23 mai 2014

GUERRIER SANS POUDRE ET OUTSIDERS / CALENDRIER

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Mardi 24 juin

Diffusion de l'émission "Un Livre, Un Jour" (France 3) autour de Guerrier sans poudre (Editions Maurice Nadeau) à 17h20.

Site Un Livre, Un Jour

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Samedi 7 juin

Présentation de Guerrier sans poudre et Outsiders/80 francs-tireurs du rock et de ses environs (Le Castor Astral éditeur, collection Castor Music) dans le cadre des Rencontres Musique et Littérature animées par Bernadette Bourvon au Festival Art Rock de Saint-Brieuc, dès 16h.

Cet événement aura lieu à la Maison de l'Agglomération, rue de la Gare.

Site Art Rock

 

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Jeudi 19 juin 

Rencontre et signature à La Petite Librairie.

4 bis rue Danton à Brest

Tel : 02 56 29 06 35

Site de La Petite Librairie

(Attention : date reportée)

 

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Samedi 21 juin

Rencontre et signature à la Librairie Dialogues (Morlaix).

9, rue Aiguillon à Morlaix

Tel : 02 98 15 10 60

Site de la librairie Dialogues

 

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Jeudi 26 juin (19h)

Rencontre et signature à la Librairie L'Arbre à Lettres (Paris).

2, rue Edouard-Quenu 75005

Tel : 01 43 31 74 08

Site de la librairie L'Arbre à Lettres

 

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Samedi 28 juin

Rencontre et signature à la Librairie Gwalarn

15 rue des Chapeliers à Lannion

Tel : 02 96 37 40 53

Site de la librairie Gwalarn

 

 

 

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CONTACT EDITIONS MAURICE NADEAU

 

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CONTACT LE CASTOR ASTRAL EDITEUR

14 mai 2014

GUERRIER SANS POUDRE AUX EDITIONS MAURICE NADEAU

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EN LIBRAIRIE LE 19 JUIN

EDITIONS MAURICE NADEAU

 

 

Dans le Paris des années 1970, Axel se souvient des promesses de Mai 68 et de ce slogan : Ce n’est qu’un début, continuons le combat. Il veut inventer de nouveaux outils pour réaliser le rêve d’une société sans classes en emboîtant le pas de guides inattendus. Suivant des phares qui ont pour nom Antonin Artaud, William Burroughs, Jean-Pierre Duprey et Pierre Guyotat, il est convaincu que la littérature est une charge d’explosifs susceptible de soulever des émeutes. La rencontre d’Échidna, une étudiante à la fac de Vincennes, apporte à ce programme une nuance lyrique. Le désir de révolution est-il soluble dans l’amour, au risque de tout perdre ? Dans ce roman d’initiation, où la quête d’un autre monde ressemble à une dérive, le véritable enjeu est d’apprendre à vivre avant que ne se referme le piège du no future. GUERRIER SANS POUDRE jette un regard rétrospectif sur le temps de la subversion où les mots que l’on s’échangeait, dans les cafés, le long des rues, incendiaient le réel avec la puissance d’un lance-flammes. C’est aussi la bande son d’une époque qui agitait les corps sur des rythmes hypnotiques.

 

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EGALEMENT EN LIBRAIRIE, LE 19 JUIN

OUTSIDERS/80 FRANCS-TIREURS DU ROCK ET DE SES ENVIRONS

LE CASTOR ASTRAL

COLLECTION "CASTOR MUSIC"

 

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Les Outsiderssont Hasil Adkins, Willie “Loco” Alexander, Daevid Allen, GG Allin, David Arvedon, Ed Askew, Kevin Ayers, Syd Barrett, Beau, Bobby Beausoleil, BJ Snowden, Sean Bonniwell, George Brigman, Arthur Brown, Tim Buckley, Randy Burns, Joseph Byrd, Eddie Callahan, Captain Beefheart, Eugene Chadbourne, Roger Chapman, Alex Chilton, Vincent Crane, Debris, Karen Dalton, Roky Erickson, Merrell Fankhauser, Mick Farren, Luke Faust, Bill Fay, Simon Finn, Kim Fowley, Jackson C. Franck, The Godz, Nick Gravenites, Peter Grundzien, GTO’s, Bruce Haack, Bruce Hampton, Dan Hicks, Gary Higgins, Kenneth Higney, D.R. Hooker, Michael Hurley, Bobby Jameson, Jandek, Wizz Jones, Bruce Joyner, Alain Kan, The Legendary Stardust Cowboy, Jackie Leven, Lord Sutch, Albert Marcoeur, Joe Meek, Moondog, Harvey Matusow, Big Boy Pete, The Monks, R. Stevie Moore, Napoleon XIV, John Jacob Niles, Richard Pinhas, Ramon Pipin, Tom Rapp, The Residents, Stan Ridgway, Ed Sanders, Sky Saxon, The Shaggs, Skip Spence, Peter Stampfel, Vivian Stanshall, Shooby Taylor, Jan Terri, Tiny Tim, Dan Treacy, Bobb Trimble, Wild Man Fischer, Roger Wootton, Ya Ho Wha 13.

 

CONTACT LE CASTOR ASTRAL EDITEUR

 

Guy Darol évoquera ces deux ouvrages au FESTIVAL ART ROCK, le samedi 7 juin, à 16h,  dans le cadre des Rencontres Musique et Littérature animées par Bernadette Bourvon.

 

FESTIVAL ART ROCK

23 avril 2014

OUTSIDERS | 80 FRANCS-TIREURS DU ROCK ET DE SES ENVIRONS

 

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EN LIBRAIRIE LE 19 JUIN

Le Castor Astral éditeur, collection Castor Music

 

 

Les Outsiders sont Hasil Adkins, Willie “Loco” Alexander, Daevid Allen, GG Allin, David Arvedon, Ed Askew, Kevin Ayers, Syd Barrett, Beau, Bobby Beausoleil, BJ Snowden, Sean Bonniwell, George Brigman, Arthur Brown, Tim Buckley, Randy Burns, Joseph Byrd, Eddie Callahan, Captain Beefheart, Eugene Chadbourne, Roger Chapman, Alex Chilton, Vincent Crane, Debris, Karen Dalton, Roky Erickson, Merrell Fankhauser, Mick Farren, Luke Faust, Bill Fay, Simon Finn, Kim Fowley, Jackson C. Franck, The Godz, Nick Gravenites, Peter Grundzien, GTO’s, Bruce Haack, Bruce Hampton, Dan Hicks, Gary Higgins, Kenneth Higney, D.R. Hooker, Michael Hurley, Bobby Jameson, Jandek, Wizz Jones, Bruce Joyner, Alain Kan, The Legendary Stardust Cowboy, Jackie Leven, Screaming Lord Sutch, Albert Marcoeur, Joe Meek, Moondog, Harvey Matusow, Big Boy Pete, The Monks, R. Stevie Moore, Napoleon XIV, John Jacob Niles, Richard Pinhas, Ramon Pipin, Tom Rapp, The Residents, Stan Ridgway, Ed Sanders, Sky Saxon, The Shaggs, Skip Spence, Peter Stampfel, Vivian Stanshall, Shooby Taylor, Jan Terri, Tiny Tim, Dan Treacy, Bobb Trimble, Wild Man Fischer, Roger Wootton, Ya Ho Wha 13.

 

Punk, psychédélisme, folk-rock, surf music, musique minimaliste, air guitar, death metal, gothic, noise, rock progressif, girl group sont des mots qui désignent la plupart des subcultures apparues dans la deuxième moitié du xxe siècle. Ils sont entrés dans le vocabulaire pour qualifier un style musical, une pratique ludique, une attitude et parfois une philosophie. Cette terminologie demeure vivante et les médias (presse, radio, télévision, internet) y recourent volontiers pour définir certaines tendances lorsqu’elles évoquent l’antifolk ou le mouvement néo-psychédélique. Ce langage devenu familier est profondément enraciné dans l’histoire d’une révolution contre-culturelle amorcée dans les années 1960.

Les 80 portraits (de Hasil Adkins aux Shaggs, en passant par Tim Buckley, Captain Beefheart, Karen Dalton ou encore Sky Saxon) réunis dans cet ouvrage sont autant de figures souvent secrètes, ou qui n’ont jamais véritablement émergées, servant à retrouver l’origine d’un vocabulaire devenu banal. Car voici les pionniers occultes de genres musicaux désormais intégrés à notre connaissance de la country, du folk, de la soul et du rock.

Certains de ces outsiders avaient brillé, et leurs noms se sont ternis au fil du temps ; d’autres ne sont jamais parvenus à conquérir un public car ils manquaient de potentiel commercial ou se souciaient de créer leur musique en se moquant des formats et des règles. Tous sont à l’origine des grandes orientations musicales qui ont déterminé l’histoire officielle de la culture pop-rock.

Ce livre est un recueil d’histoires où la malchance, la folie, la violence et la drogue nous replongent dans le souvenir des révoltes et des illusions lyriques qui ont marqué le siècle passé. On y entend des coups de feu, des cris et des marmonnements psychotiques. Ce sont des pages où la colère, l’errance et l’hallucination rappellent des silhouettes parfois redoutables : serial killers, gourous, prophètes ésotériques …  

 

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LE CASTOR ASTRAL EDITEUR

 

 

09 janvier 2014

MUZIQ # 2 | EN LIBRAIRIE LE 23 JANVIER

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Fondé en 2004, le magazine Muziq a séduit plusieurs générations de lecteurs amoureux des musiques plurielles, du rock au jazz en passant par la soul, le hard-rock, le funk, la pop et la chanson. Quatre ans après la parution de son dernier numéro en kiosque, Muziq renaît sous la forme d’un « bookzine », mi-livre, mi-magazine, entièrement consacré à la musique. Interviews fleuves, dossiers géants, discographies commentées, témoignages rares, portraits, tops imaginaires et surprises en tout genre sont de retour dans le bookzine qui aime les mêmes musiques que vous !
 
Au sommaire de ce deuxième numéro, un dossier géant de 60 pages consacré à Led Zeppelin avec portraits et analyse en profondeur des discographies parallèles de Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham illustrés par de nombreuses photos rares et inédites, sans oublier des témoignages exclusifs sur la première visite française du quatuor en 1969. Egalement au programme : des entretiens exclusifs avec Donovan, John Carpenter, Bernard Lavilliers et George Clinton, Bernie Worrell et Bootsy Collins au sujet de la création de l’album Mothership Connection  de Parliament, l’incroyable histoire du Studio Ferber, des essais sur Tim Buckley, Kevin Ayers, un passage en revue de la passionnante discographie de Van Morrison,  un hommage à J. J. Cale, un blind-test « mauve profond » avec Ian Paice, les compte-rendus de concerts vintage des Kinks et de John Coltrane, une tournée in situ avec Link Wray, les souvenirs du DJ-globetrotter Remy Kolpa Kopoul, mais aussi des (re)découvertes de CDs cultes, des tops imaginaires et bien d’autres surprises !
 
164 pages, 14,99 €.

En librairie le 23 janvier (Le Castor Astral éditeur)
 

 

 

09 décembre 2013

ROMAIN SARNEL DEVOILE NIETZSCHE

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Romain Sarnel


 

En cinq déclics et autant de périodes, le philosophe Romain Sarnel balaie les contresens qui brouillent la lecture de Nietzsche à partir des traductions qui sont livrées à notre connaissance. L’auteur d’une nouvelle lecture du Prologue de Zoroastre (L’Arche Éditeur, 2000) poursuit son entreprise d’éclaircissement dans un Comprendre Nietzsche qui est à première vue un guide mais plus encore une loupe pour se défaire des notions que l’on croyait exactes (« volonté de puissance », « éternel retour du même », « surhomme »…) et qui se révèlent être des montages organisés par la sœur de Nietzsche, Elisabeth Förster, et son ancien ami Peter Gast, contrefaçons reprises sans discernement par Heidegger, Michel Foucault et Gilles Deleuze. Voici donc une révolution sémantique permettant de découvrir un autre penseur, en somme irrévélé, dont les enjeux introduisent l’énergie de la joie et de la créativité au centre d’un système résolument perspectiviste. L’ouvrage prend place dans une collection intitulée Essai Graphique, mettant ainsi en correspondance la vitaminique réflexion de Romain Sarnel avec des dessins de Naema Bellart. Dès lors Nietzsche devient visible et enfin lisible. 

 

Guy Darol : Votre Prologue de Zoroastre, suivi de Logique de la découverte philosophique (L'Arche Éditeur, 2000), lançait une bombe dans la connaissance que nous avons, en langue française, des textes de Nietzsche. À la manière de Jacques Aubert qui initia, quatre ans plus tard, une nouvelle traduction de l'Ulysse de James Joyce, vous avez inauguré une nouvelle lecture des concepts nietzschéens en rapport avec notre époque. Ce message a-t-il été reçu et estimez-vous que le combat mérite de se poursuivre ?

Romain Sarnel : En l'année 2000, j'ai proposé une nouvelle lecture de l'œuvre de Nietzsche à partir d'une nouvelle traduction. Le message n'a pas été entendu. Les nietzschéens et les anti-nietzschéens ont continué à utiliser la vieille terminologie du début du XXe siècle, et se sont déchirés sur la dépouille d'un Nietzsche qui n'existe pas. Nietzsche n'est pas compris parce qu'il est lu avec les lunettes de sa sœur nationaliste Elisabeth Förster qui a confectionné un pseudo-livre intitulé La Volonté de puissance que Nietzsche n'a pas écrit comme tel, et avec le regard du professeur national-socialiste Martin Heidegger qui a diffusé auprès de ses étudiants les pseudo-concepts de « Volonté de puissance » et d'« Éternel Retour du Même » que Nietzsche n'a pas conçus comme tels. Pratiquement, tous les mots traduits de Nietzsche sont faussés dans un sens négatif ou faussés dans le sens d'une idéologie contraire à sa pensée. C'est la raison pour laquelle je me suis lancé en 1999 dans l'entreprise d'une retraduction de toutes les notions importantes de Nietzsche. Chaque traduction a fait l'objet d'une découverte. Pour cela, je suis allé de découverte en découverte. J'ai retraduit la « volonté de puissance » par le désir vers la potentialité, l'« éternel retour » par le revenir perpétuel, l'« inversion de toutes les valeurs » par la réversibilité de toute valeur, le « surhomme » par le métahomme. Et j'ai retraduit, comme bipolarité du Prologue, le « déclin » par l'immersion et le « passage » par le surpassement. De plus, j'ai retraduit le nom Zarathoustra par le nom Zoroastre pour indiquer que Nietzsche fait référence au penseur perse historique et au zoroastrisme. Avec le livre Ecce homo, remanié, Elisabeth Förster-Nietzsche impose le concept d'« éternel retour », accolé à la philosophie de son frère. Et avec le livre La Volonté de puissance, fabriqué de toutes pièces, elle impose le concept de « volonté de puissance », en le montant en épingle, alors que Friedrich Nietzsche avait trouvé d'autres pistes de recherche, comme par exemple le « perspectivisme ». Ces deux concepts de « volonté de puissance » et d'« éternel retour », relayés par Heidegger, sont arrivés en France pour illustrer faussement la philosophie de Nietzsche. Après, les philosophes français ont dû se positionner par rapport à ces deux concepts, qui sont devenus illusoirement incontournables. Face à la falsification national-socialiste d'Elisabeth Förster et de Martin Heidegger, je pense qu'il faut s'en écarter radicalement. Même Deleuze, qui a tenté d'apporter un regard différent sur Nietzsche, s'est enlisé dans ces deux notions. Il a conclu le colloque Nietzsche à Royaumont en 1964 par l'intitulé « Conclusions sur la volonté de puissance et l'éternel retour ». Ces deux notions, la « volonté de puissance » et l'« éternel retour », n'apparaissent que très peu dans l'œuvre publiée de Nietzsche. La première, la « volonté de puissance », émerge dans Ainsi parla Zoroastre, elle est formée d'un double emprunt, la « volonté » est empruntée à Schopenhauer chez qui elle signifie un désir de vivre, et la « puissance » est empruntée à Spinoza chez qui elle veut dire une potentialité d'agir ; c'est la raison pour laquelle j'ai traduit cette notion par le désir vers la potentialité. Et la seconde, l'« éternel retour », se trouve dans Ecce homo, elle est empruntée à Héraclite et aux stoïciens chez qui elle correspond à un revenir des énergies de façon cyclique ; c'est pourquoi je l'ai traduite par le revenir perpétuel. La notion de « volonté de puissance », ou plus exactement de « désir vers la potentialité », est très peu reprise dans la suite de l'œuvre publiée. Et la notion d'« éternel retour », ou plus justement de « revenir perpétuel », n'est même pas mentionnée dans l'œuvre publiée du vivant de Nietzsche. Aujourd'hui, j'en arrive à penser que le terme d'« éternel retour » a été introduit dans le livre Ecce homo par la sœur de Nietzsche, Elisabeth Förster. En effet, ce livre n'a été publié qu'en 1908, après le décès de Nietzsche ; et, alors qu'il était prêt à la publication en 1888, dans l'entretemps il a été fortement élagué, mutilé, manipulé, falsifié par Elisabeth Förster-Nietzsche et par Peter Gast, l'ancien ami de Nietzsche qu'elle a mis à contribution et qui en a retiré des passages. Du fait que la falsification national-socialiste d'Elisabeth Förster et de Martin Heidegger porte sur le langage et donc sur la pensée, une retraduction du langage de Nietzsche et une redécouverte de sa pensée sont nécessaires pour avoir accès à son œuvre. Cette retraduction du langage et cette redécouverte de la pensée sont des conditions sine qua non de lecture, avant toute analyse, tout commentaire et toute interprétation. Tant que nous n'aurons pas une traduction non national-socialiste, toute analyse de l'œuvre de Nietzsche sera faussée d'avance.

 

Lire la suite de cet entretien sur Le Salon Littéraire

 

Romain Sarnel et Naema Bellart, Comprendre Nietzsche, Max Milo, décembre 2013, 127 pages, 12 €

 


 

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Editions Max Milo

 

 

 

17:58 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain sarnel, friedrich nietzsche, philosophie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |

28 mai 2013

LE RETOUR DE MUZIQ EN LIBRAIRIE

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En 21 numéros publiés entre novembre 2004 et juillet 2009, MUZIQ a développé un style journalistique qui enjambait toutes les barrières musicales depuis la pop jusqu'au jazz. Ce magazine diffusé en kiosques proposait de conséquents dossiers sur Prince, Meshell Ndegéocello, Stevie Wonder, Led Zeppelin, Frank Zappa, les 150 CD Soul/Funk indispensables, Deep Purple, The Who, Pink Floyd, les divas rock, soul, punk, jazz, gospel, folk, reggae, blues..., George Clinton, Police, Led Zeppelin, Fela Kuti, Serge Gainsbourg, Keziah Jones, David Bowie, le hard rock, Raphael Saadiq, Claude Nougaro, Alain Bashung ou encore James Brown. L'aventure initiée par Frédéric Goaty, directeur de la rédaction de Jazz Magazine, s'est malheureusement arrêtée au grand dam de ses lecteurs fidèles dont la curiosité ouverte à tous les genres, y compris le cinéma et la littérature, avait trouvé une rare occasion de se satisfaire.

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Ce n'était qu'un au revoir. MUZIQ est de retour dans un nouveau format et dans les librairies. Le numéro 1 vient de paraître fort de 160 pages avec Neil Young en couverture mais aussi Billy Cobham, Rodriguez (interviewé par Muziq quatre ans plus tôt), Neal Schon, Paul McCartney, James Brown, Jef Lee Johnson et Frank Zappa dont je présente ici les racines musicales dans un très long article de 14 pages.

C'est le premier livre-magazine entièrement dédié à la musique sous toutes ses formes. 

Interviews géantes, dossiers, discographies commentées, témoignages rares, portraits et surprises en tout genre sont de retour.


Au sommaire du premier numéro :


• Un important dossier consacré à NEIL YOUNG à la veille de sa première tournée française depuis 2001.
• Un retour sur les racines musicales de FRANK ZAPPA.
• Un focus sur les chansons méconnues de PAUL MCCARTNEY.
• Des interviews de BOBBY WOMACK, SLY & ROBBIE.
• Des blindtests de JULES-ÉDOUARD MOUSTIC et ALAIN DE GREEF.
• Un retour sur les grandes heures de l’acid jazz.
• Des stories d’albums cultes (Come Taste The Band de DEEP PURPLE).
• Des portraits « fil rouge » de JOHN MCLAUGHLIN, TERRY BOZZIO, NEAL SCHON, ARTHUR LEE.
• Des analyses discographiques, des compilations imaginaires, etc.

Edité par Le Castor Astral, Muziq sera présenté à La Bellevilloise le mercredi 29 mai, à 20 h. Une soirée placée sous le signe de Neil Young. Entrée Libre.

MUZIQ 

LE CASTOR ASTRAL éditeur et JAZZ MAGAZINE

160 pages, 15 €

Soirée de lancement

LA BELLEVILLOISE

19-21 rue Boyer 75020 Paris

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10:24 Publié dans MUZIQ | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : muziq, frank zappa, neil young, paul mccartney, rock, jazz, funk | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |

27 mars 2013

LIRE LA MUSIQUE 20

Entre 2009 et 2012, Lire la musique, ma chronique (transverse) fut publiée dans Le Magazine des Livres aujourd'hui disparu. En voici le feuilleton complet.


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SACRÉS SOMMETS

 

Dans une lettre à Raymond Christoflour du 24 février 1940, René Daumal évoquait le chantier qu’il avait ouvert quelques mois plus tôt. « Après avoir décrit un monde chaotique, larvaire, illusoire, je me suis engagé à parler maintenant de l’existence d’un autre monde, plus réel, plus cohérent, où existent du bien, du beau, du vrai. » Ce bien, ce beau, ce vrai, René Daumal les conjugua dans ce qu’il avait nommé un « roman d’aventures ». Le Mont Analogue, publié en 1952, est « la montagne symbolique qui est la voie unissant le Ciel à la Terre. » Roman inachevé mais rigoureusement planifié : on n’aborde pas le sommet du sacré en suivant un chemin de hasard. Pour René Daumal, en effet, il s’agissait de rendre à la montagne sa puissance magique. Elle est la pente qui mène au réel. Elle est l’expérience qui rend vivifiant l’invisible.

 

« Et vous, que cherchez-vous ? » Cette question était le titre du dernier chapitre que René Daumal ne put écrire. Le Mont Analogue est le récit d’une expédition qui cherche. Non pas des réponses mais le sens ultime au trajet éphémère de nos pas dans la neige. Nous passons et René Daumal s’interroge. Il existe probablement une porte quelque part. Il serait faux de croire que nous n’allons nulle part. D’où l’aventure du Mont Analogue qui est une ascension complexe et partagée. Beaucoup ont cherché, à partir de ce livre, avec les yeux ou avec les oreilles. Pour les yeux, Luc Moullet (exceptionnel réalisateur d’Anatomie d’un rapport) tenta, en vain, de mettre en images le roman d’aventures. Alejandro Jodorowsky en fit son chef-d’œuvre filmique et cela donna La Montagne Sacrée. Pour nos oreilles, le compositeur John Zorn vient d’atteindre le meilleur de son art. Son Mount Analogue est une translation sonore de haut vol. Un parcours palpitant. Une traversée de la vie vers plus de réel. L’émotion vient d’emblée et, comment le dire autrement, elle tombe du ciel. Avec les notes de Cyro Baptista, de Shanir Ezra Blumenkranz, de Tim Keiper, de Brian Marsella et de Kenny Wollesen, voix de haute altitude, instrumentistes ayant rejoint Daumal sur la cime où le Ciel est une Terre. John Zorn qui ne possède pas que le bon sens mais tous les sens susceptibles de faire advenir la magie s’est entouré des plus fins arpenteurs pour escalader l’œuvre ultime de René Daumal. L’invisible, croyez-moi, devient visible.


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John Zorn abolit l’inquiétude. Jimi Hendrix ouvre l’espace à des couleurs qui appartiennent à d’impossibles palettes. Ces couleurs, Franck Médioni les a minutieusement regardées. Il nous les place devant les yeux. Sa biographie du guitariste de l’expérience fondamentale (expression chère à René Daumal) élucide bien des points. Elle jette ses feux sur le mystère de l’électricité. Elle auréole d’évidences l’attrait de cet esprit vibrant pour les lumières lointaines. Elle explique le goût du feu et la danse des flammes. Franck Médioni qui connaît la musique et ses profondeurs célestes montre avec bien des preuves que la montée progressive de Jimi Hendrix vers le jazz était l’escalade nécessaire vers l’apogée où rien ne ment. Un grand livre.


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La musique atteint des sommets que nos jambes de laine ne toucheront jamais. Nous essayons, mais ce n’est pas une affaire de sport. John Coltrane s’y consacra et Zéno Bianu le sait. Il le sait avec tout son corps qui n’est pas fait que de cinq sens. Et c’est cette connaissance suprême, mais oui, qui nous fait gagner en hauteur A Love Supreme et son auteur dédié à « l’invisible sur le fil du rasoir ».  Dans sa préface, Yves Buin est clair. Coltrane fut « l’irrigateur transcendantal des sensibilités contemporaines ». Jazz et poésie vont ensemble comme deux corps célestes amoureux. À la vie, à la mort Zéno Bianu élève John Coltrane au sommet des grandes questions. Essentiel. Guy Darol

 

MOUNT ANALOGUE, John Zorn, Tzadik/Orkhêstra International.

JIMI HENDRIX, Franck Médioni, Éditions Gallimard, Collection Folio/Biographies, 390 p., 8,40 €

JOHN COLTRANE (MÉDITATION), Zéno Bianu, Éditions Le Castor Astral, 120 p., 12 €