23 août 2010
SYD BARRETT
Produit par Norman Smith aka Hurricane Smith (que j’ai vu chanter « Don’t Let It Die »,
son hit planétaire, dans un club de Salisbuy, UK), The Piper At The Gates Of Dawn (mai 1967) fut le grand œuvre de Syd Barrett, soleil noir des musiques lysergiques. Longtemps, cet album composa un cristal. Car je pouvais, à travers lui, perfectionner des dérives qui ne mènent nulle part.
En dévorant, l’an passé, l’excellente biographie de Tim Willis consacrée au cofondateur le plus authentique de Pink Floyd, je crus qu’il y aurait une suite à Opel, le disque de miscellanées publié en 1988. On pouvait espérer un dernier éclat. La lecture des articles de Nick Kent (Libération du mercredi 12 juillet) et de Sylvain Siclier (Le Monde du jeudi 13 juillet) mettent fin à toute créance. Syd Barrett s’est éclipsé vers d’autres nuées, emportant avec lui le savoir alchimique qui n’opère qu’une fois. Barrett barré, Pink Floyd n’est définitivement plus.
« Lone in the clouds all blue
Lying on an eiderdown, yippee
You can’t see me but can you »
(Flaming)
↕
Syd Barrett, Le génie perdu de Pink Floyd, Tim Willis. Préface de Michka Assayas. Traduction de l'anglais par Marina Dick et Jean-Michel Espitallier. Le Castor Astral éditeur, 19 euros.
↕
![]()
QUESTION : Qui, selon vous, peut se réclamer aujourd'hui de Syd Barrett ? Des noms. Beaucoup. Dressons des tableaux versicolores !
01:00 Publié dans MUSIC SOUNDS BETTER WITH YOU | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syd barrett, norman smith, tim willis, michka assayas, jean-michel espitallier, rock, musique |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |






















































Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.guydarol.fr/trackback/571428
Commentaires
Mark Hollis, l'ancien leader de Talk-Talk avec lesquels il a enregistré les géniaux "Spirit of Eden" et "Laughin' Stock" (pochettes géniales). Peut-être?
Écrit par : OrnithOrynque | 25 juillet 2006
Répondre à ce commentaireC'est noté en bien gros. Avec mes meilleurs remerciements.
Écrit par : Guy Darol | 25 juillet 2006
Répondre à ce commentaireRéponse à la question : Robyn Hitchcock à coup sûr (Soft Boys mais surtout solo, www.robynhitchcock.com) et, peut-être, Roky Erickson dans l'inspiration, car il est tout de même plus brutalement texan... (www.rokyerickson.net)
Écrit par : Le préfet maritime | 26 juillet 2006
Répondre à ce commentaireMais oui, Eric Dussert, vous avez parfaitement raison : Robyn Hitchcock et cette Lone Star Psychedelia de Roky Erickson. Je dis : nous la bâtirons (à 2 - 3 s'il le faut) cette liste versicolore.
Allez boys & girls, encore un effort !
Écrit par : Guy Darol | 28 juillet 2006
Répondre à ce commentaireL'esprit grippé au grenier, j'oubliai les Legendary Pink Dots, agglomérat coloré, c'est certain, et ô combien étrange. Bon sang, mais c'est bien sûr. http://www.brainwashed.com/lpd/
Écrit par : Le Préfet maritime | 29 juillet 2006
Répondre à ce commentaireAh oui Legendary Pink Dots, et même plus : Edward Ka-Spel dans ses différentes formations et en solo.
J'ajouterais Daevid Allen (Gong et solo), Julian Cope, Olivia Tremor Control. Un groupe aujourd'hui s'en revendique jusque dans son nom, Jennifer Gentle, leur premier album fait beaucoup penser à The Piper. Et Animal Collective, Panda Bear, Akron/Family, je pense, ont été inévitablement marqué par Barrett. Beaucoup d'autres certainement.
Écrit par : Bartlebooth | 30 juillet 2006
Répondre à ce commentaireMerci pour toutes ces balises sur le chemin flexueux de Syd. Il est extraordinaire que vous citiez Jennifer Gentle car il me semble qu'avec l'album Valente nous tenons le band à placer tout en haut de la liste.
Écrit par : Guy Darol | 31 juillet 2006
Répondre à ce commentaireJe vous aime (bcp). Mais une phrase telle que « soleil noir des musiques lysergiques » me fait mal aux lombaires...
Écrit par : bösersach | 26 août 2010
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.