08 novembre 2009
BAUCHKLANG/MANY PEOPLE/2006

La tradition du human beat box est à chercher loin, du côté de l'incompréhensible et de son phrasé-grenouille préconisé par Jean-Pierre Brisset. Il faut se familiariser avec Valène Novarina pour saisir les portées de la voix, les possibilités du verbe cru, a capella. Bien sûr, dans le domaine du chant pastichant l'instrumentarium, il y eut Bobby Mc Ferrin (« Don't worry be happy ») et les vocalises chatoyantes de Pow Wow. Puis vint Bauchklang (« son du ventre » en allemand) et cela mit un frein à l'amusement. Les six viennois mettaient la voix en couronne. Ils la plaçaient au-dessus de tout. Des virtuosités guitaristiques, du drumming le plus époustouflant. À petits coups de luettes et de replis musculo-membraneux, ils parvenaient à acculer les plus nobles prouesses instrumentales du côté de l'insignifiant. Bauchklang inventa la voix dépassant la chose. Avec Jamzero (2001), ils accomplissaient un exploit remarqué, celui de concurrencer les prestations électroniques. On croyait cet effort sans lendemain. On pensa que Bauchklang avait jeté toute sa science vocale dans ce seul artefact. C'était méconnaître l'opiniâtreté du vocal group project. Nos autrichiens ont plus de cordes à leur arc que toute une armada de compositeurs numériques. Ils savent faire à voix nue ce que l'ordinateur peine à bruire. Au-delà d'une expérimentation vocale plus que sidérante, ils effectuent avec Many People un voyage en 17 stations à travers dub, drum'n'bass, ragga et hip-hop. Nasarde à la technologie, Bauchklang témoigne une fois de plus des avancées de la chair sur l'outil. Guy Darol
BAUCHKLANG
Many People
(Klein Records/Nocturne)
Produit par Bernard Aigelsreither
Enregistré en Autriche aux Sanberdino Musicstudios
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07 novembre 2009
CARMELO ARDEN QUIN

Carmelo Arden Quin, Almagro 1947, huile sur carton
Le monde des Arts reconnaît la place qu'occupe Arden Quin pour avoir osé, dès 1936, substitué l'idée du tableau-objet à celle du tableau-fenêtre. L'exposition de ses derniers travaux, en 2008, à la Maison de l'Amérique Latine à Paris, témoigne de sa créativité toujours en éveil. Carmelo Arden Quin est né le 16 mars 1913, à Rivera, en Uruguay. Arrivé en France, en 1948, il vit et travaille depuis lors en région parisienne. Il a fondé en 1946 le mouvement MADI. Il continue de l'animer. Le mouvement MADI, apparu à Buenos Aires, en 1946, sous l'influence de cet artiste, se veut avant tout un mouvement rassemblant toutes les formes d'art moderne, dans une démarche dialectique de l'art. Son nom, MADI, est une invention s'inscrivant dans un rapport avec l'histoire de l'art en perpétuel renouvellement. Le MADI (matérialisme dialectique) en rappel du mouvement DADA, et du mouvement surréaliste, s'inscrit dans une démarche dialectique, logique de l'art en marche dans l'histoire. L'art est un affranchissement dans une société en devenir constant. Le mouvement MADI ne veut dicter aucune règle, ne veut s'appuyer sur aucune théorie restrictive, d'ordre idéologique ou autre. Il clame la totale liberté dans les moyens d'expression, les formes et les matériaux utilisés, ou avec l'utilisation de l'espace. Son objectif et son seul impératif est de s'échapper des limites, de sortir du carcan traditionnel de la toile peinte héritée de la Renaissance, considérant que l'art est dans l'espace, et qu'il se doit d'explorer toutes les possibilités qui peuvent exister dans la confrontation entre la forme créée et toutes les dimensions de l'espace environnant.
Le mouvement MADI veut exprimer un art universel s'appuyant sur les règles fondamentales de la physique et de la géométrie, comme le seraient aussi les mathématiques, norme universelle s'appliquant à tous les domaines de la création humaine.
Davantage qu'un mouvement esthétique ou purement plastique, MADI se revendique libre par rapport aux habitudes, aux traditions, aux orthodoxies qui subsistent dans l'art, comme dans tous les autres domaines de l'activité humaine.
Pour restituer ces œuvres dans leur genèse et dans cette dialectique du mouvement artistique international, il convient de rappeler les origines dans les formes géométriques qui se sont dessinées dans l'art visuel du XXème siècle, avec, à partir de 1915 l'apparition, en Allemagne, de Kandinsky, en Russie de Larionov, en Hollande de Mondrian, et l'on pourrait citer Picabia ou encore Kupka.
L'abstraction s'exprimant au travers les différents courants liés aux influences et aux personnalités des artistes a donné naissance à une nouvelle tendance qualifiée de « mouvance construite internationale », sous l'influence première des artistes russes engagés dans la révolution de 1917 ; elle se caractérise, dès les années 1920, par la représentation, puis la construction, de formes et d'assemblages géométriques épurés, autour de principes tels que l'économie des moyens, la simplicité, la rigueur, l'intensité associées à un infini de combinaisons possibles. Ainsi les formes se sont trouvées synthétisées au travers des figures géométriques élémentaires que sont le carré, le triangle, le polygone, la courbe, le cercle, la croix, le point ; les artistes cherchant à exprimer toutes les expressions de l'homme : le plaisir ou la joie, la créativité ou l'imagination, la spiritualité ou la contemplation, par des traits graphiques renvoyant aux tracés fondamentaux les plus simples. Selon les pays, et les principes élaborés par les artistes engagés dans ces recherches picturales, ce mouvement vers l'abstraction géométrique a porté différents noms : le constructivisme, le suprématisme, le néo-plasticisme, le géométrisme, l'art concret, l'art cinétique, mais il est toujours caractérisé par une recherche commune de la pureté géométrique minimaliste.
Il est impossible de dissocier l'histoire du mouvement MADI de la vie de son créateur qu'est Carmelo Arden Quin Alves Oyarzun, né il y a 96 ans, à Rivera, petite ville située à la frontière entre l'Uruguay et le Brésil.
A partir de 1985, les expositions et les conférences consacrées au mouvement MADI se multiplient dans le monde entier. Ainsi, en 1992, le Museum of Art (MOMA) de New York présente une grande exposition « Art d'Amérique Latine» avec une importante salle dédiée à Carmelo Arden Quin. Cette exposition est reprise ensuite au Centre Georges Pompidou, à Paris. Parmi les dernières grandes expositions, en hommage à Carmelo Arden Quin, je peux signaler celle qui s'est déroulée à Madrid, au « Centro de Arte Reina Sofia », en 1997, complétée par une superbe exposition à « La Maison de l'Amérique Latine » en 2008.
Je remercie Carmelo de son enthousiasme, de sa beauté de cœur et pour tout ce qu'il a pu apporter à la peinture, aux hommes, aux femmes, à l'art en somme. Aussi, je garde le précieux souvenir, que je ne suis pas prêt d'oublier, de notre voyage de jeunesse magnifique en 1976, avec notre ami Philippe Duchemin, en Land Rover, à moto et à pied, au cœur des Cévennes. Des nuits entières, tout prêt du ciel, grandiose, que nous touchions presque du doigt la nuit en nous endormant, comme auraient voulu le faire tant d'enfants, en découvrant la beauté du spectacle naturel, tout là-haut, sur la ligne du dôme au Causse Méjean, où nous avions étalés nos sacs de couchage et où, pour une fois, nous n'avions plus le désir de peindre, sachant très bien que l'œuvre que nous contemplions était unique et rare. Quels moments Carmelo! Quels moments Philippe ! Bienvenu Merino

Domaine. Huile/bois/relief/plastique. Format : 65x100. Paris 1994

Carmelo Arden Quin avec Bienvenu Merino. Causse Méjean 1976. Photo Philippe Duchemin

Carmelo Arden Quin
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06 novembre 2009
CABALLERO REYNALDO/ARF!/FRANK ZAPPA AU TRITON
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05 novembre 2009
SIMON SIEGMANN & JEAN-MICHEL ESPITALLIER/PUTAIN DE BORDEL DE MERDE

L'écrivain et entertainist Jean-Michel Espitallier accompagné du scénographe et plasticien Simon Siegmann vous convient à un putain de bordel de merde de spectacle assurément rosse et peu suave, le 7 novembre 2009 à La Bellone, 46 rue de Flandre, Bruxelles. Prenez d'ores et déjà vos dispositions pour assister à ce faramineux ébouillantage.
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04 novembre 2009
PHILIPPE LAGAUTRIERE

Chaque jour, je reçois centaine de mails, centaine d'invitations plus ou moins excitantes. Parfois, je fais passer et c'est ainsi que l'information se retrouve sur Rien ne te soit inconnu. Voici (et je me demande quel chemin de dédale l'a conduit jusqu'à moi) Philippe Lagautrière et ses tampons épinalesques. Lagautrière, enfant perpétuel. Voici les images d'un Missel onirique. Allez donc y lancer vos mirettes. C'est beau comme Mandrake revenu parmi nous.


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03 novembre 2009
MAURICE NADEAU/CLAUDIO MAGRIS/PHILIPPE DI MEO

À L’OCCASION DU NUMÉRO 1000 DE LA QUINZAINE LITTÉRAIRE ET DE LA PARUTION, EN FRANÇAIS, DU MONUMENTAL LOIN D’OÙ ?, DE CLAUDIO MAGRIS, on pourra rencontrer et entendre, le mardi 17 novembre :
- Maurice NADEAU, journaliste, écrivain, éditeur, qui a fondé et dirige depuis plus de quarante-trois ans La Quinzaine littéraire (Journal en public, réflexions critiques, Maurice Nadeau / La Quinzaine littéraire, 2006),
- Claudio MAGRIS, écrivain italien, universitaire et germaniste, spécialiste de la culture "mittel-européenne", chroniqueur au Corriere della Sera (entre autres titres : Danube, essai, Gallimard / "L'Arpenteur", 1988, Microcosmes, essai, Gallimard / "L'Arpenteur", 1998, Utopie et Désenchantement, essai, Gallimard / "L'Arpenteur", 2001, À l'aveugle, roman, Gallimard / "L'Arpenteur", 2006, Vous comprenez donc, théâtre, Gallimard / "L'Arpenteur", 2008, Loin d'où ? – Joseph Roth et la tradition juive-orientale, essai, Le Seuil, 2009),
- Philippe DI MEO, traducteur et poète, collaborateur régulier de La Quinzaine littéraire(Carlo Emilio Gadda ou l'espalier généalogique, essai, Java, 1994)

Le mardi 17 novembre 2009 à 19h30, dans le cadre des Mille-Feuilles, au restaurant – rénové – Les Fous de l'Île
(33 rue des Deux-Ponts – 75004 Paris, métro: Pont-Marie, tél.: 01 43 25 76 67)
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02 novembre 2009
CONNAIT-ON GEORGES DUV(E)AU ?

Le nom de Georges Duvau se rattache à la création de L'Œuf Dur (1921-1924), revue qui publia Louis Aragon, Marcel Arland, Francis Carco, Blaise Cendrars, Jean Cocteau, Joseph Delteil, Pierre Drieu La Rochelle, Max Jacob, Valery Larbaud, Pierre Mac Orlan, Maurice Martin du Gard, François Mauriac, Henry de Montherlant, Paul Morand, Léon Pierre-Quint, Raymond Radiguet, Pierre Reverdy, André Salmon, Marcel Sauvage, Philippe Soupault, Pierre Naville ...
Mais le nom de Georges Duvau a principalement à voir avec ce monument passé désormais au silence qui est Le Testament romantique, roman publié en 1927 par Simon Kra.
Roman d'une vie dans lequel Georges Duvau (Meyssac, 1903 - Paris, 1958) se relate en un ton, en un style des plus grands.
« Je me soulève de l'ombre molle dans laquelle, à demi engourdi, j'ai travaillé sur quelques livres scolaires. Le crépuscule de juin alourdit l'espace : chargé de relents moites de cuisine, l'été s'abat dans ma chambre d'hôtel et mord sur ma chair. Je suspends le cours assoupi de la journée : je m'installe dans un rythme plus ample et toutes mes sensations jouent comme les postes de TSF au passage des ondes hertziennes. Contact du moi de la vie, sans toutefois l'enfantillage de marquer les points. »
Ainsi commence Le Testament romantique qu'il ne faut pas confondre avec Les Enfants perdus du Romantisme de Henri Lardanchet.
Voici le grand œuvre d'un enfant du Limousin, « pays de granit, de sources, faits pour la magie, la violence triste, la foi fanatique. » Tout est dit. Tout est vaste en ce roman sincère, conçu selon Georges Duvau afin de « nous libérer pour un temps de certaines obsessions métaphysiques » et de nous « rappeler opportunément les formes les plus humbles de l'amour ».
Il semble que Georges Duvau (dont le patronyme est le plus souvent répandu dans l'orthographe Duveau) serait l'auteur d'un seul livre littéraire. Quel livre !
Comme nous en informe Claire Paulhan dans ses notes aux Agendas de Jean Follain (Seghers, 1993), Georges Duveau fut réputé comme spécialiste de Raspail et de Proudhon.
Professeur de la chaire de Morale et de Sociologie à la faculté des lettres de Strasbourg, il publia Le Siège de Paris (Hachette, 1939), La Vie ouvrière sous le second empire (Gallimard, 1946), Raspail (PUF, 1948), Histoire du peuple français de 1848 à nos jours (Nouvelle Librairie de France) et Les Instituteurs (Seuil, 1957).
On le retrouve à de nombreuses pages des Agendas de Jean Follain qui le qualifie d"ami certain".

LE TESTAMENT ROMANTIQUE
Georges Duvau
Editions Kra, 1927
Collection Carnets Littéraires, série Française
243 pages
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01 novembre 2009
LOKA/FIRE SHEPHERDS/2006

Il existe une histoire septentrionale de l'electrojazz. Légende froide. Celle-ci retient les noms de Nils Peter Molvaer, de Wibutee, de Bugge Wesseltoft. De cette source jaillit la rencontre des rythmiques latines et du jazz expérimental. On y entend les ostinatos électroniques mêlés aux vents (évidemment froids) de trompettes soufflées à la manière de Miles Davis. Cette légende nordique n'est pas étrangère à la survenue de Loka, duo liverpudlien qui se fit connaître sur Xen Cuts, une compilation Ninja Tune. Depuis, un single est né. Puis un album de forte densité qui évoque successivement l'esthétique jazz-rock de Soft Machine, le groovy funk de Homelife, le nouveau jazz d'Erik Truffaz. Douceur apparemment passée de mode en ces temps où l'excitation est de mise. Y compris un certain rock'n'roll des prétendues origines. Loka ne se soucie guère des tonalités énervées du moment et propose un alliage de nuances entre electronica groovy et swing fidèle aux instruments de la vieille école. Cela donne sept titres inoubliables. Splendeur exigeante dont on ne peut plus se passer. Guy Darol
LOKA
FIRE SHEPHERDS
(Ninja Tune/PIAS)
Produit par Karl Webb et Marc Kyriaco
Enregistré au Studio Merseyide
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31 octobre 2009
PREXLEY/JEAN-MICHEL ESPITALLIER
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30 octobre 2009
AMIS DE SAINT-POL-ROUX

La Société des Amis de Saint-Pol-Roux, présidée par Mikaël Lugan, a pour but la promotion de l'œuvre de l'écrivain et poète Saint-Pol-Roux ; l'approfondissement des recherches concernant son œuvre et sa vie ; l'archivage et la mise en valeur des éléments découverts et collectés au cours de ces recherches ; la mise à disposition de cette banque de données auprès des chercheurs et amateurs présents et futurs ; le développement d'activités culturelles, de célébrations et de manifestations visant à mettre en valeur l'œuvre de Saint-Pol-Roux et le patrimoine culturel ainsi constitué ; la publication d'un bulletin présentant et diffusant les résultats de ses travaux auprès de ses membres.
Voici justement que paraissent deux livraisons du BASPR (Bulletin des Amis de Saint-Pol-Roux).

Le numéro 3 compile l'ensemble des recensions connues des Reposoirs de la Procession, trois tomes au long desquels le Magnifique s'affirme comme le mirifique poète en prose après Aloysius Bertrand.
La multiplicité des signatures est éblouissante : Albert Mockel, Camille Mauclair, Gustave Kahn, Henri Ghéon, André Fontainas, Francis de Miomandre, Jean de Gourmont ... Des lettres d'enthousiasme accompagnent le délicieux volume, celles de Maurice Barrès, Francis Jammes, Paul Valéry ...

Le numéro 4 rend compte d'une synergie, celle des admirateurs du Magnifique convaincus que La Dame à la faulx, pièce en cinq actes et dix tableaux, doit être montée à La Comédie Française. Voici articles, missives, cernant l'impossible événement ainsi que traces au sujet du Banquet Saint-Pol-Roux, celui donné à la Taverne Grüber, boulevard Saint-Denis, à Paris. Une effervescence que résument les noms de Claude Debussy, Paul Léautaud, Edouard Dujardin, Auguste Rodin, Jules Claretie, Victor Segalen, Carlos Larronde, Maurice Boissard (alias Léautaud)... Notez, en supplément de ce riche et enrichissant bulletin, une défense de Camille Mauclair par Eric Vauthier, intitulée Le coin des conteurs.
Vous ai-je persuadé de rejoindre la Société des Amis de Saint-Pol-Roux ?
Si oui, contacter la SASPR au 33, rue Montpensier 64000 Pau
Je salue le travail passionné, passionnel, passionnant de Mikaël Lugan qui nous rend visible Saint-Pol-Roux et ses contemporains majeurs.
Ah ! qu'alors l'écriture était belle. Mais je m'emporte, ô venimeuse nostalgia.
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LE SITE DES AMIS DE SAINT-POL-ROUX
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29 octobre 2009
CRLUSTRAUDE/2004

Sous ce nom de groupe qui aurait pu être choisi par Lovecraft se cache un trio (guitare, basse, batterie) au langage hallucinant. Les 9 titres de ce premier album éponyme viennent d'augmenter d'un coup la surface de l'étrange. Voici un précis de décomposition qui aurait pu enthousiasmer Cioran si jamais l'humoriste roumain s'était entiché de musique secouante. Crlustraude est-il un aérolite détaché du monde du jazz ou bien un éclat de rock arraché aux expériences de Robert Fripp ou de Roger Chapman ? Une chose est sûre, la liberté qui anime ce groupe a trouvé son inspiration chez Ornette Coleman. Et cette liberté épouse (si l'on peut dire) le ténébreux lyrisme de Robert Wyatt. Le batteur de Soft Machine devenu singer/songwriter « un ton au-dessus » occupe du reste une place importante dans ce précieux album avec une reprise superbement déstructurée d'« Alifib » et « Alife » provenant du sardanapalesque Rock Bottom. Le power trio (ère nouvelle) propose une lecture pareillement corrigée du « Sisters Of Mercy » de Leonard Cohen qui, une fois n'est pas coutume, rend la copie supérieure à l'original. Paysages sonores à la Harold Budd, distorsions vésuviennes selon les règles de mauvaise conduite des Sonic Youth, My Bloody Valentine et autres Slowdive, symphonies bruitistes manière Rhys Chatham constituent autant d'amers pour naviguer sur ce jeune océan miraculeusement né. Guy Darol
CRLUSTRAUDE
« Crlustraude »
YOLK JADE

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28 octobre 2009
JAZZ MAGAZINE 608/DANS LES KIOSQUES LE 30 OCTOBRE
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27 octobre 2009
MICHEL CHAMPENDAL/A GUY DAROL EN SOUVENIR DU FUTUR

Il faut des cures de Grand Wazoo (Ryko, 1972) pour amadouer, dans la liesse, les instants de karma que furent ma vie avec Michel Duprey (1953-1982) et Michel Champendal (1954-2009), deux aminches chers, deux camaros trop vite happés par la faulx. Pas un jour sans le manque.
Pour adoucir le manque, The Grand Wazoo est le meilleur véhicule, un transport qui m'emmène au temps des écoutes ludico-savantes, sapiento-déconnantes, temps sacré qui se perd désormais dans le grand rétroviseur.
En 1995, Michel Champendal publiait ses Mémoires, ses étranges Mémoires intitulés A Guy Darol, en souvenir du futur. C'est dire quel lien spatio-temporel nous unissait. Dans ce petit livre à le couverture bleu ciel, l'aminche des dérives diurnes-nocturnes exposait ses facettes, ses tours d'écriture, ses goûts pour Louis Lecoin, Emma Goldman, Gaston Criel, Alphonse Boudard, Erik Satie, Julien Blanc, Georges Brassens, Frank Zappa, Gustave Flaubert, Sébastien Morlighem, Jacques Aboucaya, Epictète, Albert Paraz, Guy Darol (mais oui !), Lucien Suel. Tout était dit des élans et de l'épanchement vital qui caractérisaient ce revuiste-poète-épistolier-flâneur-bibliothécaire-éditeur-pacifico-libertaire. Tout était semencé et de l'herbe a poussé, des oisillons sont devenus fleurs, les brins sont à présent grandets. Seulement, le manque est le manque et Champendal n'est pas fumée, tout comme Michel Duprey. Leurs battements de cœur se confondent aux miens.
Je ne sais si le livre existe toujours mais il fut publié naguère par Lucien Suel à l'enseigne Station Underground d'Emerveillement Littéraire. Programme que nous ne cessons de revendiquer.
CONTACTER
A GUY DAROL, EN SOUVENIR DU FUTUR
Michel Champendal
EDITIONS S.U.E.L.
102 rue de Guarbecque
62330 Berguette
ISBN 2-909834-16-6
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26 octobre 2009
ORLANDO DE RUDDER/ECRIVAIN DE L'OMBRE

Être ou ne pas écrire est l'un des 21 chapitres d'Écrivain de l'ombre, récit vécu. Orlando de Rudder sait à peu près tout faire (romans, essais, pamphlets, dictionnaires ...) et il nous le raconte. Il sait écrire pour les autres, inventer des recettes de vie (plus ou moins zen), faire le nègre, bidonner.
Il nous dit comment ça marche, le métier qui consiste à écrire des livres à la place de ceux (joli portrait de sous-officier !) qui se rêvent écrivains. Surtout, il explique l'impasse de toute tentative autobiographique et plaide (avec d'excellents arguments) en faveur de la fiction.
Cet hommage à la fiction (sous le couvert d'un récit sur le métier de nègre) est tout simplement une célébration de la littérature. Un livre pour écrivains et un traité pour ceux que ça tente.
ECRIVAIN DE L'OMBRE
Orlando de Rudder
Editions Pierre Mainard
124 pages, 13 €
CONTACTER
Editions Pierre Mainard
14, place Saint-Nicolas
47600 Nérac

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25 octobre 2009
CLOGS/STICK MUSIC/2004

L'inouï est un adjectif insuffisamment employé en musique. Le rare, l'exceptionnel et le déroutant ne font pas cohorte en ces temps où l'ordinaire est impérial. Seulement, il existe encore quelques têtes de mule, opiniâtres musiciens, obstinés compositeurs qui regimbent à se soumettre aux règles du commerce. C'est le cas de Clogs, quatuor américain dont le programme est d'abattre les cloisons qui divisent les genres et opposent les époques. Rien de semblable, tel pourrait être la devise de cet ensemble acoustique : violon, guitare, contrebasse, percussion. Stick Music, troisième opus, est un album dont on ne saurait dire s'il appartient au jazz, au post-rock ou à la musique savante contemporaine. Et peu importe d'ailleurs s'il se dérobe à toute griffe. Les références y sont multiples qui nous déplacent et nous remuent. L'univers de Clogs englobe l'Inde, l'Afrique, la musique klezmer. On y reconnaît des ambiances qui nous rappellent parfois les combinaisons instrumentales et mélancoliques des Rachel's, de Sigur Ros, le jazz de chambre de Tin Hat Trio, la profondeur et la transcendance d'Arvo Pärt, les mélodies aériennes de Toru Takemitsu. Cette musique de mystère (un mot qu'il faut comprendre au sens médiéval) a la densité d'une forme dure et cependant laineuse, comme un nuage qui nous porterait au-dessus des forêts. Guy Darol
STICK MUSIC
TALITRES
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24 octobre 2009
HARD'N'HEAVY/JEAN SYLVAIN CABOT & PHILIPPE ROBERT

Comme toujours, Philippe Robert est impeccable. En témoignent Rock, Pop, Un itinéraire bis en 140 albums essentiels, Great Black Music, Un parcours en 110 albums essentiels, Musiques Expérimentales, Une anthologie transversale d'enregistrements emblématiques, trois ouvrages totalement indispensables, parus aux éditions Le Mot et le Reste. Avec Jean-Sylvain Cabot, spécialiste du hard rock et ancien collaborateur de Rock & Folk, il décrit en une centaine de tableaux l'aventure du hard rock et du heavy metal à partir de 1966. Ce premier tome - un second devrait bientôt paraître - est placé sous le signe de Sonic Attack, nom d'un titre d'Hawkwind sur lequel chante l'écrivain de sci-fi Michael Moorcock.
Sélection d'albums significatifs d'une trajectoire coupée d'autres trajectoires (speed metal, glam metal, thrash metal, doom metal, grindcore ...), ce premier tome, qui nous emmène jusqu'en 1978, met en vedette les évidents (Led Zeppelin, Black Sabbath, Iron Butterfly, Mountain, Ten Years After, AC/DC, Judas Priest, Motörhead...) mais jette sa lumière documentée sur des groupes que l'on veut aussitôt découvrir ou redécouvrir. Ainsi de Gun, de Blue Cheer, de T2, de Josefus, y compris des Variations de Marc Tobaly naguère salués par Lester Bangs. Le volume bien nourri aiguise l'appétit d'écoute. L'ouvrage se lit de manière haletante. On ne peut passer outre.
HARD'N'HEAVY
1966-1978
SONIC ATTACK
Jean-Sylvain Cabot et Philippe Robert
Editions Le Mot et le Reste
240 pages, 20€
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SITE DES EDITIONS LE MOT ET LE RESTE
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22 octobre 2009
ANDRE BRETON/LETTRES A AUBE

Née le 20 décembre 1935, Aube est la fille d'André Breton et de Jacqueline Lamba. En décembre 1956, elle épouse le poète et peintre Yves Elléouët, auteur du Livre des rois de Bretagne (Editions Gallimard), de Falc'hun (Editions Gallimard) et de Tête Cruelle (Editions Calligrammes). De 1938 à 1966, André Breton se fait l'épistolier qui adresse à sa "petite fée" un grand nombre de lettres, cartes postales, collages et dessins. Les Lettres à Aube viennent de paraître, un volume de 174 pages émaillé d'impressions de voyages, d'évocation de la maison de Saint-Cirq-Lapopie, de nouvelles du surréalisme mais également de réflexions au quotidien sur les résultats scolaires de sa fille, l'argent de poche, l'alunissage de la sonde soviétique. Une mine pour en apprendre sur André Breton et la vie ordinaire.
ANDRE BRETON
Lettres à Aube
Présentation par Jean-Michel Goutier
Editions Gallimard

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21 octobre 2009
GERARD COURANT/CINEMA ELDORADO/DIJON

Jeudi 22 octobre, deux épisodes inédits des Carnets Filmés de Gérard Courant seront projetés au cinéma Eldorado de Dijon.
BURGUNDIA II
(2007, 1 heure 2 minutes)
PROMENADE DANS LES LIEUX DE MON ENFANCE DIJONNAISE
(2008, 1 heure 8 minutes)
GÉRARD COURANT est un cinéaste spécialisé dans les films au long cours. On connaît son CINÉMATON qu’il tourne depuis 1978 et qui dure environ 150 heures. On connaît moins ses CARNETS FILMÉS qu’il a commencés dans les années 1970, qu’il poursuit aujourd’hui et dont la durée dépasse les 100 heures. Les CARNETS FILMÉS sont des archives cinématographiques qui regroupent toutes sortes d’éléments épars : essais, notes, croquis, esquisses, repérages, reportages, voire des rushes ou des films inachevés rassemblés ici pour former un ensemble proche de l’esprit d’un journal en littérature ou des cahiers de croquis ou d’esquisses chez un peintre.
Jusqu’en 1992, les CARNETS FILMÉS de GÉRARD COURANT ne sont pas montés. Ils sont seulement conservés et classés dans un ordre chronologique de tournage. A partir de cette date, GÉRARD COURANT a commencé à monter les premières années en y adjoignant des inter-titres, un peu à la manière du cinéma muet. C’est en 1995 avec l’épisode LE PASSÉ RETROUVÉ que les CARNETS FILMÉS sont montés à mesure de leur tournage. Ces épisodes recouvrent des périodes allant en général de six mois à un an (et parfois même deux, voire trois ans) et durant entre 45 minutes et 2 heures. Peu à peu, ils sont transférés sur support numérique et GÉRARD COURANT les sonorise en composant des partitions sonores sur ce nouveau support.
Parallèlement à ses CARNETS FILMÉS en cinéma Super 8, GÉRARD COURANT tourne également des CARNETS FILMÉS en vidéo dont les épisodes recouvrent des durées beaucoup plus courtes. (De nombreux épisodes anciens ne sont pas encore montés ou sont en cours de montage). Certains épisodes recouvrant seulement quelques jours, voire un seul jour comme sa trilogie ALICUDI, filmée sur trois journées en 2007.
En 2007 et 2008, GÉRARD COURANT a filmé une dizaine d’épisodes avec téléphone portable qu’il a rassemblé sous le titre de DÉCALOGIE DE LA NUIT. Ces épisodes ont la particularité d’exister en deux versions différentes, le cinéaste oeuvrant un peu à la manière de musiciens qui composent des variations d’une même pièce sonore.
GÉRARD COURANT a terminé à ce jour 90 épisodes de ses CARNETS FILMÉS : 33 sur support cinéma Super 8, 38 sur support vidéo et 19 avec téléphone portable. En 2009, l’ensemble de ce film en cours de tournage perpétuel dure 102 heures.
Filmographie Carnets filmés en Super 8
1977 : Aurore collective (1er janvier 1971 - 31 décembre 1977) 30 minutes.
1978 : Le Contrebandier des profondeurs (1er janvier 1978 - 31 décembre 1978) 40 minutes.
1979 : Jardins clandestins (1er janvier 1979 - 31 décembre 1979) 1 heure 23 minutes.
1981 : Chemins intermédiaires (1er janvier 1980 - 31 décembre 1981) 1 heure 20 minutes.
1982 : Montagnes endormies (1er janvier 1982 - 31 décembre 1982) 1 heure 35 minutes.
1983 : Printemps météore (1er janvier 1983 - 18 mai 1983) 1 heure 25 minutes.
1983 : Le Naufragé et le prisonnier (24 mai 1983 - 26 juin 1983) 1 heure 20 minutes.
1983 : Le Voyageur sans ombre (29 juin 1983 - 6 août 1983) 1 heure 20 minutes.
1983 : L'Arbre de la vie (10 août 1983 - 30 novembre 1983) 1 heure 15 minutes.
1983 : Le Monde impatient (1er décembre 1983 - 31 décembre 1983) 1 heure.
1984 : Les Vivants et les morts (1er janvier 1984 - 31 mars 1984) 1 heure 30 minutes.
1984 : La Marche du temps (1er avril 1984 - 31 décembre 1984) 1 heure 15 minutes.
1985 : Nuits transparentes (1er janvier 1985 - 31 décembre 1985) 1 heure.
1986 : Les Jours et les nuits (1er janvier 1986 - 31 décembre 1986) 1 heure 15 minutes.
1987 : Le Passeur immobile (1er janvier 1987 - 31 décembre 1987) 1 heure 20 minutes.
1988 : L'Artifice et le factice (1er janvier 1988 - 31 décembre 1988) 2 heures.
1991 : Le Nouvel hiver (1er janvier 1989 - 31 décembre 1991) 1 heure 50 minutes.
1992 : La Terre des vivants (1er janvier 1992 - 30 juin 1992) 1 heure 7 minutes.
1992 : Travelling (1er juillet 1992 - 31 décembre 1992) 1 heure 3 minutes.
1993 : Vie (1er janvier 1993 - 31 décembre 1993) 1 heure 5 minutes.
1994 : Le Passager solitaire (1er janvier 1994 - 31 décembre 1994) 1 heure 40 minutes.
1995 : Le Passé retrouvé (1er janvier 1995 - 20 mai 1995) 1 heure 47 minutes.
1995 : Itinéraires héréditaires (21 mai 1995 - 8 novembre 1995) 1 heure 36 minutes
1996 : Le Ciel écarlate (8 novembre 1995 - 22 septembre 1996) 1 heure 31 minutes
1997 : Voyage au centre du monde (16 mars 1997 - 16 avril 1997) 1 heure 10 minutes
1998 : Le Nouveau désert (29 octobre 1996 - 31 décembre 1998) 1 heure 25 minutes.
1999 : Derrière la nuit (1er janvier 1999 - 31 décembre 1999) 1 heure 22 minutes.
2000 : Tout est brisé (1er janvier 2000 - 31 décembre 2000) 1 heure 20 minutes.
2001 : Route d'argent (1er janvier 2001 - 31 décembre 2001) 1 heure 50 minutes.
2002 : Zones césariennes (1er janvier 2002 - 31 décembre 2002) 48 minutes.
2003 : Car seuls les nouveaux Dieux ont mordu la pomme de l'amour (1er janvier 2003 - 31 décembre 2003) 1 heure 1 minute.
2004 : Délices lointains (1er janvier 2004 - 31 décembre 2004) 2 heures 5 minutes.
2006 : Là-bas (1er janvier 2005 - 31 août 2006) 1 heure.
Filmographie Carnets filmés en vidéo
1975 : Philippe Garrel à Digne (Premier voyage) (2 mai 1975) 1 heure 43 minutes.
1979 : Philippe Garrel à Digne (Second voyage) (28 avril 1979) 56 minutes.
1982 : Passions (entretien avec Philippe Garrel I) (6 juin 1982) 1 heure 32 minutes.
1988 : Et si on jouait (20 octobre 1988 - 25 octobre 1988) 27 minutes.
2001 : Place Saint Michel (15 janvier 2001 - 28 janvier 2001) 80 minutes.
2001 : Florence Loiret-Caille, Cinématon n° 2013 (17 janvier 2001) 29 minutes.
2001 : Lucia Sanchez, Cinématon n° 2014 (24 janvier 2001) 23 minutes.
2002 : Périssable paradis II (notes pour un monde nouveau) (2 septembre 2002 - 4 septembre 2002) 1 heure 21 minutes.
2003 : Autour de 24 Passions (18 avril 2003) 32 minutes.
2003 : Une semaine sainte (15 avril - 18 avril 2003) 1 heure 1 minute.
2004 : Marsiho (Journal du FID 2004) (3 juillet 2004 - 5 juillet 2004) 2 heures 3 minutes.
2004 : Lisa et Rose-Anaël (29 juillet 2004 - 30 juillet 2004) 30 minutes.
2004 : Causerie d'un Martien en exil à Lyon (26 juillet 2004) 52 minutes.
2004 : Un été amoureux (8 août 2004 - 17 septembre 2004) 1 heure 1 minute.
2004 : Exposicion (Journal du Mexique) (23 octobre 2004 - 11 novembre 2004) 2 heures 4 minutes.
2005 : Zouzou à Saint-Denis (5 février 2005) 44 minutes.
2005 : Marselha (Journal du FID 2005) (2 juillet 2005 - 6 juillet 2005) 1 heure 21 minutes.
2005 : Destination Fourvière (5 octobre 2005) 1 heure 28 minutes.
2005 : Lugdunum (Journal du festival Doc en Courts 2005) (6 octobre 2005 - 8 octobre 2005) 1 heure 38 minutes.
2006 : Un débat À travers l'univers (30 mars 2006) 1 heure 32 minutes.
2006 : L'Ascension de Notre-Dame de la Garde et la descente vers le Vieux-Port de Marseille (23 septembre 2006) 1 heure 2 minutes.
2007 : Jean-François Gallotte fait son cirque sur Zaléa TV (26 janvier 2007) 1 heure 2 minutes.
2007 : Voyage dans les îles du Frioul (23 février 2007) 42 minutes.
2007 : Alicudi 1 Bella (24 avril 2007) 1 heure 19 minutes.
2007 : Alicudi 2 Selvaggia (25 avril 2007) 1 heure 8 minutes.
2007 : Alicudi 3 Lontana (26 avril 2007) 1 heure 19 minutes.
2007 : Rituels (6 avril 2007 - 25 octobre 2007) 1 heure 54 minutes.
2008 : Fêtes blanches (21 mars 2008 - 20 septembre 2008) 1 heure 34 minutes.
2008 : Jean Cocteau, Derek Jarman, Dresde de sang et de feu sur Radio Libertaire (2 avril 2008) 33 minutes.
2008 : Coffret JM (25 juin 2008) 11 minutes.
2008 : Saint-Marcellin vu par Gérard Courant (24 décembre 1983 - 21 septembre 2008) 1 heure 56 minutes.
2008 : Promenade dans les lieux de mon enfance dijonnaise (2 novembre 2008) 1 heure 8 minutes.
2008 : Le Tour du lac Kir (3 novembre 2008) 48 minutes.
2008 : Un soir à Gennevilliers (13 décembre 2008) 19 minutes.
2008 : Illuminations (26 décembre 2008) 1 heure 3 minutes.
2009 : Tout était clair (2 avril 2009 - 25 mai 2009) 2 heures 8 minutes.
2009 : L'Anniversaire de Bambou (8 mai 2009) 1 heure 37 minutes.
2009 : Direction Sud-Est (8 août 2009 - 13 août 2009) 1 heure 28 minutes.
Filmographie Carnets filmés avec téléphone portable
2007 : Dans la gloire intime des nuages enflammés (26 novembre 2007 et 7 décembre 2007) 1 heure 15 minutes.
2007 : Dans la gloire intime des nuages enflammés II (26 novembre 2007 et 7 décembre 2007) 1 heure 15 minutes.
2007 : Banlieue Ouest (24 novembre 2007 et 9 décembre 2007) 42 minutes.
2007 : Banlieue Ouest II (24 novembre 2007 et 9 décembre 2007) 42 minutes.
2007 : Banlieue Est (12 décembre 2007 - 14 décembre 2007) 1 heure 11 minutes.
2007 : Banlieue Est II (12 décembre 2007 - 14 décembre 2007) 1 heure 11 minutes.
2007 : Massalia (20 décembre 2007) 27 minutes.
2007 : Massalia II (20 décembre 2007) 27 minutes.
2007 : Burgundia (23 décembre 2007 - 28 décembre 2008) 1 heure 2 minutes.
2007 : Burgundia II (23 décembre 2007 - 28 décembre 2008) 1 heure 2 minutes.
2008 : Le Temps et les rêves (9 janvier 2008 - 14 janvier 2004) 1 heure 11 minutes.
2008 : Le Temps et les rêves II (9 janvier 2008 - 14 janvier 2004) 1 heure 11 minutes.
2008 : Dresde de sang et de feu (24 janvier 2008 - 27 janvier 2008) 1 heure 2 minutes.
2008 : Dresde de sang et de feu II (24 janvier 2008 - 27 janvier 2008) 1 heure 2 minutes.
2008 : Louanges téméraires des heures divines (3 février 2008 et 6 février 2008) 1 heure 10 minutes.
2008 : Louanges téméraires des heures divines II (3 février 2008 et 6 février 2008) 1 heure 10 minutes.
2008 : La Ville des fantômes (15 et 16 décembre 2007, 6 et 19 janvier 2008, 10 février 2008) 2 heures 2 minutes.
2008 : La Ville des fantômes II (15 et 16 décembre 2007, 6 et 19 janvier 2008, 10 février 2008) 2 heures 2 minutes.
2008 : Rétrocompression (24 novembre 2007 - 10 février 2008) 45 minutes.
Renseignements :
LES AMIS DE CINEMATON
37, boulevard Rouget de Lisle
93100 Montreuil
Téléphone : 01 48 59 76 92
Courriel : gerard.courant@club-internet.fr
Site : www.gerardcourant.com
CINÉMA ELDORADO
Site : www.cinéma-eldorado.fr
03:26 Publié dans DISSIDENCE UNIVERSELLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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20 octobre 2009
DENIS COLIN & LA SOCIETE DES ARPENTEURS/SUBJECT TO CHANGE

Subject to Change opère un virage dans l’œuvre du clarinettiste-basse Denis Colin. Entouré d’une dizaine de musiciens de la scène parisienne, il invite sur ce nouveau projet le saxophoniste New-Yorkais Tony Malaby.
> le 23 octobre au Café de la Danse
(grande formation avec Tony Malaby) - À partir de 15,70€
> le 21 octobre au Sunside
(formation réduite avec Philippe Sellam) - À partir de 22€
Dans le cadre du Carefusion Jazz Festival Paris

08:57 Publié dans MUSIC SOUNDS BETTER WITH YOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19 octobre 2009
SEAN LENNON/ROSENCRANTZ AND GUILDENSTERN ARE UNDEAD

La bande originale du premier long métrage de Jordan Galland, Rosencrantz And Guildenstern Are Undead, signée Sean Lennon, sera disponible le 11 novembre prochain sur le label Chimera Music qui vient tout juste d'éditer le nouvel album de Yoko Ono avec le Plastic Ono Band (une réussite largement épaulée par Keigo Oyamada alias Cornelius).
Score instrumental d'un film de vampires shakespearien, cette BOF est renversante de bout en bout. Computerisé, avec le concours de Kool Keith et Miho Hatori (Cibo Matto) sur le titre Desire, ce troisième album de Sean Lennon est un joyau sonore qui appelle des comparaisons avec Ennio Morricone, François de Roubaix ou Lalo Schiffrin. Les quinze pièces du score s'emboîtent dans un monumental crescendo dont la principale vertu est de toucher au cœur. Peu de moyens, peu d'effets mais un sens aiguisé de l'émotion. Cette bande originale est d'ores et déjà à ranger parmi les chefs-d'œuvre du genre.
A ne manquer sous aucun prétexte.
SEAN LENNON
Rosencrantz And Guildenstern Are Undead
Chimera Music/La Baleine
CHIM02 CD/LP
LE 11 NOVEMBRE 2009
CONSULTER

06:23 Publié dans MUSIC SOUNDS BETTER WITH YOU | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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