations de marmots ». Les souvenirs de Michel Dansel se composent d’étranges pépites. Pour nous, flâneurs à rebours, dans le paysage de l’enfance, elles s’assemblent comme un trésor. Nul doute que ce livre, aussi capital que les récits de Clément Lépidis ou un album d’Henri Guérard, constitue une fête, un réconfort et pour tout Bellevillois un événement majeur. Michel Dansel, grand écrivain, est l’ami qu’il convient de saluer. Guy Darol
BELLEVILLE
HISTOIRES ET SOUVENIRS
1940-1970
Michel Dansel
Bernard Giovanangeli Editeur
160 pages, 17 €
11:15 Publié dans RUE DU PRESSOIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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27 septembre 2011
SYLVAIN COURTOUX ❘ STILL NOX

Le plus grand livre de cette ventrée hexagonale où domine désormais l'esthétique monochrome, celui de la rédaction sans ratures, désaventurée au possible, pourvu que le lecteur n'éprouve jamais la moindre secousse, le moindre choc - qu'il soit convié comme sur un transat à se laisser aller à la seule détente.
Autobiographie diffractée d'une sévère addiction, Still Nox est le livre d'un poète expérimental qui narre sa vie "parmi les morts" façon puzzle. Qu'on n'espère pas une narration à flux tendu, l'exposé d'un assujettissement au nox (médicament soumis à prescription médicale) sur le mode témoignage. Sylvain Courtoux est écrivain à cent pour cent, immergé dans la tradition du risque, celui dont résultent Antonin Artaud, Jacques Prevel, Francis Giauque, Stanislas Rodanski. Liste abrégée mais qui désigne tout engagement dans la pratique non séparée du maniement des mots. Nulle pose, nul effet, pas de vibration forcée de langue, aucune tension visant à l'adhésion compassionnelle. Nous sommes en littérature, ce pays où persistent des Robinsons se faisant île contre le commerce des vents et marées. Une écriture, c'est-à-dire plusieurs langues. Un style, c'est-à-dire mille. Un talent, oui si l'on glisse dans ce tiroir les noms de Pierre Guyotat (Ashby, Tombeau pour cinq cent mille soldats, Eden, Eden, Eden) et de William S. Burroughs (Le Festin nu, principalement) et si l'on consent à l'idée qu'écrire c'est brûler et se nuire. Nous sommes là, on le voit, dans une catégorie qui n'appartient guère à l'époque où Littérature (vocable de moins en moins revendiqué) renvoie à roman, lequel roman s'est tellement assagi qu'on peut le tenir à la fois sans danger et sans vitamines - au sens où Henry Miller fut de l'hypervitaminose.
Récit inventant sans cesse sa forme (tantôt explosante-fixe tantôt documentaire pharmaceutique) pour dire une vie en zig zag menée contre les forces structurelles (corrélativement sociétales) dans un monde apeuré (pour ne pas dire politiquement correct) où l'expression d'un jaillissement est devenue un combat. Ce combat, Sylvain Coutoux le mène depuis 2008 (si l'on considère Nihil. Inc, Al Dante, 2008, comme une première insurrection), à l'encontre des formatages imposés par l'industrie du Livre. Libre de ses chemins qui se souviennent de Henri Michaux, Marcelin Pleynet (l'inouï Stanze, Seuil, 1973), Danielle Collobert, cet écrivain né en 1976 inscrit son nom dans le pavage des soleils noirs où brillent (et ne seront jamais ternis) Hölderlin, Gérard de Nerval, Xavier Forneret, Jean-Pierre Duprey, ces astres qui nous rappellent que le geste d'écrire est une chasse aux abîmes. Guy Darol
STILL NOX
SYLVAIN COURTOUX
AL DANTE, 298 p., 17 €
Septembre 2011
13:47 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sylvain courtoux, antonin artaud, jacques prevel, francis giauque, stanislas rodanski, william burroughs, pierre guyotat, marcelin pleynet, henri michaux, danielle collobert, jean-pierre duprey, gérard de nerval, still nox |
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29 août 2011
TANGO 3 ❘ EN LIBRAIRIE LE 24 SEPTEMBRE

Bientôt en librairie le nouveau Tango de Jean Louis Ducourneau aura pour titre Traversées de Buenos Aires/De quelques voyages et voyageurs excentriques.
Cette publication dédiée aux flâneurs mappemondiaux n'oublie pas André Hardellet (qui aurait eu cent ans en 2011) et je ne suis pas peu fier de lui rendre hommage.
Voici le sommaire d'une revue que le temps embellit :
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Tango n°3 est illustré par Ricardo Mosner, le maître illustrateur deTango, Honoré, Jacques de Loustal, Patrice Killoffer, Alterio, Albert Bali, Eugenio Rámirez et Lucio ; et photographié par Guy le Querrec, Marcos López, Daniel Mordzinski, Victor Kesselman, Pepe Fernandez et Marc Joigneau.
:: « Tango Panique », photo de Victor Kesselman « Un sang d'encre », par Jean-Luc Thomas « Les trois voyages », par Jorgelina Nuñez « Sous la protection des jours », par Enrique Vila-Matas « L'invention de Silvina Ocampo », par Enrique Vila-Matas « Romerito », par Ernesto Mallo « ¿ Con qué se come ? », par Oscar Caballero « Le Caballero de poche », par Oscar Caballero
:: « Borges-fuego » « Miniatura borgeana », par José Luis Costanzo « La traduction selon Borges », par André Gabastou « Galaxie Borges », par Eduardo Berti :: « Vertige horizontal »
« André Hardellet, un chasseur dans la ville », par Guy Darol « Les Grands Boulevards », par Patrice Delbourg « La Femme de Tanger », par Marc Villard « Barney Wilen, cavalier fou », par Philippe Méziat « Poèmes de métro, Medellin », par Jacques Jouet, Rubén Darío Lotero Contreras et Armando Ibarra « L'Invitée de Trần Hưng Đạo », par Louis Delombre « Voyages a minima », par Jean-Bernard Pouy « La Route enchantée », par Odile Conseil « Pierre Lewden », par Jean Louis Ducournau
« Nom d'une coque, une île ! », par Ejvind Sandelin « L'improbabilité d'une île », par Alain Delmotte |
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VOIR LE SITE DE LA REVUE TANGO
☟
Lire le message de Jean Louis Ducourneau :
"Chers Amis,
Le numéro 3 de Tango sortira le 24 septembre, dans moins d'un mois maintenant. Je dirai, coûte que coûte, puisque le CNL*, au dernier moment, a considéré que sa vocation n'était pas d'aider les revues éphémères ! Et pour eux, les 4 numéros de Tango, c'est de l'éphémère !
Nous faisons naturellement un recours, mais les conséquences financières de cette position sont fâcheuses : il nous faut dans l'urgence trouver d'autres financements.
C'est la raison pour laquelle nous comptons sur le soutien de nos lecteurs les plus fidèles pour assurer une sortie qui ne nous laisse pas exsangue.
Nous engageons donc une campagne de souscriptions.
Je vous propose trois formules de souscription (ou d'achats anticipés, si vous préférez) , à des tarifs très préférentiels.
- formule 1 : 5 exemplaires de Tango 3 (mais vous pouvez panacher ces 5 exemplaires entre les 4 numéros de tango) : ex 1 T1, 1 T2, 2 T3, 1 T4 (à sa sortie, en mai prochain), au tarif de 13€ l'unité au lieu de 19,50€, soit 65€
- formule 2 : 10 exemplaires de Tango 3 (ou panachage), au tarif de 12€ l'unité, soit 120€
- Formule 3 : souscription de soutien à 500€. Un kit de 20 ex de Tango (à répartir comme vous le souhaitez), et, un fac-similé à tirage très limité des 4 premiers numéros de Tango parus entre 1983 et 1985 (parution septembre 2012).
Il vous suffit de nous adresser le bon de commande ci-joint, accompagné du règlement par chèque bancaire du montant correspondant à chaque formule :
TANGO BAR EDITIONS, 26, rue Eugène Sue, 75018
Nous comptons sur vous.
Amicalement
Jean Louis DUCOURNAU"
* Centre National du Livre
14:38 Publié dans ANDRE HARDELLET | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : revue tango, andré hardellet, guy darol, borges, patrice delbourg, marc villard, jean louis ducourneau, buenos aires, jean-bernard pouy, enrique vila-matas, septembre 2011, littérature |
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08 juillet 2011
PSYCHOGEOGRAPHIE ❘ POETIQUE DE L'EXPLORATION URBAINE

La dérive ainsi que la psychogéographie (deux mots reflets) sont assurément issus du calame de Guy Debord, à partir de 1955 et des Lèvres Nues ♯ 6. Rappelons que la théorie de la dérive fut publiée dans la revue de Marcel Mariën et Paul Nougé avant que de s'affirmer comme modus vivendi dans Internationale Situationniste.
Un volume placé sous le signe de Mervin Coverley et édité par Les Moutons Electriques déplie le champ de la psychogéographie de sorte que cette notion devenant le terrain vague de l'aventure est désormais originée dans un passé antérieur aux années 1950.
Ce livre illustré à plaisir propose une frise chronologique qui fait pointer la notion du côté de William Blake et de Thomas de Quincey, de Charles Baudelaire et de Walter Benjamin. La marche sans but en zone urbaine, là où la grâce ne lance presque jamais d'appels, se découvre des guides qui se nomment Arthur Machen, Jacques Yonnet, Robert Giraud ou André Hardellet. La psychogéographie dévoile ses initiateurs munis de leurs propres passions, également de théories disons légères (ce qui n'est pas péjoratif ; un dériveur digne de ce nom refuse le fardeau des mots et des choses). Il va.
C'est donc un formidable monument à la dérive que ce livre qui mène à Londres (dans les pas de Robert Louis Stevenson et de Iain Sinclair (lequel tient William Blake pour "le parrain de la psychogéographie"), et bien sûr à Paris en suivant, par exemple, Joris-Karl Huysmans, André Breton ou Louis Aragon.
Les angles s'ouvrent. La psychogéographie s'enrichit d'une foule de contributeurs qui avancent seuls, jamais en foule. Il est bien sûr question de Villon, de Fargue, de Mercier, de Mac Orlan, de Carco et de Jean-Paul Clébert qui explora la ville désargentée. Car l'or du dériveur est immatériel comme le temps qui s'enfuit, comme la rencontre qui ne dure pas, sauf à s'officialiser dans l'ennui.
Je m'y trouve évoquant la rue du Pressoir (Paris, vingtième arrondissement), ses adjacentes et l'humanité d'un temps où l'instant est une conquête. Et l'on y trouve des chemins indiqués par André-François Ruaud (le concepteur de l'ouvrage), Olivier Bailly, Julien Bétan, David Calvo, Raphaël Colson, Damien Dion, Sara Doke, Patrick Marcel, Isabelle Ballester, Daylon, Patrick Imbert, Jean Ruaud.
PSYCHO-GEOGRAPHIE !
POETIQUE DE L'EXPLORATION URBAINE
Merlin Coverley/
LES MOUTONS ELECTRIQUES, EDITEUR
Bibliothèque des Miroirs
194 p., 21 €
14:10 Publié dans DISSIDENCE UNIVERSELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : psychogéographie, dérive, guy darol, olivier bailly, andré hardellet, jacques yonnet, robert giraud, jean-paul clébert, guy debord, internationale situationniste |
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26 mai 2011
GUY BRETON ❘ LES NUITS SECRETES DE PARIS

Guy Breton
Bien avant le New Age des Enfants du Verseau, longtemps après les Barbélognostiques, les Omphalopsiques ou adorateurs du nombril faisaient sensation à Paris, au temps que l’Esprit s’élevait au moyen d’un Grand Huit. C’était en 1963. Guy Breton, compagnon de farces de Francis Blanche, assidu aux réunions de l’Akademia Dunkan présidées par Raymond Duncan, frère d’Isadora, explorait la Ville Lumière sur les trottoirs de l’occulte. Au gré du bouche à oreilles, ce journaliste de Noir et Blanc, l’exact rival de Paris Match, filait les plus étranges attroupements. Il en fit un livre aujourd’hui réédité dans lequel s’expriment des croyances aujourd’hui disparues. Il est peu probable, en effet, que s’assemblent de nos jours, dans une arrière-salle de café, des adorateurs de l’oignon ou de l’œuf, les Rayonnants, les Témoins d’Artémis, les Croisés de Meiningen. À vérifier cependant. Dans son ouvrage sérieux mais où l’humour n’est jamais blême, Guy Breton (1919–2008), auteur des Histoires d’amour de l’histoire de France en dix volumes, joue à l’invité surprise, compose un personnage de ravi de la crèche, interroge les fondements de théories vouées à sauver le monde en recourant à la tendresse ou à la démolition des idoles. Les Néo-Médiévaux lui apprennent comment on devient fée, les Éthérés enseignent la fuite vers une autre planète en cas de catastrophe cosmique. Les rites décrits par Guy Breton sont bien moins sophistiqués que ceux de la Dianétique. On se dit que la Scientologie est une secte qui a réussi. Surtout on rit. Parfois on s’attendrit. Quelquefois on se sent concerné par quelques regroupements comme ceux du Club des Égaux qui prêche la fin du travail avec pour emblème le tambour et la pâquerette. On voudrait même retrouver, avenue de Ségur, l’adresse des Apets du Contremi, ces émules de Péon-Faul Largue (pardon, Léon-Paul Fargue) et de Rabelais, qui professent l’art de vivre dans un monde où tout devient merveilleux dès lors que l’on déjeune au carrefon de l’Odéour avant que d’aller admirer la Minus de Vélo orné de la Roseur de la Légion d’Honnête. Certes oui, nous ne suspectons pas cette secte d’abrutissement. Ils nous vont comme un gant ces contrepétistes qui désignent Arcel Machard, Ediath Pif et Gaul Puth comme les maîtres du monde. Guy Darol

LES NUITS SECRÈTES DE PARIS, Guy Breton, préface d’Arnaud Gonzague, Éditions Cartouche, 190 p., 17 €
05:13 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guy breton, les nuits secrètes de paris, paris, arnaud gonzague, raymond duncan, occulte |
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24 mai 2011
JEAN-PIERRE BRISSET

Dans sa fouriériste collection L’Écart absolu, Michel Giroud publie une formidable étude de Marc Décimo consacrée à Jean-Pierre Brisset (1837-1919) dont il est l’éminent spécialiste. On lui doit, notamment, l’édition des Œuvres Complètes (Les Presses du réel, 2001) et plusieurs ouvrages sur Marcel Duchamp lequel ne serait pas devenu le Marchand du sel qu’on connaît s’il n’avait lu Brisset. Pourquoi s’intéresser au foutraque auteur du Mystère de Dieu est accompli et des Origines humaines ? Parce qu’ainsi soit dit par Marc Décimo, « Brisset est un prince sans rire », « une méthode d’évasion », « un post-symboliste qui, sans le savoir et par anticipation, ajoute au mot une esthétique cubiste-dynamique et dada », « un inventeur, un grammairien, un prophète, le 7e Ange de l’Apocalypse et le Rénovateur de la pensée biologique », « le sauveur de la langue française », « un pataphysicien inconscient ». Tout est dit ou presque de cet écrivain, élu Prince des penseurs par Jules Romains, et ayant soutenu l’hypothèse d’une nouvelle linguistique (reprise par Jacques Lacan) fondant l’origine de la langue sur le signifiant phonique (allitérations, assonances, calembours). Pour Brisset, en effet, notre grammaire résulte des coassements de la grenouille. La grenouille est le grand ancêtre. De ses coas l’homme descend. On peut en rester coi ! Consanguines du Dictionnaire des onomatopées de Charles Nodier, les reconstructions étymologiques de Brisset font éclater toute la science du langage avec cette conséquence qu’elles n’obtiendront aucun crédit, à l’exception de celui accordé par André Blavier, le compilateur de fous littéraires, et de l’attention qu’André Breton portera à l’inouïe doctrine dans son Anthologie de l’humour noir. Marc Décimo nous rappelle que Jean-Pierre Brisset est à lire dans le voisinage d’Alfred Jarry et de Raymond Roussel. Il nous invite à le mieux découvrir dans une monographie qui convoque Kurt Schwitters et Michel Foucault, Maurice Saillet et James Joyce, Victor Fournié et Marcel Réja. Savant et savoureux, ce livre apporte la preuve que littérature est mère de l’invention. Guy Darol
L’ESPRIT DE LA MODERNITÉ RÉVÉLÉ PAR QUELQUES TRAITS PATAPHYSIQUES – OU LE BRISSET FACILE, Marc Décimo, Éditions Les Presses du réel, 175 p., 9 €

Jean-Pierre Brisset
15:51 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-pierre brisset, marc décimo, les presses du réel, presses du réel, littérature, pensée, pataphysique, alfred jarry, raymond roussel, kurt schwitters, humour noir |
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12 avril 2011
MUZIQ REVIENT DANS JAZZ MAGAZINE/JAZZMAN

Grande nouvelle pour les lecteurs de Muziq, le journal revient sous la forme d'un supplémag détachable. C'est dans Jazz Magazine/Jazzman. Une formule trimestrielle mais qui pourrait bien changer de rythme, à la condition j'imagine que les amateurs se précipitent dans les kiosques.
Pour en savoir plus sur cette renaissance orchestrée par Frédéric Goaty
☛ CONSULTER JAZZ MAGAZINE/JAZZMAN/MUZIQ
ET VOICI COMMENT NOUS ANNONCIONS LA DISPARITION DE MUZIQ EN JUIN 2009 :

L'aventure Muziq initiée en novembre 2004 par Frédéric Goaty s'achève avec ce dernier numéro vendu dans les kiosques depuis quelques jours.
La disparition de ce magazine est une tristesse pour celles et ceux qui y furent associés (rédacteurs, photographes, artistes, lecteurs fidèles) mais cette tristesse est à redoubler d'un signe, le très mauvais signe qu'aujourd'hui la Presse musicale se meurt dans un contexte de crise globale où la promotion du disque (agonisant) semble pouvoir se passer désormais de l'imprimé.
Sur cette disparition regrettable, une première analyse est à consulter sur IRMA, le site du Centre d'Information et de ressources pour les musiques actuelles.
Afin que la fin de Muziq ne soit pas une fin du monde, le magazine invite ses lecteurs à une ribouldingue sous le signe du funk, de la soul et du jazz. Aux platines, l'indispensable porte-voix Frédéric Goaty mais aussi Mehdi 9.3 et Peter Cato.
Cela au Comedy Club, le vendredi 26 juin de 23h à 2h.
L'entrée est gratuite mais la réservation obligatoire. Places limitées. Contacter emiliequentin@muziq.fr
Surtout lisez la dernière livraison de Muziq, plus solaire que jamais. Et n'oubliez pas que d'anciens numéros sont toujours disponibles sur l'immarcescible site de Muziq.
Ou encore à la Librairie Parallèles, 47 rue Saint-Honoré 75001 Paris.
Enfin, soyez certains que l'esprit Muziq est inextinguible, absolument inextinguible. Si le magazine, dans la forme que vous lui connaissez, est aujourd'hui compromis, Frédéric Goaty travaille à sa sublimation et envisage, avec la pugnacité qui le caractérise, la sortie de numéros hors-série siglés... MUZIQ
05:01 Publié dans MUZIQ | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : muziq, jazz magazine, jazzman, trio joubran, raphael saadiq, frédéric goaty, fred pallem, soundtrax, pierre richard |
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11 avril 2011
UN HOMMAGE A FRANK ZAPPA ❘ C'ETAIT LE 8 AVRIL 2001 A LA CITROUILLE

Mais qui est ce garçon qui ne porte pas en porte-voix un Grand Wazoo ?
C'était à La Citrouille (Saint-Brieuc), une sorte de Barking Pumpkin couleur rouille érigée dans les Côtes d'Armor contre les Mediocrates. Les connaisseurs de The Grand Wazoo comprendront, tout de même que le public nombreux venu en force écouter ma conférence sur Frank Zappa ou la Révolution permanente et assister au concert de Zoot Allures, l'énorme formation emmenée par Jean-Mathias Petri (flûtiste, compositeur et arrangeur) pour faire entendre la Zappa's Munchkin Music.
A l'évidence, les quelques centaines (en vérité, une innombrable audience) de personnes venues assister à cet événement non-pareil en sont reparties en songeant avec le sourire à cette phrase prononcée naguère par Frank Zappa : ""I'm probably more famous for sitting on the toilet than for anything else that I do".
On y a passé du bon temps tout en découvrant que Zappa n'était pas qu'un homme assis sur une lunette de chiottes. Guy Darol
Quelques images.





17:25 Publié dans FRANK ZAPPA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frank zappa, zoot allures, guy darol, jean-mathias petri, saint-brieuc, la citrouille, vendredi 8 avril 2001, concert, musique, musique contemporaine, jazz, rock, conférence frank zappa |
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05 avril 2011
HOMMAGE A ANDRE HARDELLET NE LE 13 FEVRIER 1911 ❘ THEATRE MOUFFETARD

Soirée du centenaire André Hardellet (1911 – 2011)
Invité d’honneur : Monsieur Guy Béart
Et en présence d’artistes invités :
Simone Langlois (chanteuse), Denis Lavant (comédien), Frédéric Longbois (comédien et chanteur), Francine Deroudille (Fille de Robert Doisneau- excusée), Michel Champetier (réalisateur)…
compositeur interprète, qui articula en musique la soirée en interprétant à la guitare quelques-unes de ses compositions de circonstance (Les trois baudets* – Le petit balcon* – L’été – Citadine – Valse en si – À fleur de peau – *co-écrites par Michel Praeger)
Articulée selon deux axes (chronologique et thématique, nda), la soirée fut riche et passionnante.
Michel Praeger et Sébastien Fontaine, auteurs à l’initiative de l’événement, ont évoqué en tandem , en ce jour du centenaire de sa naissance, la vie de l’écrivain, son parcours, depuis sa naissance à Vincennes, au 105 de la rue de Fontenay (à quelques mètres de l’actuel « Cœur de Ville », nda) jusqu’à Pantin où il repose en paix depuis ce 24 juillet 1974, en passant par le quartier de la rue Beaubourg à Paris, où il vécut une majeure partie de sa vie, ce Paris qu’il aima tant, tout comme Vincennes, deux lieux indissociables de son œuvre et de sa vie.
Une large attention fut accordée aux différents ouvrages qu’il écrivit – tous disponibles en librairie – (publiés aux Éditions Gallimard, chez L’Arpenteur), mais aussi aux ouvrages qui lui furent consacrés, et respectivement signés Guy Darol, Françoise Lefevre, Françoise Demougin, le temps d’une thèse, d’un travail collectif ou simplement d’une biographie plus classique.
les nombreux artistes présents ont évoqué eux aussi l’artiste et l’homme Hardellet, leur rencontre, leur collaboration, leur amitié souvent.
Évocation de ses proches, de ses amis illustres (ou pas) qui ont influencé largement son œuvre : Pierre Mac Orlan, qui lui mit le pied à l’étrier, André Breton, véritable porte-parole de son œuvre dès la publication du premier roman, Régine Deforges, qui fut non sans risques l’éditrice de son fameux roman Lourdes, lentes (1969) et qui fit couler tant d’encre, René Fallet, auteur notamment de la pétition pour la défense de l’artiste à l’occasion du procès qui suivit, Julien Gracq, Georges Brassens, qui furent dès lors d’ardents défenseurs, mais aussi Jacques Prévert, Robert Doisneau, le photographe-magicien qui réalisa les plus beaux portraits de l’artiste, et de ses interprètes ; Serge Gainsbourg, Patachou, Cora Vaucaire, Marc Ogeret, Renée Lebas, Germaine Montero, Dalida, Mistigri, Gérard Pierron…
La soirée fut ponctuée de quelques-unes des chansons écrites par l’artiste (environ 15 au total), et mises en musique pour la plupart par Guy Béart (Bal chez Temporel, J’ai retrouvé le pont du Nord, Paris au mois d’août, Allô tu m’entends, Petit bal des souvenirs, Tout comme avant), mais aussi par Christiane Verger (Au Pont de Charenton, À Suresnes) ou encore Gaby Verlor (Paris sur Seine…), dans leur version d’origine, rendant ainsi présentes par le truchement de la technologie Mesdemoiselles Patachou, Cora Vaucaire, Mistigri, ne pouvant hélas être présentes ce soir-là, mais aussi Guy Béart lui-même, et enfin Germaine Montero ou encore Dalida, ayant rejoint l’éternité depuis.
Simone Langlois, la plus jeune des interprètes d’Hardellet de l’époque, chanta en direct le fameux Bal chez Temporel, accompagnée par son pianiste de prédilection (et mari) Georges Cros. Elle offrit ensuite au public une chanson de circonstance, créée par son ami Brel celle-là : Quand on n’a que l’amour.
Guy Béart, invité d’honneur de la soirée, ne fut pas avare en témoignages et anecdotes sur son parcours et notamment autour de son ami Hardellet, rencontré en 1955 au cabaret de la Colombe, par l’intermédiaire de Brassens et René Fallet amis communs des deux hommes. Il confia aux organisateurs quelques documents privés (textes, photos, chansons rares …) pour le plus grand plaisir du public présent ce soir-là, attentif comme jamais, durant plus de deux heures trente que dura la soirée.
Frédéric Longbois, comédien et chanteur-auteur (habitué vedette des créations de Jérôme Savary notamment) s’appropria avec magie un texte rare d’un genre inhabituel pour Hardellet, aux relents absurdes (que n’aurait pas renié un Becket ou un Ionesco), et judicieusement choisi pour l’occasion : La conférence.
Enfin, le merveilleux Denis Lavant (inoubliable interprète - entres autres - des films de Léos Carax) offrit à l’assemblée une version personnelle et forcément géniale de textes plus connus d’Hardellet, extraits de recueils (Les chasseurs, La Cité Montgol) ou encore des romans (Le seuil du jardin, Le parc des archers, Lourdes, lentes)…
Une soirée un peu hors du temps, fidèle à l’image du poète disparu et célébré ce soir-là, presque comme une renaissance.
Remerciements :
Aux artistes et aux personnalités pour leur disponibilité et leur gracieuse présence : Madame Régine Deforges, Monsieur Guy Béart, Melle Simone Langlois, Fred Loméro, Denis Lavant, Frédéric Longbois…
Aux éditions Gallimard – Yvon Girard – Pascale Richard et Anne-Lucie Bonniel, Philippe Demanet.
Un grand merci à Monsieur Christian Giudicelli, Prix Caze 2011 (Le square de la couronne) pour sa précieuse collaboration.
Aux différents éditeurs des œuvres de et consacrées à André Hardellet : Ed. L’Harmattan, Le Castor Astral, Au Signe de la licorne
À l’équipe du Théâtre Mouffetard qui nous a très gentiment ouvert ses portes : Pierre Santini (directeur), Mylène Le Flanchec, Séverine Bouisset, Pascal Moulin, aux techniciens.
Merci à Éric Durand, Jacqueline Danno, Brigitte Sauvane, Yvon Chateigner, Caroline Clerc, et Mistigri,
Merci à Francine Deroudille de l’Atelier Robert Doisneau (Montrouge), Chantale Vers, Agathe Fallet, Sim Marty, Pierre Wiazemsky (Wiaz),
Merci à la ville de Vincennes, Brigitte Maury et Agnès Denis, à Monsieur Michel Pourny (photos),
La librairie Millepages (Vincennes), à Jackie Morelle (Asso. Histoire du Iième) et à Patrick Brévi.
Les circonstances de la vie mêlées au hasard des rencontres ont fait du poète André Laude (1936 – 1995) une sorte de mentor pour moi, mentor dont, soit dit en passant, l’œuvre poétique vient d’être publiée aux Éditions de la Différence. C’est bien grâce à cet André là que j’ai rencontré toutes les œuvres de l’autre André, son ami de jeunesse… André Hardellet.
C’était il y a quelques années. Le jour où je suis entré dans un bistrot du marais, « Le parc des Archers » à la main, Laude n’en revint pas et, petit à petit, par jeu et sympathie, ce dernier m’initia à l’écriture d’Hardellet qu’il connaissait à la perfection. André Laude et moi prirent des « heures de connaissance » de ce bijoutier qui passa une bonne partie de sa vie rue Beaubourg, dans la boutique familiale. André Laude ne m’a dès lors jamais plus quitté, et la fulgurante conquête d’André Hardellet à travers ses textes, ses romans, ses chansons (merci Monsieur Béart) m’a emprisonné. Je vis avec lui comme j’ai vécu avec Laude. Est-ce ainsi qu’apparaît cette patte littéraire dont la marque est indélébile ?
Je vis avec André Hardellet comme j’ai vécu avec André Laude, une sorte d’éternelle complicité. Je ne parlerai pas de la manière de faire d’Hardellet… il m’a pris de l’aimer et d’aimer son écriture, son univers… simplement.
Lorsque mon amie Mistigri m’a parlé il y a quelques semaines des projets rêvés tout haut par Michel Praeger autour de l’œuvre d’André Hardellet, je dois bien avouer que je ne connaissais que peu de choses sur les deux hommes, à quelques détails près.
Auteur-adaptateur moi-même, animateur de rencontres, je contactai alors Michel Praeger, qui cherchait un compagnon de création pour mener à bien – au mieux – les projets liés à la célébration de l’auteur du magnifique « Seuil du jardin », à l’occasion du centenaire de sa naissance. N’aimant pas faire les choses à moitié, je me mis en quête de connaissance à mon tour de l’œuvre de cet homme qui m’apparut d’emblée sympathique, disparu – ironie du sort – avant même que je ne vienne au monde. Je me procurai ses chansons, ses romans, ses recueils de poèmes, contactai ses proches, les artistes cités plus haut et l’ayant bien connu, sa maison d’édition, recevant à chaque fois un accueil des plus enthousiastes. Un inconditionnel (de plus) est né. C’est cet enthousiasme que j’espère vous communiquer lors de ces rencontres « du centenaire » que je souhaite la plus chaleureuse et à la fois simple et festive, à l’image de celui que nous célébrons.
Sète a eu Brassens, Narbonne Trénet, Pézenas Boby Lapointe, Bruxelles Brel, et Avignon Mireille Mathieu.
Marseille a eu Vincent Scotto, Le pays Basque Luis Mariano… Vincennes et le quartier de Beaubourg auront eu Hardellet.
Que le plus bel hommage lui soit légitimement rendu à l’occasion de ses cent bougies.
Bienvenue donc chez Temporel, où le temps n’a – paradoxe patronymique - pas de prise sur celles et ceux qui en sont les adeptes. Bienvenue chez André Hardellet !
Sébastien Fontaine.
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Auteur / Adaptateur / Biographe & Mémorialiste
Conseiller artistique & Programmation / Supervision musicale
Spécialiste biographique & Conférencier Chanson & chanteurs francophones / Théâtre & Film Musical / Cinéma francophone / Musique de Film.
Collège Auteurs - Fédération Nationale des Musicals
c/o Musicalement Vôtre
48 rue Borrégo
75020 Paris - France
Tél/Fax : 00 33 (0)1 43 61 91 68
Mobile : 00 33 (0)6 87 72 91 67
À voir / To see :
http://www.imdb.com/name/nm3661324/
www.festival-valenciennes.com <http://www.festival-valenciennes.com>
http://www.federation-des-musicals.com/ <http://www.federationdesmusicals.org>
http://rencontrespromusicals.com
www.jean-christophe-bouvet.com <http://www.jean-christophe-bouvet.com>

Sébastien Fontaine et Michel Praeger

Simone Langlois chante Bal chez Temporel

Plateau Théâtre Mouffetard

Interview de Simone Langlois

Guy Béart

Denis Lavant récite un extrait de Lourdes, lentes ...

Simone Langlois et Georges Cros au piano
15:28 Publié dans ANDRE HARDELLET | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : andré hardellet, guy darol, 13 février 1911, paris, vincennes, michel praeger, sébastien fontaine, denis lavant, théâtre mouffetard, retour chez temporel, 13 février 2011, poésie, littérature |
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02 avril 2011
WANTED FRANK ZAPPA ❙ LA CITROUILLE ❙ VENDREDI 8 AVRIL 2011

Zoot Allures, inspiré par le titre du fameux morceau de Frank Zappa est un orchestre constitué à partir dʼun projet pédagogique élaboré par le Conservatoire de Musique, de Danse et dʼArt Dramatique de St Brieuc en partenariat avec La Citrouille, scène de Musiques Actuelles de St Brieuc. Cette réalisation se situe dans le cadre dʼune semaine culturelle organisée en Avril 2011, par La Citrouille en hommage à Frank Zappa, une des grandes figures du 20e siècle et dont lʼoeuvre pourrait accepter facilement la définition souvent controversée de “musique actuelle”. Au programme : un concert Mercredi 6 Avril du chanteur-humoriste Katerine avec le groupe de jazz Francis et ses Peintres - Une conférence - expo Vendredi 8 Avril, par Guy Darol, écrivain, journaliste et auteur dʼune série dʼouvrages sur Frank Zappa suivi dʼun concert de Zoot Allures, ce même jour.
Zoot Allures, cʼest :
14 musicien(ne)s et 2 comédien(e)s qui interprètent 7 pièces de Frank Zappa,
instrumentées, chantées et “dites”.
Hugo Pottin BatterieJérôme Menguy Vibraphone - Percussions
Jérémie Peltier Basse
Guillaume Lancou Piano électrique
Galaad Moutoz Synthétiseur
Julie Mercier Chant - Guitare
Pierrick Prat Chant - Guitare
Agathe Michel Violon
Mathilde Chevrel Violoncelle
Jean-Christophe Rivoal Trompette
Jonathan Balmefrezol Saxophone Soprano
Charlotte Saverna Saxophone Alto
Julien Sudre Saxophone Ténor
Maël Morel Saxophone Baryton - Comédien
Sylvie Magnonaud Chant
Marie Hélène Hervé-Rouxel Comédienne
Transcriptions, arrangements et direction : Jean-Mathias Petri - département Jazz et Musiques Actuelles du CRD de St Brieuc
Coaching et interprétation voix :
Gillian OʼDonovan - La Citrouille
Textes, traduction et adaptations :
Marie Hélène Hervé Rouxel
Régie Technique : Benjamin Bouet - La Citrouille
Communication - coordination : Matthieu Boudeville - La Citrouille
Avec le soutien des enseignants des département jazz, percussions et théâtre du CRD
des ateliers chant, guitare, basse et claviers de La Citrouille et avec le renfort de
musiciens amateurs de Tempo Jazz - Lannion
Zoot Allures, cʼest aussi :
Un orchestre convivial où se rencontrent des musicien(ne)s de niveaux,de générations, de disciplines et dʼécoles différentes : pratique amateur “loisir”, cursus en conservatoire, formation pré-professionnelle; pour rendre hommage au génial Frank Zappa.
JM Petri - 28 Mars 2011

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⚡ 18h30, conférence de Guy Darol : "Frank Zappa ou la révolution permanente / Sources et océan de musique". ⚡ 19h45, vernissage de l'exposition "Zappa/Les pochettes d'album" ⚡ 20h30, concert "Zoot Allures". Suite à un travail de longue haleine et de nombreuses répétitions depuis septembre, les élèves de La Citrouille et de La Villa Carmélie se retrouvent sur la scène de La Citrouille sous le nom de Zoot Allures, emprunté à l'un des albums de Frank Zappa, pour vous proposer un spectacle haut en couleurs et en musique à l'image du compositeur à la moustache emblématique. |
CONSULTER LE SITE DE LA CITROUILLE
10:02 Publié dans FRANK ZAPPA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frank zappa, guy darol, jean-matthias petri, saint-brieuc, vendredi 8 avril 2011, conférence frank zappa |
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29 mars 2011
FRANK ZAPPA A LA CITROUILLE ❙ SAINT-BRIEUC VENDREDI 8 AVRIL 2011


Mais oui, amis de la continuité conceptuelle, un rebondissement sur le trampoline Frank Zappa aura lieu le vendredi 8 avril 2011, dès 18h30. Conférence, concert, exposition. Ce sera à Saint-Brieuc à La Citrouille, nouvelle et audacieuse scène costarmoricaine. Certes, il faut être breton ... ou voyageur. Pléonasme, n'est-ce pas ? A très tout de suite, Guy Darol
LA CITROUILLE, LE SITE, L'ADRESSE
16:03 Publié dans MUSIC SOUNDS BETTER WITH YOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frank zappa, guy darol, conférence frank zappa, saint-brieuc, côtes d'armor, bretagne, musqiue, jazz, rock |
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23 mars 2011
FRED PALLEM ❙ SOUNDTRAX ❙ AU COMMENCEMENT ETAIT L'EMOTION

Soundtrax de Fred Pallem est une collection de vignettes sonores sentimentales. Vignettes qui renvoient au cinéma des amourettes bleu ciel et des rixes sans risque. Quant au son, il est l'écho de mes émois filmiques. Deux toiles me restent en mémoire et le mot mémoire est faiblard. Les Aventuriers de Robert Enrico et Un Singe en hiver de Henri Verneuil. Deux écrans implantés à vie. Pour mieux vivre ? On voudrait le croire. Deux émotions accompagnées car dans ce genre d'affaire l'accompagnement est premier. Un ami, une amie, un cousin, une cousine, un frère, une soeur. Pour ma part, c'était Le père. Notez la majuscule au déterminant. le père était invariable en divertissement. Chaque dimanche se lisait dans France Soir, le journal à l'odeur de fête. Une odeur puissante de départ. Le père y déchiffrait les chevaux gagnant du PMU et le beau film qu'il fallait voir. En ce temps, celui des années 1960, le film avait pour vocation d'être beau, toujours beau.
C'est un temps où Walt Disney est accessoire. Le père ne se soucie guère de mon imaginaire. Il le confectionne selon son gré. Sans se soucier de la portée des images et de l'onde sonore. Nous allons où ses goûts le mènent.
Soundtrax de Fred Pallem est un film pour les oreilles, principalement une Sonate de Vinteuil pavée de madeleines. On y entend François de Roubaix, Michel Magne, Vladimir Cosma mais ce ne sont pas exactement François de Roubaix, Michel Magne, Vladimir Cosma. C'est autre chose puisé dans l'émotion, dans le souvenir. Comme une anamorphose, une transmutation, du transréel.
Car Soundtrax de Fred Pallem transporte. Mais alors ce disque ne parlerait qu'aux vieux cons ? Je n'ai pas dit qu'il était une translation de François de Roubaix, de Michel Magne, de Vladimir Cosma ; une symétrie sonore des salles que je fréquentais : le Dejazet, le Lux-Bastille, le Saint-Paul. Soundtrax est une évocation. C'est la construction transréelle d'un film à naître, une BO dont les images sont dans la tête, une tête d'enfant. Guy Darol
Fred Pallem LE SITE DE FRED PALLEM & LE SACRE DU TYMPAN A L'ALHAMBRA LE VENDREDI 13 MAI 
15:15 Publié dans MUSIC SOUNDS BETTER WITH YOU | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fred pallem, le sacre du tympan, soundrax, françois de roubaix, michel magne, vladimir cosma, henri verneuil, robert enrico, un singe en hiver, les aventuriers, musique de film, cinéma, cinéma lux-bastille |
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15 février 2011
LA QUEUE ❙ PAUL ACHARD

D'excellents documents furent publiés sur la France occupée. Les références sont nombreuses qui de Henri Amouroux à Henry Rousso documentent les années noires. Mais chaque fois que l'on interroge la littérature, la réponse qui nous est donnée s'accommode de quelques noms : Marcel Aymé, Jean-Louis Bory ou encore Jean Dutourd. Ce sont les plus cités. Sont-ce les plus évidents ? On oublie que Jacques Yonnet témoigna dans Rue des Maléfices (Denoël, 1954) du Paris trouble et ceci dans un style qui laisse le lecteur dans un état d'étrange assuétude. Car voici un bien grand livre et un auteur sur lequel il manque encore aujourd'hui de précieuses données.
Eric Dussert est de ces historiens de la littérature pour qui le nom de Jacques Yonnet voisine avec ceux de Robert Giraud et de Jean-Paul Clébert, ces piétons qui ont su pousser la curiosité au-delà des apparences. Il vient, une fois de plus, de nous offrir une découverte. Paul Achard est un écrivain que l'on associera à tort au petit Marcel de l'Académie Française, l'auteur de Patate, de Machin-Chouette et de Gugusse. On peut en vouloir à ce dernier, né Marcel Augustin Ferréol d'avoir emprunté le nom d'Achard obombrant du même coup par sa gloire l'oeuvre de Paul, né à Alger le 22 mars 1887.
Oeuvre, en effet, composée d'une trentaine de titres (sans compter une conséquence filmographie) placée sous le signe de l'humour mais pas que. Ainsi de La Queue, Ce qui s'y disait, Ce qu'on y pensait, récit édité en 1945 aux Editions de la Belle Fontaine. Un regard serrant de près la réalité de la survie au temps que le "café vrai" valait 1 000 francs le kilo.
Protestations de la queue, rosseries, bassesses sont ici enregistrées comme si Paul Achard avait été muni d'une caméra de poche et d'un micro espion. Le Tout Paris des quêtes interminables en vue de dégoter quelques cubes de rosbif ou un morceau de savon est ici palpable dans ses dialogues et ses soupirs. Le journaliste (Comoedia, Vu, Gringoire) et dramaturge possédait il faut bien dire toutes les qualités requises pour capter l'essentiel et faire qu'une conversation de rue devienne, sous sa plume, un moment de vérité agrafé aux pages de l'Histoire.

LA QUEUE ❘ CE QUI S'Y DISAIT, CE QU'ON Y PENSAIT
PAUL ACHARD
POSTFACE PAR ERIC DUSSERT
EDITIONS MILLE ET UNE NUIT
150 pages, 4,50 €
16:00 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paul achard, éric dussert, jacques yonnet, paris occupé, vieux paris, robert giraud, jean-paul clébert |
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11 février 2011
LE DICTIONNAIRE EUSTACHE ET BIENTOT TOUS SES FILMS

Antoine de Baecque a bien raison de dire que les amateurs de Jean Eustache sont une poignée d'irréductibles. Nous sommes comme des fans hardcore. Nous guettons le moindre signe de revie. On exulte dès lors que paraît un dictionnaire Eustache. Nous sommes impatients dès lors que l'on apprend l'édition d'un coffret de 7 DVD. Quelque chose d'étrange nous agite. Une mélancolie au coeur de la mélancolie ? Nous avons découvert le cinéma de Jean Eustache au cinéma. Nous avons eu la chance de fréquenter les salles qu'il fallait fréquenter : L'Olympic, Le Saint-André-des-Arts. La télévision, au temps où elle aimait le cinéma, répondait à notre curiosité infinie. Jean Eustache accomplissait à sa manière l'oeuvre de saluer l'histoire, pas l'histoire avec une grande hache, l'histoire personnelle. Celle qui a à voir avec le sens de la vie de tout un chacun. Celle qui nous fait aimer Marcel Proust, Gérard de Nerval, André Hardellet, Clément Lépidis, Henri Calet. La liste est longue et chacun d'entre nous saura la compléter à sa manière. Nous sommes eustachiens de corps et de coeur. Vous l'avez deviné, nous aimons la littérature. Nous avons lu Rimbaud, Louis-Ferdinand Céline. Nous avons "lu" Eustache, cet écrivain pour les yeux et l'oreille. Nous aimons les mots. Nous aimons sa langue. Nous avons un corps et un coeur de lecteur-spectateur. La langue, chez Jean Eustache, est d'une précision qui ne supporte pas l'indécision. L'image n'est jamais bavarde. Autant dire qu'avec Eustache nous sommes au cinéma L'Eden. Chacun se souvient de L'Eden. Nous avons tous connu L'Eden.
Un dictionnaire Eustache, c'est risqué. Nous sommes aux aguets depuis si longtemps. Nous avons tout lu, tout grapillé. Rien ne nous échappe à propos d'Eustache. C'est notre ami. On espère chaque jour de ses nouvelles.
Antoine de Baecque et son équipe (un dictionnaire est presque toujours une oeuvre plurielle) nous met en joie. En joie, vraiment. Nous avons lu. Nous avons relu. Vous ricanez, je vois. Nous sommes trop fan, trop à fond les ballons. On boirait n'importe quel jaja. Du tout, chers visiteurs. L'amateur d'Eustache est féroce et ardent. Il peut se fâcher.
Il ne se fâche pas. Il apprend. Il découvre des mises en relation, des connections. Il aurait aimé quand même une filmographie commentée de sorte que ce Dictionnaire aurait été vachement complet. Mais en dépit des pannes techniques, l'amateur d'Eustache est heureux. Voici un livre de chevet. Un livre qui deviendra foutrement utile lorsque en mai prochain (mai 2011), Tamasa distribution rendra disponible l'oeuvre complète. Merci Patrick et Boris Eustache, les fils du plus littéraire de tous les cinéastes mappemondiaux. Je le dis, ce livre le confirme. Bordel ! Guy Darol
LE DICTIONNAIRE EUSTACHE
SOUS LA DIRECTION D'ANTOINE DE BAECQUE
(Avec les contributions de Philippe Azoury, Sonia Buchman, Jean-François Buiré, Marc Cerisuelo, Angie David, Samuel Douhaire, Jean-Luc Douin, Avril Dunoyer, Rémi Fontanel, Marie Anne Guérin, André Habib, Michel Marie, Olivier Pélisson, Natacha Thiéry, Francis Vanoye)
EDITIONS LEO SCHEER
327 pages, 30 €
COMMANDER LE COFFRET JEAN EUSTACHE EN 7 DVD + UN LIVRET DE 64 PAGES

09:00 Publié dans DISSIDENCE UNIVERSELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean eustache, antoine de baecque, la maman et la putain, marcel proust, andré hardellet, gérard de nerval, clément lépidis, henri calet, cinéma, paris, narbonne, le dictionnaire eustache, les films de jean eustache, le cinéma de jean eustache |
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10 février 2011
UN CHAPEAU DANS LA NEIGE ❙ CHRISTIAN DUFOURQUET

Un chapeau dans la neige, quatrième livre de Christian Dufourquet publié chez Maurice Nadeau, débute aux confins des tentatives et "tentations d'exister": "Comme Kafka et comme beaucoup, il savait que les voyages, le sexe et les livres sont des chemins qui ne mènent nulle part, mais qu'on ne peut que parcourir en espérant trouver quelque chose, n'importe quoi, un geste, un visage, une couleur nouvelle dans le ciel" (p.57). Nous sommes pris d'emblée dans un arrière plan d'usure, d'exténuation pour ne pas dire d'extinction, en plein dans la matière crépusculaire, mais un crépuscule sans grandiloquence symphonique, un crépuscule de sonates. Certes donc, sans fracas eschatologique, sans marche funèbre ni chant au mort, mais avec une lucidité de tendresse abyssale qui a cette application limpide de ne plus espérer être entendue, d'ailleurs impossible à entendre sans doute pour qui n'a pas franchi et avalé pour finir comme des baudruches risibles tous les paliers du désenchantement.
Car Christian Dufourquet ne joue pas de cette corde grave de l'écœurement, finalement aussi lassante que ces causes. Il y a dans l'effondrement central, quand il n'entraîne pas au suicide, un défoncement de tout se qui cloisonne, clive et enferme. L'effondrement, en même temps qu'il détruit, fait voler en éclat la charpente vermoulue du monde à souffrir. De là surgit, non ce pêle-mêle caractéristique de je ne sais quel ravissement extatique, mais cette traversée des morts où la frontière de la vie et de la mort est très authentiquement brouillée. L'auteur évoque dès le début du livre la mise en terre de ses parents, et cette station forte de l'égarement le plus douloureux devient le terrain meuble de dérives, de fugues où les sidérations remémorées viennent mordre sur tous les présents, ceux du passé, du présent et de l'avenir, ce "présent perpétuel" dans lequel l'auteur semble avoir souplement accès aux étages de la vie révélée par une banalité impitoyable dont la grandeur, qui n'a plus un ton reconnaissable, semble se regarder dans les yeux des vivants. C'est ainsi que le premier motif sans fond, de ces motifs concentrant un sens assourdissant sans limites discernables, est celui de la pluie sur les tombes, la pluie qui embroche dans la même scène pluvieuse morts et vivants. "Et se croire en vie, ainsi que le pensent tous ceux et celles qui font bloc, un jour ou l'autre, autour d'un cercueil, c'est rêver qu'on se réveille sous un soleil brûlant, alors même que la pluie tombe, qu'elle tombe éternellement sur les arbres, les étangs, les animaux" (p.43).Nous sommes à un point de tétanie visionnaire où chacun, les personnages de cette scène d'enterrement, le lecteur et l'auteur, convergent dans un même submergement, figés à l'unisson de cette pluie sur les stèles qui devient la trame oblique du texte. L'évocation culmine sans effort, la fosse tombale, surmontée au loin par un horizon de collines délavées, décante son signe infiniment interloquant et campe la ductilité d'univers qui caractérise tout le livre. Ce blanc d'os raclé par toutes les saloperies de la vie, tellement raclé, tellement poncé qu'il semble flotter dans le vide, le fixe comme on fixe une vague au loin" (p.60). Car à partir de cette frontière évaporée des morts aux vifs, scandée également par la cigarette et son geste latent de consomption totale, les "passages de lignes" ne se feront plus même sentir, ils deviendront la règle: "et puis flotter, l'instant d'après, à travers des êtres, un paysage, de la bourre d'images qui l'enveloppe, moins réelle qu'une ombre et en même temps plus lourde et terne qu'un morceau de plomb que son coeur martèle" (p.12), lignes imperceptiblement franchies d'une suite de sas imaginaires dont les passeurs auront pour nom: Alejandra Pizarnik, Supervielle, Roberto Bolaño, Robert Walser, Walter Benjamin, Kafka et Rilke, la liste n'est pas exhaustive mais un recensement complet dévoierait de toute façon la qualité de surgissement presque fortuite de ces fantômes, au fil du texte, qui paraissent davantage aller et venir d'un voisinage permanent de l'auteur. Nous sommes loin ici des invocations culturelles mais dans le plus affectueux des compagnonnages où nous assistons à l'extrémité des parcours humains. Ici toutefois, nulle déploration linéaire, mais une sorte d'acmé; une forme d'apothéose à la croisée des excellences déchues dont Christian Dufourquet trouve le sourire d'enterré vif, une forme d'apothéose rentrée des belles âmes à l'unisson délabré des corps littéralement rompus d'avanies illisibles: les mots à la craie de Alejandra Pizarnik tracés/effacés dans un même mouvement au tableau noir comme envoyés dans l'ardoise des morts; la hantise, à travers Robert Walser, d'une marche qui décolle de la rue ou du sentier en pulvérisant le marcheur dans la nuit, (et en écho à la promenade mortelle de l'écrivain suisse retrouvé mort dans la neige, et dont le cadavre au chapeau figure en couverture du livre). Extrémité des parcours dont ce dortoir, à la fin du livre, figure le lieu d'élection, de confluences saturées. Chaque situation pénètre le grand fracas d'un final vraiment final, l'état de non retour d'un homme ayant traversé à la vitesse de la chute tous les strates palliatives et sans cesse dans l'imminence du néant, dans ces interminables prémices. Des scènes, des sas, des médaillons relevant, plus que de la rêverie, de galeries subites cimentées par ce leitmotiv tacite d'une souffrance qui fait surgir les êtres comme pour de lointaines séances de désastres revisités.
Avec l'entrée en scène de Roberto Bolaño, retenu par l'auteur comme le frère nocturne par excellence, tous deux adossés au comptoir d'un "bouge africain", ce ne sont pas des personnages du bout du monde qui prennent corps mais des états du bout de la vie. Non un délabrement obscène, sale et vautré dans sa jubilation perdue, mais un délabrement de peine calmée. "heureusement qu'il reste des tombes, même irréelles, même illusoires, et des chiens, réels ou imaginés, pour les veiller" (p.52). Les figures affleurant dans ce texte ne sont jamais profondément retirées dans la trame à l'image de Roberto Bolaño dans cette scène qui est certainement la clé de voûte de l'ouvrage, la scène la plus expurgée de toute vanité, celle d'un fond de cale de l'expérience humaine, où les personnages atteignent leur pleine consistance d'"êtres à répliques", fondés sur la tirade qui les fait quasiment apparaître, disponibles comme des frères tenus prêts dans une épaisseur d'ombre à surgir, personnages dont l'univers corollaire relève d'une espèce de théâtre du gouffre, de terre de nuit sans jour percée d'une seule guirlande de fête morte, celle de l'écriture dont l'incision scrupuleuse, maniée par Christian Dufourquet, déploie une dextérité expressive qui semble venir du massif le plus harassé de l'être, à qui l'on pourrait appliquer cet adage incrusté dans le texte: "la Forme, cet explosif en sommeil au creux de la matière"p.50 ou encore: "écrire ce n'est pas chanter.../...il n'y a là, ajoute-t-il d'une voix redevenue lointaine, que des mots issus de la crispation d'un viscère autour d'une petite grenade nausée" (p.62).
Christian Dufourquet, étoilé dans le prisme de ces compagnies revenantes, a le sourire pierreux de mille morts fraternelles. De cette valeur criante de l'auteur, Un chapeau dans la neige semble faire l'autoportrait involontaire. "Il donnerait le peu qu'il a, à cette heure, pour étreindre un corps, n'importe lequel, rouler avec lui dans les flaques et les détritus qui l'entourent, le recouvrent, et s'enfoncer, bouche contre bouche, cœur contre cœur, continuer à s'enfoncer et se perdre dans un monde qui ne serait plus qu'un train d'atomes qui passe" (p.63). Nicolas Rozier
Un chapeau dans la neige, Christian Dufourquet, Maurice Nadeau, 2010
Editions Maurice Nadeau
Les Lettres Nouvelles
135, rue Saint-Martin
75194 Paris Cedex 04.
Tél. : +33 (0)1 48 87 75 87
Fax : +33 (0)1 48 87 13 01
Retrouvez Christian Dufourquet sur France Culture, dans l'émission Du jour au lendemain, mardi 15 février 2011 à 23 h 30.
09:55 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christian dufourquet, nicolas rozier, maurice nadeau, un chapeau dans la neige, alain veinstein, france culture, du jour au lendemain, littérature, 2010, 2011 |
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01 février 2011
CENT QUARANTE-HUIT PROPOSITIONS SUR LA VIE & LA MORT ❙ JEAN-MICHEL ESPITALLIER

Le nouvel ouvrage de Jean-Michel Espitallier porte-t-il à rire ? Son titre ne semble pas nous dire : " Shall we take ourselves seriously ?" On croirait entrer dans un tractacus. Le traitement par série d'énoncés logiques, la teneur du propos et le raisonnement sans failles nous plonge en pleine métaphysique, entre ontologie et eschatologie. Tout ce qui est avancé est vrai mais pataphysiquement, voire dadasophiquement.
Car le caractère pointilleux du raisonnement, l'enchaînement des idées à la manière d'une machinerie, la gymnique de cette pensée sportivement frottée au régime des apories conduisent la lecture à un assouplissement des zygomas. Jean-Michel Espitallier pousse la tautologie au maximum de son rendement et suggère qu'il vaut mieux rire qu'en pleurer même si la mort n'existe pas.
Par définition, en effet, la mort n'existe pas, de même que "la frontière entre ici et là-bas n'est pas très nette".
En somme, nous serions tentés de recopier l'ouvrage pour vous en faire sentir l'exacte fraîcheur et cette odeur de putréfaction qui en découle. Choisissons donc de susciter l'appétit de lire (et de vivre assurément) :
"51. Celui qui passe sa vie à se protéger de la mort (jus d'orange bio au réveil, pas de tabac, point d'alcool, traverser dans les clous, bien se couvrir, footing, jamais d'avion) risque de passer à côté de sa vie. Il ne passera pas pour autant à côté de sa mort)".
On le voit, Jean-Michel Espitallier nous entraîne sur les pas de Ludwig Wittgenstein mais le chemin qu'il nous indique est plutôt parsemé de cailloux abandonnés à l'intention des dériseurs sensés (voir Charles Nodier) par André Frédérique, Xavier Forneret, Jacques Vaché, grands maîtres de l'Umour.
Ce volume est suivi d'autres petits traités qui nous engagent à mieux connaître le pin parasol et à savoir que "toute pensée pense".
JEAN-MICHEL ESPITALLIER
CENT QUARANTE-HUIT PROPOSITIONS SUR LA VIE & LA MORT
ET AUTRES PETITS TRAITES
97 pages, 13 €
EDITIONS AL DANTE
BIBLIOGRAPHIE DE JEAN-MICHEL ESPITALLIER
Ponts de frappe, Fourbis, 1995
Limite de manœuvres,1995
Gasoil : prises de guerre, Flammarion, 2000
Pièces détachées : une anthologie de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2000
Fantaisie bouchère (grotesque), Derrière la salle de bains, coll. « Poésies Mécaniques », 2001
Le Théorème d’Espitallier, Flammarion, 2003
Tanger / Marseille : Un échange de poésie contemporaine, (avec : Yassin Adnan, Mehdi Akhrif, Emmanuel Hocquard, Claude Royet Journoud, Abdallah zrika), coll. « Import/Export », cipM, 2004
En Guerre, Inventaire/Invention, 2004
Où va-t-on ?, Le Bleu du ciel, coll. « L’Affiche », 2004
Toujours jamais pareil (avec Pierre Mabille), Le Bleu du ciel, 2005
Caisse à outils : un panorama de la poésie française aujourd’hui, éditions Press-Pocket, 2006
Tractatus logo mecanicus, Al Dante, 2006
Army, Al Dante, 2008
Syd Barrett, le rock et autres trucs, Editions Philippe Rey, 2009
10:31 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel espitallier, littérature, al dante, poésie, philosophie, pataphysique, humour, umour |
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