23 novembre 2009
ARCHIVES SONORES BLOCKHAUS/JEAN CARTERET/RAYMOND ABELLIO/PAUL GREGOR/ALEISTER CROWLEY...

Blockhaus met en ligne des archives sonores qui sont de première importance. Notez que l'on peut ainsi avoir accès à des conversations avec Jean Carteret, Raymond Abellio, Paul Gregor ainsi qu'à des lectures de José Galdo, Philippe Pissier, Jean-Pierre Espil, Guy Benoit ou encore Daniel Giraud.

Par ailleurs, en flânant sur le site des éditions Blockhaus, vous découvrirez des traductions d'Aleister Crowley, des textes de F.J. Ossang et d'Eric Ferrari. Bien plus de choses encore, toutes robustes.
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22 novembre 2009
READYMADE FC/BABILONIA/2005

Il faut impérativement écouter Babilonia, petite perle pop-electronica de Jean-Philippe Verdin alias Readymade FC. Pourquoi cette injonction d'emblée ? Parce qu'il est rare de découvrir (en ces temps pléthoriques) un album sans ratés, somptueux jusque dans ses microfissures. Après Bold qui révélait un style où se tenaient en équilibre le dub, la techno et une electronica archi-mélodieuse, l'univers de Jean-Philippe Verdin (par ailleurs compositeur, arrangeur, producteur pour Luz Casal, Etienne Daho, Dani et Michel Delpech) vient de s'élargir à toutes les possibilités offertes par les machines et l'instrumentarium acoustique pop. Et c'est pur bonheur. Imaginez cette réunion, celle de Beth Gibbons et de Neil Hannon ou encore de Bob Dylan et de Brian Wilson. Le Jardin d'Eden est tout proche, n'est-ce pas ? Cette sensation de paradis existe tout au long des 13 titres de ce Babilonia aussi universel que son nom l'indique. « Barefeet », voici un air vraiment ineffaçable. « Snow Lion », nuageuse mélodie interprétée par Feist chassera tous vos démons. « Slide » chanté par Yael Naïm vous précipitera dans une douceur sans précédent. Quant à la présence de David Sylvian et de ses boîtes à musique sur « A Fire In Forest », elle s'apparente à un éblouissement dans une journée massacrée par l'ennui. Petite perle, ai-je dit. Guy Darol
READYMADE FC
Babilonia
Bleepmachine/Peacefrog
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21 novembre 2009
CARNET DES MINES DE GRAISSESSAC/BIENVENU MERINO

Couverture du Carnet des Mines
Le village de Graissessac, altitude de 340 mètres, est niché au cœur des Monts d'Orb. Il est dominé par le massif constitué des Monts Marcou, 1093m, Cabanes, 954m et Aigut, 1022m. De leurs sommets on peut voir presque tout le Haut Languedoc et au loin, la mer. Par temps très clair, le mont Saint Clair se détache nettement et l'horizon parait sans limite. Cette petite région compterait environ la moitié de la flore du département de l'Hérault : les prés qui recèlent quelques joyaux, notamment une quarantaine d'espèces d'orchidées, certaines rares, sauront exalter les passionnés de la botanique. Graissessac, ancien village minier où le charbon a été exploité sous terre puis en découverte, garde de nombreux vestiges d'une architecture industrielle particulière, tunnels, entrées de mine, cheminées, ponts ; ainsi que des échoppes de cloutiers, comme on appelait les anciens artisans.
C'est dans cette région que je vécus quelques mois, fasciné par le village, par son intérêt, et où je commençai à arpenter les hauteurs de la montagne où se situaient les anciennes mines, et me mis à faire des relevés des traces de ce que fut la fossilisation, ces extraits de la terre, nom donné aux débris ou empreintes de plantes ou d'animaux, ensevelis dans les couches terrestres antérieures à la période géologique actuelle. Si un corps organisé se trouve après sa mort, exposé au contact de l'eau ou de l'air humide, il se décompose rapidement, et ses parties solides disparaissent peu à peu. Si au contraire, il se trouve à l'abri de l'air, entouré de substances minérales, qui le pénètrent, sa substance peut disparaître, mais sa forme est conservée : il est devenu fossile. Rarement, les corps organisés sont entièrement conservés ; leur composition a été altérée, modifiée, leurs molécules ont étés remplacées par d'autres moins altérables. Souvent, le corps a disparu, ne laissant d'autres traces que les empreintes de sa forme extérieure et souvent de sa forme interne, comme pour les fossiles du calcaire grossier.
« L'homme dit civilisé commence à comprendre que le monde vivant n'est pas seulement un spectacle prodigieux, ni un passionnant sujet d'étude, mais un système dont il fait partie intégrante et dont il ne peut s'affranchir impunément. On ne fait que passer partout ; il est inutile de s'attacher et de croire que la planète nous appartient. C'est à la planète que nous appartenons. L'homme reste aujourd'hui le principal ennemi de la nature. De par son comportement et/ou activités, il dégrade chaque jour un peu plus le patrimoine végétal qui assure sa survie. Et j'ai bien peur que tant que la nature sera la source de profits incessants et souvent importants sa destruction continuera ».
Vincent Van Gogh, à qui la folie du roi Lear faisait peur disait après avoir lu quelques pages : « Je suis toujours obligé d'aller regarder un brin d'herbe, une branche de pin, un épi de blé, pour me calmer ». Bienvenu Merino
Ce Carnet des Mines à tirage limité, avec préface, textes sur les mines, est agrémenté de dessins au crayon papier et crayon couleur, d'empreintes de plantes fossilisées et de photographies du village de Graissessac avec vues des emplacements des anciennes mines, ainsi qu'une aquarelle du village de la Voulte où aimait séjourner Bienvenu Merino dans les années 1995-1999.

Graissessac
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20 novembre 2009
JENNIFER GENTLE/VALENDE/2005

Comme le rappelle Tim Willis dans son inestimable biographie de Syd Barrett ( Le Castor Astral éditeur), le génie calciné de Pink Floyd s'est perdu sur les chemins croisés de l'acide et des femmes. Jennifer Gentle fut l'amante envoûtante que Barrett décrivit au fusain sur The Piper At The Gates Of Dawn, le meilleur du Floyd. Et c'est désormais un binôme psychépop vraiment hallucinant. La palette sonore de ce quatrième album est sertie de références mi-nues mi-voilées. Impossible de ne pas entendre dans la voix de Marco Fasolo le grain délicieusement cockney de Steve Marriott. Quant à l'instrumentarium (glockenspiel de chez Joué Club, orgues Bontempi, flûtes en plastique, ballons de baudruche qui flatulent...), il convoque autant le souvenir de Joe Meek que celui des Einstürzende Neubauten. Et en écrivant cela, je me dis qu'une fois de plus Pascal Comelade s'est fait repassé. L'hommage explicite au vieux Barrett et subséquemment à ses excès lysergiques fait tendre l'oreille du côté d'autres sources. Il y a dans Valende un psychédélisme brut qui renvoie au 13th Floor Elevators de Roky Erickson et aux Electric Prunes de Jim Lowe. On y retrouve même l'acid rock des Beatles avec une citation anamorphosée de « Norvegian Wood ». Par ailleurs, les effets de réverb sur les vocalises ne sont pas sans ranimer les fantômes de Gong ou de Soft Machine. Enfin, lorsque Jennifer Gentle joue en roue libre, on dirait que le duo cligne des yeux vers les Mothers Of Invention. Tout cela pourrait laisser penser que l'album n'est qu'un savant salmigondis. Du tout. Voici du grand œuvre. Inusable même à forte écoute répétée. Guy Darol
JENNIFER GENTLE
Valende
Sub Pop
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19 novembre 2009
FRANCOIS MASPERO/LES EDITIONS/LA LIBRAIRIE LA JOIE DE LIRE

Ayant beaucoup fréquenté La Joie de Lire (40, rue Saint-Séverin), la fermeture de cette librairie en 1976 fut pour moi le signe fatal que l'idéal révolutionnaire était bouclé. Créée en 1957 par François Maspero, vendue à des incapables en 1974 puis définitivement rayée du séditieux paysage parisien, La Joie de Lire était assurément l'accès pour tous (jusqu'à minuit) à l'autre culture, celle du Tiers-Monde, celle des transversales de la politique et de l'économie, de la philosophie et de la poésie, celle du militantisme et des socialismes. La Joie de Lire fut une aventure menée par François Maspero mais combinée à de nombreuses puissantes énergies dont celle de Georges Dupré que j'eus la chance d'interviewer lorsque je collaborais au quotidien Libération, époque Gérard Mordillat. Georges Dupré, meilleur libraire de France a-t-on dit, dynamisait alors Autrement Dit, la librairie du boulevard Saint-Michel créée par Jérôme Lindon.

Photographie Gérard Aimé
Il a toujours manqué un vaste ouvrage qui retracerait l'itinéraire de François Maspéro (libraire, éditeur, militant, écrivain). Ce manque n'est plus. La fosse aux ours et A plus d'un titre viennent de publier un volume composé de témoignages divers (Fanchita Gonzales Batlle Maspero, Jean-Philippe Talbo-Bernigaud, Alain Martin, Nils Anderson, Christian Baudelot, Eric Hazan, Pascal Chamoiseau, Julien Hage, Edwy Plenel ...) qui détaillent la totalité des aspects de la librairie et de la maison d'édition si souvent harcelés par la censure.
Par ailleurs et pour la nostalgia, l'ouvrage est largement illustré : la vitrine de La Joie de Lire agencée comme un théâtre, les couvre-livres signés Siné, Maurice Henry, quelques couvertures du catalogue des éditions avec sa vignette au camelot, l'essentiel des couvertures nous rappelant au souvenir des « Cahiers libres », de « Textes à l'appui », de « Luttes sociales », d' « Actes et mémoires du peuple », de « Voix », de la « Petite collection Maspero » décrivant l'arc-en-ciel...
On y trouvera enfin le catalogue complet des éditions Maspero ainsi qu'une bibliographie commentée de l'écrivain, auteur de l'indispensable Les Abeilles & la guêpe (Le Seuil, 2002).
FRANÇOIS MASPERO ET LES PAYSAGES HUMAINS
Editions À plus d'un titre/La Fosse aux ours
335 pages, 20€

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| Tags : françois maspero, librairie, librairie la joie de lire, édition, culture, politique |
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18 novembre 2009
HOMELIFE/GURU MAN HUBCAP LADY/2004

Ce collectif mappemondial fondé en 1997 par le bassiste canadien Paddy Steer livre un quatrième album épicurien fantasque qui distraira les oreilles les plus inflexibles. Le nombre et la singularité y sont pour beaucoup. L'orphéon compte seize membres parmi lesquels se distinguent des personnalités à double fond ou si l'on veut à plusieurs bras. Graham Massey, transfuge de 808 State et compagnon des routes de Björk, souffle pour l'occasion dans divers instruments. Seaming To, cantatrice de renom en vacances d'opéra, a posé sa voix caressante perfide sur les mélodies bleu ciel de Simon King et Tony Burnside. Car c'est bien la couleur de cet étrange module. Magique gourou, Homelife chasse l'onguent gris de nos vies. Pour cette raison on ne se lasse jamais des douze titres vraiment variés qui tissent ce beau patchwork. Rien de pareil. Pas un style au-dessus de l'autre. Nous approchons ce que Brian Eno appelle la « culture des lisières ». Pop aérée, rythmes latins, ambiance soul-funk, jazz vocal, electronica groovy. Indiscernables frontières. Avec beaucoup de talent, Homelife vient d'abattre la dure cloison des genres. Vive la musique qui crépite ! Guy Darol
Homelife
Guru Man Hubcap Lady
Ninja Tune
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17 novembre 2009
SALON L'AUTRE LIVRE/SALON DES EDITEURS INDEPENDANTS
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FLY PAN AM/N'ECOUTEZ PAS/2004

Les quatre de Montréal ne font ni dans la dentelle ni dans le burlesque. Fly Pan Am joue des pieds de nez à Glenn Branca et Sonic Youth en débagoulant des sons torrentiels. N'écoutez pas, quatrième album au titre presque exact, fait entendre des vocalises qui se souviennent de Yoko Ono, dans sa période primal scream, et Boards of Canada gazouilleurs de comptines. A l'impression de pêle-mêle discordant succède l'agréable sensation de baigner à bonne température dans une musique neuve. Le quartet fondateur du label Constellation - qui compte Exhaust et les défunts Godspeed you black emperor ! - jure avec les refrains suaves qui font le succès des combos néo-pop. Salves de guitares extrêmes, boucles électroniques torsadées dans des riffs cuivrés créent un climat raw, archi-cru. Les compositions au format qui se moque des codes de l'industrie portent des noms d'objets perdus. « Le faux pas aimer vous souhaite d'être follement ami » est une allusion à André Breton, surtout à l'écriture automatique dont il fut l'ingénieur. Fly Pan Am est un avion à flèche variable dans le ciel bleu uni du rock bien sonnant. N'écoutez pas, manifeste post-surréaliste, met d'accord nostalgiques de la no wave et partisans de Stockhausen. Guy Darol
FLY PAN AM
N'écoutez pas
Constellation/Southern Records
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14 novembre 2009
LE MAGAZINE DES LIVRES n°20/DANS LES KIOSQUES LE 16 NOVEMBRE

MAGAZINE
Dossier
Les talents fourvoyés de la Collaboration littéraire, par Frédéric Saenen
RENCONTRES
Une vie d’écrivain
Charles Dantzig. L’esthétique de la fuite, par Thierry Richard
Entretiens
Delphine de Vigan : « J’écris mes livres à voix haute. », par Christophe Henning
Lucien Suel. Une aventure poétique, par Guy Darol
Bruno de Cessole. Pour l’honneur d’un fils, par Stéphanie des Horts
Brian Evenson. De l’Épitre au chapitre, par Bartleby
Patrick Eudeline. Dandy de l’asphalte, par Pierre Gillieth
Alexandre Skorobogatov. Anticonformiste, par Léthée Hurtebise
Yves Frémion. Observateur de la chaine du livre, par Joseph Vebret
Sébastien Lapaque. Écrivain française, par Christopher Gérard
LIRE & RELIRE
Classique
Les lettres latines à l’honneur. Ovide retraduit par Marie Darrieussecq,
par Jean-François Foulon
Aparté
Conseils aux écrivains qui veulent soigner leur image,
par Christian Cottet-Emard
LE CAHIER DES LIVRES
Critiques
En vrac, par Stéphanie des Hors
Tirés à part, par Éric Poindron
Bonnes feuilles
La sélection d’Annick Geille
Françoise Sagan, Des yeux de soie
Christine Jordis, L’aventure du désert
Pierre-Louis Basse, Comme un garçon
Yann Moix, Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson
Pascal Bruckner, Le paradoxe amoureux
Eli Flory, Le dico incorrect de la littérature
CHRONIQUES
Digressions
Écrire à la marge, par Joseph Vebret
Économie du livre
Kindle surprise, par Christophe Rioux
Les livres que vous n’avez pas lus
Michel Le Bris, homme-monde, par Bertrand du Chambon
Relecture
Verre cassé d’Alain Mabanckou, par Stéphanie Hochet
Lire la musique
Mille Bashung, par Guy Darol
Les mains dans les poches
D’Henry James à George Steiner, par Anthony Dufraisse
Chemin faisant
De la couleur des rêves, par Pierre Ducrozet
Musique & littératures
Marcel Amont, le tour de chant en 80 ans, par Jean-Daniel Belfond
Cinéma & littératures
Délicate adaptation, par Anne-Sophie Demonchy
Il était une fois l’Auteur…
L’Auteur concourt à un prix par Emmanuelle Allibert
Visages d’écrivains
Claude Lévi-Strauss, par Louis Monier
Avec : Emmanuelle Allibert, Marc Alpozzo, Bartleby,
Matthieu Baumier, Jean-Daniel Belfond, Brigit Bontour,
Arnaud Bordes, Christian Cottet-Emard, Guy Darol,
Hubert de Champris, Anne-Sophie Demonchy,
Stéphanie des Horts, Bertrand du Chambon, Pierre Ducrozet,
Anthony Dufraisse, Eli Flory, Jean-François Foulon,
Annick Geille, Christopher Gérard, Pierre Gillieth,
Christophe Henning, Stéphanie Hochet, Léthée Hurtebise,
Pierre Jobic, Valère-Marie Marchand, Gerald Messadié,
Christophe Mory, Jean-Jacques Nuel, Olivier Philipponnat,
Éric Poindron, Jean-Yves Reuzeau, Thierry Richard,
Christophe Rioux, Frédéric Saenen, Cécile Thomas,
Sarah Vajda, Marc Villemain, Carole Zalberg.
Photos : Louis Monier. Illustrations : Miège et Innocent.
Coordination : Delphine Gay.
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13 novembre 2009
FESTIVAL JAZZ N' KLEZMER

Le Festival Jazz’n’Klezmer 2009 aura lieu à Paris du 14 novembre au 3 décembre 2009, au Forum des Images, à La Bellevilloise, au Centre Barbara Fleury Goutte d’Or et à l’Espace Rachi.
De nouveaux artistes de le scène klezmer internationale, du jazz, et des musiques du monde:
Freylekh Trio et son Goulash System avec la grande Erika Serre, Mor Karbasi au ladino vibrant, Amsterdam Klezmer Band, David Krakauer et le Klezmer Madness feat. Socalled pour une dernière représentation à Paris avant longtemps, Suites africaines et son balafon de Guinée, Tsimtsoum et Faren Khan, deux formations nées des ateliers klezmer de Paris qui voguent depuis plusieurs années. Et Boom Pam ... Eclectisme pop-rock-greco-klezmer made in Tel Aviv.
Pour la soirée de clôture, Click ouvre la piste à Oy Division, Maîtres de cérémonies klezmer qui invitent pour quelques titres, Brad Scott au yukulélé (bassiste de Bashung, Higelin, Arthur H...): quelques chansons de Gainsbourg en Yiddish ...
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12 novembre 2009
DWIGHT TRIBLE & THE LIFE FORCE TRIO/LOVE IS THE ANSWER/2005

Multicartes angelnos, Carlos Niño est surtout l'excellente moitié d'Ammoncontact et de Build An Ark, formations d'élites dans les domaines du hip-hop épicé d'abstrakt. « Spaceways », son émission de radio sur KPFK, reçoit chaque semaine de bien belles figures. Niño rencontre Dwight Trible, chanteur du Pharoah Sanders Quartet et du Horace Tapscott Pan Afrikan Peoples Arkestra, une voix exceptionnelle que surent employer Bobby Hutcherson et Harry Belafonte. Un coup de foudre. Carlos Niño comprend qu'il va sculpter une merveille en posant des loops de guitares et de piano sur l'organe hiératique d'un Dwight Trible sommant le monde de revenir au précieux principe de l'amour. Irréprochable. La question est d'actualité. Les combinaisons deep jazz hip-hop qui servent cet album atteignent l'infiniment grand. Augmenté de suppléments instrumentaux et d'un film relatant l'épopée, Love Is The Answer est un stupéfiant équilibre entre George Clinton, Afrika Bambaata et Alice Coltrane. Suprême. Guy Darol
DWIGHT TRIBLE & THE LIFE FORCE TRIO
Love Is The Answer
Ninja Tunes/PIAS
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11 novembre 2009
FAT FREDDY'S DROP/BASED ON A TRUE STORY/2005

Comme le purple haze des voyages versicolores, le fat freddy's drop désigne un acide qui permet de repeindre sans effort la chapelle Sixtine. Le septet de Joe Dukie propulse l'imagination dans des contrées assurément psychédéliques sans qu'il soit utile de recourir au chaudron lysergique. Il suffit de se détendre au son reggae dub de cette suave musique d'intérieur pour atteindre des sensations voisines de ce que l'on nomme communément le bonheur. Based On A True Story est un très bon premier album né à Wellington (Nouvelle-Zélande) des amours d'un singer songwriter ayant eu un grand-père confondu avec la légende de Duke Ellington et de l'underground saga comix de Gilbert Shelton : The Fabulous Furry Freaks Brothers. Drôle de mélange me direz-vous. L'origine de ce combo qui met en avant cuivres et claviers est aussi trouble qu'est limpide sa musique (totalement vénérée par Gilles Peterson), à la condition toutefois que l'on admette certaines interférences. La force de cet album est de puiser dans les capillaires qui allient folk et soul, roots et électronica, ambiances éthérées nostalgia (façon Wax Tailor) et funk drum'n'bass réussi (manière Treva Whateva). Guy Darol
FAT FREDDY'S DROP
Based On A True Story
(Kartel/Discograph)
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10 novembre 2009
MANDIARGUES-PAULHAN/CORRESPONDANCE 1947-1968

La correspondance Jean Paulhan - André Pieyre de Mandiargues réunit trois cents lettres, cartes et billets échangés entre 1947 et 1968 sur le ton de l'amitié fervente passé au sas de l'ironie mordante et de la pensée désobligeante. Sans doute le meilleur zoom sur la NRF reparue en 1953, co-dirigée par Jean Paulhan et dans laquelle André Pieyre de Mandiargues donne sa rubrique « Le Temps, comme il passe ».
Où il est question de l'internement d'Isidore Isou, de Maurice Saillet en « petite vermine », d'Albert Paraz en « dangereux jettatore », de René Char à « l'attitude résistante », d'orthographie, du « poète trop peu connu » Maurice Blanchard, du marquis Hervey Saint-Denis, de Raymond Radiguet réécrit par Grasset, d'Histoire d'O comparé à La Princesse de Clèves, de Jean-Pierre Duprey, de la figure horrible et épouvantable du mot Académie (entendre l'Acadéfraise), du passage à tabac de Georges Hugnet, puni d'avoir mal écrit sur Benjamin Péret, du pacifiste et libertaire Louis Lecoin mais aussi de Filippo de Pisis, de Jean Dubuffet et de bien d'autres choses sapides.
Cette édition a été établie, minutieusement annotée et superbement préfacée par Eric Dussert et Iwona Tokarska-Castant.
Je précise qu'Eric Dussert est le fournisseur alerte et croustillant de L'Alamblog ainsi que le directeur de la collection L'Alambic aux éditions de L'Arbre vengeur. Quant à Iwona Tokarsaka-Castant, elle est l'une des meilleures exégètes de l'œuvre d'André Pieyre de Mandiargues.
André Pieyre de Mandiargues - Jean Paulhan
Correspondance 1947 - 1968
Les Cahiers de la NRF
Editions Gallimard
442 pages, 35 €
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09 novembre 2009
FESTIVAL PRESENCES/RADIO FRANCE/HOMMAGE A FRANK ZAPPA

Le deuxième week-end du festival Présences 2009-2010 aura lieu à Paris du 13 au 15 novembre. La promesse en est simple : Peter Êötvös rend hommage à un trublion nommé Frank Zappa. Ouverture des festivités le 13 à 20h, salle Olivier Messiaen, avec la participation, notamment, du Choeur et de l'Orchestre Philharmonique de Radio France.
Frank Zappa (1940-1993), compositeur et guitariste américain, reste seize ans après sa mort une figure unique, ambiguë, adulée. Né à Baltimore, mort à Los Angeles, et bien qu'étant lui-même un marginal dans le monde du rock, Zappa fait figure de mythe : son public est formé d'inconditionnels absolus, exclusivement.
Au fait, comment s'est-il fait connaître ? Par le biais des Mothers of Invention, dans les années 60, avant de mener par la suite des projets parallèles. Expérimentation et dérision sont les clefs de son œuvre. En inventant et réinventant le jazz-rock et en y amenant des influences hétéroclites improbables, Zappa, même si le grand public est passé à côté de la plupart de ses créations, fait partie du cercle fermé des créateurs qui ont marqué la musique du XXe siècle.
Et puis, il y eut ce concert du 9 janvier 1984, au Théâtre de la Ville à Paris, au cours duquel Pierre Boulez et son Ensemble Intercontemporain donnèrent en création mondiale trois œuvres de Zappa. Ce surprenant rapprochement entre la carpe et le lapin eut un retentissement certain dans les deux milieux concernés : les réactions des adorateurs du maître de l'Ircam se croisant avec celles des aficionados du rocker marteau sont à mettre au panthéon de l'incompréhension qui règne généralement à propos de ce genre de tentative. La stature des deux protagonistes donna toutefois à ce projet une ampleur hors du commun.
The Perfect Stranger - Dupree's Paradise
Un mot, par Zappa lui-même, sur les deux oeuvres qui seront jouées le 13 décembre.
«Dans The Perfect Stranger, un représentant de commerce fait du porte-à-porte, accompagné de son fidèle aspirateur industriel de type mutant-gitan, et caracole de manière licencieuse avec une ménagère débraillée.
Nous entendons la sonnette de la porte d'entrée. Les sourcils de la dame se lèvent tandis qu'elle aperçoit, à travers les rideaux défraîchis, le bout de l'appareil ménager. Puis c'est le sac à poussière de démonstration qui est éparpillé sur le tapis et on nous assène un assortiment de réflexions très exagérées concernant la valeur spirituelle du chrome, du caoutchouc, de l'électricité et du bon ordre domestique. Toute la transaction est observée à bonne distance par Patricia, la chienne, assise sur une chaise de bébé.
«Dupree's Paradise est un bar situé sur Avalon Boulevard à Watts. Il est six heures du matin, un certain dimanche de 1964. La jam-session matinale est en cours. Pendant sept minutes environ, les habitués (ivrognes, musiciens, dégénérés et policiers) font justement les choses qui en font des marginaux.»
Pourquoi Peter Eötvös ?
Compositeur sérieux, auteur des opéras Trois soeurs, Le Balcon et Angels in America, Peter Eötvös éprouve une passion de toujours pour Zappa, qui ne s'explique pas. Ou plutôt qui pourrait s'expliquer, mais qui résiste malgré tout à toute tentative d'épuisement par la raison. Ce qui nous vaut, après la mémorable intégrale Varèse, les 3 et 4 octobre, un festival Zappa en trois concerts, le temps de ce deuxième week-end Présences.
Le 13 novembre, Peter Eötvös fera entendre deux de ses propres partitions, Seven et Ima, données en création française et juxtaposées aux deux oeuvres de Zappa précitées. Il nous parle ici lui-même de son concerto pour violon Seven.
Seven (Memorial for the Columbia Astronauts)
«La catastrophe de la navette spatiale Columbia, le 1er février 2003, fut un événement dramatique qui m'a beaucoup affecté. L'image d'un casque d'astronaute vide et intact qui faisait partie des débris trouvés au sol a symbolisé pour moi cette tragédie dans laquelle sept personnes ont trouvé la mort peu de temps avant le retour de la navette sur Terre.
«J'avais le projet d'écrire un concerto pour violon depuis longtemps. Etant donné les événements tragiques de la 28e Space Shuttle Mission, j'ai repris cette idée ; le concerto pour violon comme dialogue entre soliste et orchestre me paraissait particulièrement approprié pour donner une forme musicale à la mémoire des astronautes tués.
Chacun des sept astronautes a reçu sa cadence dédicatoire personnelle. La composition même reflète la représentation de leurs personnalités, par exemple par des réminiscences des cultures musicales de Kalpana Chawla, l'astronaute américaine née en Inde, et d'Ilan Ramon, le premier Israélien dans l'univers.
Le nombre 7 définit la structure musicale et rythmique de l'œuvre, et décrit en même temps le principe fondamental de la composition : 49 musiciens sont divisés en 7 groupes. Outre le violon soliste, il y a 6 autres violons qui se dispersent dans la salle. Ils ressemblent sept satellites ou âmes sonnant et planant dans l'espace.
«Le concerto pour violon Seven est un monologue très personnel et l'expression musicale de ma compassion pour les sept astronautes qui ont laissé leur vie pour l'exploration de l'univers et la concrétisation d'un rêve humain.»
IMA, prière pour un continent disparu
IMA est le second volet d'un dyptique commencé avec Atlantis. La première œuvre se concentrait sur la civilisation développée du huitième continent mystérieux qui fut détruit par un tremblement de terre. Avec IMA, Peter Eötvös s'en rapproche de nouveau, mais avec une autre perspective, à savoir d'un point de vue d'aujourd'hui. Le chœur qui, selon Eötvös, «est identique à nous» regarde l'Atlantide disparue du haut du présent... Le mot hongrois IMAsignifie «prière».
Dans ce contexte, IMA non seulement commente la fin de l'île mais témoigne d'un nouveau départ.
Utilisant une langue phonétique, Eötvös adhère à l'hypothèse selon laquelle les habitants de l'Atlantide n'ont vraisemblablement pas communiqué entre eux sous une forme grammaticale logique, mais sous une forme magique animiste.
Un chaos primitif devrait toucher tous les gens au fond de leurs âmes : IMA nous fait sentir les fondations de la civilisation humaine.
F. P.
13 Novembre 2009 à 20H00
Présences
Maison de Radio France /Paris
Salle Olivier Messiaen
Le concert du 13 novembre sera diffusé en différé sur France Musique.
Source : RADIO FRANCE
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| Tags : frank zappa, peter eötvös, festival présences, radio france, musique, culture, novembre 2009 |
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08 novembre 2009
BAUCHKLANG/MANY PEOPLE/2006

La tradition du human beat box est à chercher loin, du côté de l'incompréhensible et de son phrasé-grenouille préconisé par Jean-Pierre Brisset. Il faut se familiariser avec Valène Novarina pour saisir les portées de la voix, les possibilités du verbe cru, a capella. Bien sûr, dans le domaine du chant pastichant l'instrumentarium, il y eut Bobby Mc Ferrin (« Don't worry be happy ») et les vocalises chatoyantes de Pow Wow. Puis vint Bauchklang (« son du ventre » en allemand) et cela mit un frein à l'amusement. Les six viennois mettaient la voix en couronne. Ils la plaçaient au-dessus de tout. Des virtuosités guitaristiques, du drumming le plus époustouflant. À petits coups de luettes et de replis musculo-membraneux, ils parvenaient à acculer les plus nobles prouesses instrumentales du côté de l'insignifiant. Bauchklang inventa la voix dépassant la chose. Avec Jamzero (2001), ils accomplissaient un exploit remarqué, celui de concurrencer les prestations électroniques. On croyait cet effort sans lendemain. On pensa que Bauchklang avait jeté toute sa science vocale dans ce seul artefact. C'était méconnaître l'opiniâtreté du vocal group project. Nos autrichiens ont plus de cordes à leur arc que toute une armada de compositeurs numériques. Ils savent faire à voix nue ce que l'ordinateur peine à bruire. Au-delà d'une expérimentation vocale plus que sidérante, ils effectuent avec Many People un voyage en 17 stations à travers dub, drum'n'bass, ragga et hip-hop. Nasarde à la technologie, Bauchklang témoigne une fois de plus des avancées de la chair sur l'outil. Guy Darol
BAUCHKLANG
Many People
(Klein Records/Nocturne)
Produit par Bernard Aigelsreither
Enregistré en Autriche aux Sanberdino Musicstudios
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| Tags : bauchklang, bobby mc ferrin, human beat box, musique |
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07 novembre 2009
CARMELO ARDEN QUIN

Carmelo Arden Quin, Almagro 1947, huile sur carton
Le monde des Arts reconnaît la place qu'occupe Arden Quin pour avoir osé, dès 1936, substitué l'idée du tableau-objet à celle du tableau-fenêtre. L'exposition de ses derniers travaux, en 2008, à la Maison de l'Amérique Latine à Paris, témoigne de sa créativité toujours en éveil. Carmelo Arden Quin est né le 16 mars 1913, à Rivera, en Uruguay. Arrivé en France, en 1948, il vit et travaille depuis lors en région parisienne. Il a fondé en 1946 le mouvement MADI. Il continue de l'animer. Le mouvement MADI, apparu à Buenos Aires, en 1946, sous l'influence de cet artiste, se veut avant tout un mouvement rassemblant toutes les formes d'art moderne, dans une démarche dialectique de l'art. Son nom, MADI, est une invention s'inscrivant dans un rapport avec l'histoire de l'art en perpétuel renouvellement. Le MADI (matérialisme dialectique) en rappel du mouvement DADA, et du mouvement surréaliste, s'inscrit dans une démarche dialectique, logique de l'art en marche dans l'histoire. L'art est un affranchissement dans une société en devenir constant. Le mouvement MADI ne veut dicter aucune règle, ne veut s'appuyer sur aucune théorie restrictive, d'ordre idéologique ou autre. Il clame la totale liberté dans les moyens d'expression, les formes et les matériaux utilisés, ou avec l'utilisation de l'espace. Son objectif et son seul impératif est de s'échapper des limites, de sortir du carcan traditionnel de la toile peinte héritée de la Renaissance, considérant que l'art est dans l'espace, et qu'il se doit d'explorer toutes les possibilités qui peuvent exister dans la confrontation entre la forme créée et toutes les dimensions de l'espace environnant.
Le mouvement MADI veut exprimer un art universel s'appuyant sur les règles fondamentales de la physique et de la géométrie, comme le seraient aussi les mathématiques, norme universelle s'appliquant à tous les domaines de la création humaine.
Davantage qu'un mouvement esthétique ou purement plastique, MADI se revendique libre par rapport aux habitudes, aux traditions, aux orthodoxies qui subsistent dans l'art, comme dans tous les autres domaines de l'activité humaine.
Pour restituer ces œuvres dans leur genèse et dans cette dialectique du mouvement artistique international, il convient de rappeler les origines dans les formes géométriques qui se sont dessinées dans l'art visuel du XXème siècle, avec, à partir de 1915 l'apparition, en Allemagne, de Kandinsky, en Russie de Larionov, en Hollande de Mondrian, et l'on pourrait citer Picabia ou encore Kupka.
L'abstraction s'exprimant au travers les différents courants liés aux influences et aux personnalités des artistes a donné naissance à une nouvelle tendance qualifiée de « mouvance construite internationale », sous l'influence première des artistes russes engagés dans la révolution de 1917 ; elle se caractérise, dès les années 1920, par la représentation, puis la construction, de formes et d'assemblages géométriques épurés, autour de principes tels que l'économie des moyens, la simplicité, la rigueur, l'intensité associées à un infini de combinaisons possibles. Ainsi les formes se sont trouvées synthétisées au travers des figures géométriques élémentaires que sont le carré, le triangle, le polygone, la courbe, le cercle, la croix, le point ; les artistes cherchant à exprimer toutes les expressions de l'homme : le plaisir ou la joie, la créativité ou l'imagination, la spiritualité ou la contemplation, par des traits graphiques renvoyant aux tracés fondamentaux les plus simples. Selon les pays, et les principes élaborés par les artistes engagés dans ces recherches picturales, ce mouvement vers l'abstraction géométrique a porté différents noms : le constructivisme, le suprématisme, le néo-plasticisme, le géométrisme, l'art concret, l'art cinétique, mais il est toujours caractérisé par une recherche commune de la pureté géométrique minimaliste.
Il est impossible de dissocier l'histoire du mouvement MADI de la vie de son créateur qu'est Carmelo Arden Quin Alves Oyarzun, né il y a 96 ans, à Rivera, petite ville située à la frontière entre l'Uruguay et le Brésil.
A partir de 1985, les expositions et les conférences consacrées au mouvement MADI se multiplient dans le monde entier. Ainsi, en 1992, le Museum of Art (MOMA) de New York présente une grande exposition « Art d'Amérique Latine» avec une importante salle dédiée à Carmelo Arden Quin. Cette exposition est reprise ensuite au Centre Georges Pompidou, à Paris. Parmi les dernières grandes expositions, en hommage à Carmelo Arden Quin, je peux signaler celle qui s'est déroulée à Madrid, au « Centro de Arte Reina Sofia », en 1997, complétée par une superbe exposition à « La Maison de l'Amérique Latine » en 2008.
Je remercie Carmelo de son enthousiasme, de sa beauté de cœur et pour tout ce qu'il a pu apporter à la peinture, aux hommes, aux femmes, à l'art en somme. Aussi, je garde le précieux souvenir, que je ne suis pas prêt d'oublier, de notre voyage de jeunesse magnifique en 1976, avec notre ami Philippe Duchemin, en Land Rover, à moto et à pied, au cœur des Cévennes. Des nuits entières, tout prêt du ciel, grandiose, que nous touchions presque du doigt la nuit en nous endormant, comme auraient voulu le faire tant d'enfants, en découvrant la beauté du spectacle naturel, tout là-haut, sur la ligne du dôme au Causse Méjean, où nous avions étalés nos sacs de couchage et où, pour une fois, nous n'avions plus le désir de peindre, sachant très bien que l'œuvre que nous contemplions était unique et rare. Quels moments Carmelo! Quels moments Philippe ! Bienvenu Merino

Domaine. Huile/bois/relief/plastique. Format : 65x100. Paris 1994

Carmelo Arden Quin avec Bienvenu Merino. Causse Méjean 1976. Photo Philippe Duchemin

Carmelo Arden Quin
05:43 Publié dans DISSIDENCE UNIVERSELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : carmelo arden quin, artiste peintre, histoire de l'art, madi, abstraction géométrique, art, culture |
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06 novembre 2009
CABALLERO REYNALDO/ARF!/FRANK ZAPPA AU TRITON
05:13 Publié dans FRANK ZAPPA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : frank zappa, caballero reynaldo, arf!, le triton, rock, jazz, musique, culture, paris, les fils de l'invention |
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05 novembre 2009
SIMON SIEGMANN & JEAN-MICHEL ESPITALLIER/PUTAIN DE BORDEL DE MERDE

L'écrivain et entertainist Jean-Michel Espitallier accompagné du scénographe et plasticien Simon Siegmann vous convient à un putain de bordel de merde de spectacle assurément rosse et peu suave, le 7 novembre 2009 à La Bellone, 46 rue de Flandre, Bruxelles. Prenez d'ores et déjà vos dispositions pour assister à ce faramineux ébouillantage.
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06:41 Publié dans DISSIDENCE UNIVERSELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : jean-michel espitallier, simon siegman, bruxelles, poésie, musique, culture, novembre 2009 |
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04 novembre 2009
PHILIPPE LAGAUTRIERE

Chaque jour, je reçois centaine de mails, centaine d'invitations plus ou moins excitantes. Parfois, je fais passer et c'est ainsi que l'information se retrouve sur Rien ne te soit inconnu. Voici (et je me demande quel chemin de dédale l'a conduit jusqu'à moi) Philippe Lagautrière et ses tampons épinalesques. Lagautrière, enfant perpétuel. Voici les images d'un Missel onirique. Allez donc y lancer vos mirettes. C'est beau comme Mandrake revenu parmi nous.


06:37 Publié dans DISSIDENCE UNIVERSELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : philippe lagautrière, art, artiste, exposition, novembre 2009, culture, paris |
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03 novembre 2009
MAURICE NADEAU/CLAUDIO MAGRIS/PHILIPPE DI MEO

À L’OCCASION DU NUMÉRO 1000 DE LA QUINZAINE LITTÉRAIRE ET DE LA PARUTION, EN FRANÇAIS, DU MONUMENTAL LOIN D’OÙ ?, DE CLAUDIO MAGRIS, on pourra rencontrer et entendre, le mardi 17 novembre :
- Maurice NADEAU, journaliste, écrivain, éditeur, qui a fondé et dirige depuis plus de quarante-trois ans La Quinzaine littéraire (Journal en public, réflexions critiques, Maurice Nadeau / La Quinzaine littéraire, 2006),
- Claudio MAGRIS, écrivain italien, universitaire et germaniste, spécialiste de la culture "mittel-européenne", chroniqueur au Corriere della Sera (entre autres titres : Danube, essai, Gallimard / "L'Arpenteur", 1988, Microcosmes, essai, Gallimard / "L'Arpenteur", 1998, Utopie et Désenchantement, essai, Gallimard / "L'Arpenteur", 2001, À l'aveugle, roman, Gallimard / "L'Arpenteur", 2006, Vous comprenez donc, théâtre, Gallimard / "L'Arpenteur", 2008, Loin d'où ? – Joseph Roth et la tradition juive-orientale, essai, Le Seuil, 2009),
- Philippe DI MEO, traducteur et poète, collaborateur régulier de La Quinzaine littéraire(Carlo Emilio Gadda ou l'espalier généalogique, essai, Java, 1994)

Le mardi 17 novembre 2009 à 19h30, dans le cadre des Mille-Feuilles, au restaurant – rénové – Les Fous de l'Île
(33 rue des Deux-Ponts – 75004 Paris, métro: Pont-Marie, tél.: 01 43 25 76 67)
05:58 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : maurice nadeau, claudio magris, philippe di meo, la quinzaine littéraire, rencontre, littérature, culture, gastronomie |
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