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30 novembre 2006

OUMUPO/DJ KRUSH/EXPOSITION A LA GALERIE EN MARGE

 

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En attendant la sortie du dernier album de DJ KRUSH, l'OuMuPo (OUvroir de MUsiques POtentielles) s'offre au regard des visiteurs de la Galerie En Marge jusqu'au 16 décembre 2006.

Le label Ici d'ailleurs mettra prochainement en vente une OuMuPo Box, boîte à six faces contenant les six premiers volumes de la collection (+ un livret OuBaPo inédit).

On y trouvera :

0. Anne Baraou (livret OuBaPo/OUvroir de BAndes dessinées POtentielles inédit)

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1. The Third Eye Foundation aka Matt Elliott/Jochen Gerner

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2. Rob Swift/Etienne Lecroart

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3. Rubin Steiner/Luz

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4. Kid Loco/JC Menu

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5. DJ Hide/Dupuy & Berberian

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6. DJ Krush/Killoffer

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Le principe consiste à réunir des DJ's et des compositeurs de musique électronique soumis à la contrainte de remixer l'ensemble du catalogue Ici d'ailleurs (Yann Tiersen, Bästard, Matt Elliott, Headphone, Thomas Belhom, The Married Monk, Narcophony, Bed, Julien Ribot ...) en collaboration avec des oubapiens chargés de créer une bande dessinée inédite de seize pages. De même que les oumusiciens adoptent les contraintes d'une charte, les oubapiens règlent leur travail selon des règles fixes.

medium_vitrine1.jpegLibrairie/Galerie/Musiques EN MARGE

92, rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris

ouvert du mardi au samedi de 12h à 20h

Exposition OUMUPO jusqu'au 16 décembre 2006

www.en-marge.com

www.icidailleurs.com

www.oumupo.com

 

 

 

29 novembre 2006

CLAUDE TARNAUD

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Claude Tarnaud
 
Il est suffisamment rare de découvrir les écrits de Claude Tarnaud pour que je vous signale la publication d'un inédit dans la dernière livraison de la revue Supérieur Inconnu.
Ce "Victorbe" est un hommage à Victor Brauner et au pouvoir d'évocation de sa peinture.
Une note de "La forme réfléchie" - ouvrage réédité en 2000 par les soins de Sébastien Petibon -
offrait un extrait ("Bouleversées également et entachées de nullité, nos notions courantes d'équilibre...") de ce texte aujourd'hui publié dans son intégralité et accompagné d'une photographie où l'on voit Brauner tenir dans ses bras la jeune enfant d'Eaudine et Claude sous le regard amusé de ce dernier, scène placée sous les auspices d'une peinture de Victor accrochée au mur extérieur de l'atelier. Michel Frémon
medium_a_sa.jpgRevue Supérieur Inconnu
9, rue Jean Moréas
75017 Paris
Directeur de la publication :
Sarane Alexandrian

28 novembre 2006

PAMELA DES BARRES/CONFESSIONS D'UNE GROUPIE

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Elle les a tous connus plus ou moins intimement : Frank Zappa, Mick Jagger, Keith Moon, Jim Morrison, Robert Plant, Jimmy Page, Alice Cooper... Ses confidences publiées aux USA en 1987 firent de l'effet. Un vrai sujet de curiosité. L'événement badaboumesque devint  best seller.

medium_p-misschristine2.jpegPamela Des Barres née Pamela Miller fut Miss Pamela au sein des GTO's (Girls Together Often, Girls Together Only, Girls Together Occasionnally, Girls Together Organically, Girls Together Outrageously), un groupe de hard-narcotics-loving young girls (selon l'expression de Ben Watson) que fit connaître Frank Zappa en produisant, sur son label Straight, l'album Permanent Damage (1969).

I'm With The Band, le livre de Miss Pamela aujourd'hui traduit soulève quelques voiles sur Los Angeles, années 60/70. Un monde  englouti et que le témoignage d'une sémillante groupie  âgée de 58 ans fait encore bouger. Ou plutôt vibrer, pour reprendre la terminologie de l'époque.

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Pamela Des Barres et Keith Moon dans 200 Motels (le film de Frank Zappa et Tony Palmer, 1971).
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LES CONFESSIONS D'UNE GROUPIE

Pamela Des Barres

Editions Le Serpent A Plumes/Le Rocher

388 pages, 21 euros

27 novembre 2006

FRANK ZAPPA/UNITED INSTRUMENTS OF LUCILIN/BERNARD STRUBER JAZZTET

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LES NOCES DE DADA

Une création musicale autour des œuvres de Frank Zappa par l’ensemble United Instruments of Lucillin et du Bernard Strüber Jazztet de Strasbourg.

Cette création est l’occasion d’une rencontre avec l’œuvre de l’un des musiciens compositeurs les plus originaux du 20ème siècle : Frank Zappa.

Définissant sa musique comme « electric chamber music », Frank Zappa s’est aussi servi du rock comme « d’un baume et d’une science au service du commerce » ! Un éclectisme très enviable. A l’âge de 14 ans il compose sa première suite pour caisse claire « Mice » et tombe amoureux de la première œuvre jamais écrite pour percussions seules, «Ionisation », créée le 6 mars 1933 au Carnegie Hall de New York. Par la suite Zappa restera d’une fidélité immuable au compositeur d’ « Ionisation », Edgar Varèse (1883-1965) dont il deviendra l’incroyable exégète et musicologue ! Mais ces influences sont diverses : Johnny Guitar Watson, Pierre Boulez, les Madrigaux du XVIème siècle, John Cage, Karl Heinz Stockhausen, Olivier Messiaen, Eddie Guitar Slim Jones. Alliance de rhythm’n'blues et de musique contemporaine, graphismes dadaïstes, inventions sonores, liberté du jeu guitaristique, théâtre musical, « vigilance citoyenne » (politique, religion, écologie, scandales, sexe, affairismes …), l’univers zappaïen tire sa particularité de cette mixité qui fait, aujourd’hui, de son œuvre unique une œuvre de référence.

United Instruments of Lucilin, l’Ensemble de Musique Contemporaine de Luxembourg sans cesse en quête de nouveautés et le Bernard Strüber Jazztet du nom de son fondateur - organiste guitariste composite - aux continents musicaux multiples se sont associés dans ce travail de (re)interprétation de l’œuvre de Zappa.

En 2005, le concert avait remporté un énorme succès. C’est ainsi l’occasion pour le public de redécouvrir cette création unique autour de Zappa, le 30 novembre.

Courant 2007, un CD enregistré à partir des différents concerts sera édité chez Harmonia Mundi.

Infos : +352 55 44 93 -1 / www.kulturfabrik.lu

'Les Noces De Dada'

Lieu: Kulturfabrik (Esch/Alzette-Luxembourg)
Adresse: 116, Rue de Luxembourg, L-4221 Esch/Alzette (Luxembourg) , 4221 Esch/alzette (lux)
Téléphone: +352 554493-1
Du 30 au 31 novembre

Entrée : 15 euros

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26 novembre 2006

PIERREJEAN GAUCHER

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Pierrejean Gaucher est un guitariste virtuose qui sculpte depuis longtemps un son incomparable, aérien, elfique. Ses lectures du répertoire Zappa sont des monuments de joie céleste. Il est indispensable de connaître Zappe Zappa et Live In Stollwerck, deux albums dédiés à la musique du grand inventeur californien. J'ai eu la chance d'assister à plusieurs de ses concerts, à Paris, Montpellier et Lannion. Etourdissant.

Après s'être entouré de Bobby Rangell, Eric Löhrer, André Charlier, Yvinec, Benoît Sourisse ou encore Jean Wellers, Pierrejean Gaucher tourne désormais en duo avec le talentueux guitariste Christophe Godin. Un album est en préparation nourri de compositions personnelles et de reprises (Frank Zappa, McCartney-Lennon). Sortie prévue en 2007.

Rappelons que Pierrejean Gaucher a publié l'an dernier un somptueux livre-CD en hommage à Jean de la Fontaine. Il s'agit, à mon avis, du plus bel exemple de complicité entre jazz et littérature ésopique. Attention les cils, l'équipe est constituée de David Linx, Marc Berthoumieux, Marc Michel Le Bevillon, Yvinec, Jean Wellers et beaucoup d'autres de haute stature.

medium_goucher_zappagr.2.jpgPIERREJEAN GAUCHER

ZAPPE ZAPPA

SIESTA/MUSIDISC, 1998

medium_Numeriser0024.3.jpgPIERREJEAN GAUCHER ZAPPE ZAPPA

LET'S MOVE TO COLOGNE THE CITY OF TINY LIGHTS

LIVE IN STOLLWERCK

ZAPPO RECORDS, 2002

 

medium_NEW595_recto.jpgPIERREJEAN GAUCHER

LA FONTAINE & LE GAUCHER

NOCTURNE, 2005

 

 

 

Visiter www.pierrejeangaucher.com

Ecouter des extraits du prochain album

Contacter :

Musiclip - 41, rue de la Chine, 75020 Paris

musiclip@free.fr

 

24 novembre 2006

JOHN ZORN/MIKE PATTON

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 Un inclassable, est-on tenté de dire à propos de John Zorn, saxophoniste et compositeur né à New York en 1953. Ses influences sont aussi variées que le paysage musical contemporain : les bandes-son de Carl Stalling pour les cartoons, la pop, Stravinski,Webern, mais aussi Cage et Kagel, qui ont introduit des procédures aléatoires, des jeux de rôle dans la musique. Dans le jazz, ses affinités l’ont plutôt conduit vers Anthony Braxton et le free.

Dès la fin des années 70, on pouvait entendre John Zorn, à New York, improviser sur un saxophone souvent désassemblé ou sur des appeaux. À ses côtés, Fred Frith, Bill Laswell ou David Moss... Mais Zorn a également signé de beaux arrangements sur des thèmes d’Ennio Morricone, des réinterprétations d’Ornette Coleman et des rencontres mémorables avec la musique traditionnelle du Japon... Si les années 90 ont été celles de l’affirmation de sa culture juive (avec la groupe Masada et le label Tzadik), avec Moonchild, il continue inlassablement à frayer de nouvelles voies.

medium_c-101382.3.jpgJohn Zorn machines
Mike Patton voix
Trevor Dunn basse
Joey Baron batterie

Cité de la Musique

Jeudi 30 novembre 2006

20h

MOONCHILD (Tzadik/Orkhêstra, 2006)

Cet album est placé sous le triple signe d'Antonin Artaud, d'Edgard Varèse et d'Aleister Crowley

 Visiter CITE DE LA MUSIQUE

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23 novembre 2006

BELLEVILLE EN IMAGES

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Grégory Haleux me communique cette information qui intéressera tous ceux que Belleville touche au coeur.

LE STUDIO DE L’ERMITAGE et L’ASSOCIATION TRAJECTOIRES
 
Présentent :

« BELLEVILLE EN IMAGES »
Dimanche 26 novembre à partir de 17h

Au Studio de l’Ermitage / 8, rue de l’Ermitage 75020 / Paris
Prix des places :
Les 3 séances : Tarif plein : 10 euros / Tarif réduit* : 8 euros
A la séance : T.P. : 4,50 euros / T.R.* : 3 euros
Réservation :  01 44 62 02 86

*Tarif réduit pour les : - de 18 ans, étudiants, chômeurs, carte vermeille, famille nombreuse.

Le quartier de Belleville-Ménilmontant a toujours été une source d’inspiration inépuisable pour les photographes, les vidéastes, les réalisateurs de films de fiction ou de films documentaires.
Souvenons-nous, pour n’en citer que quelques-uns, du magnifique « Casque d’Or » de Jacques BECKER , de ces photos émouvantes du grand Willy RONIS, fidèle arpenteur de « son » quartier.
Probablement parce qu’il se dégage, de ce village au nord-est de Paris, un charme singulier qui lui est propre. Que ses hauteurs sont à la fois sombres et lumineuses : grandes artères et petits chemins de traverse qu’il faut savoir observer à l’œil nu et prendre le temps de parcourir dans leurs moindres recoins.
Les habitants de Belleville-Ménilmontant, aux origines multiples, vivent eux aussi dans l’ombre et la lumière, dans l’aisance ou la précarité.

AU PROGRAMME : quatre films qui puisent leur inspiration dans ce Belleville d’hier et d’aujourd’hui.

À 17h30 :

• « ENFANCE A BELLEVILLE » / 2005 – portrait documentaire de Laure POINSOT et Trajectoires (15mns)
Un ancien bellevillois revient sur les lieux de son enfance …
• « LE BALLON ROUGE » / 1956 – film d’Albert LAMORISSE (36mns)
Un jeune enfant trouve un ballon rouge accroché à un réverbère du quartier de Ménilmontant. Il le détache et dès lors le ballon le suit docilement partout où il se rend : à l’école, l’église, dans les rues, dans l’autobus… Film mythique, primé au festival de Cannes, que l’on a très peu l’occasion de voir ou de revoir.

À 19h :

• « PORTRAITS D’ICI » / 2001 – film documentaire de Frédéric POLLET (59mns)
Successivement interrogés sur les concepts de « quartier » et de « peur », des habitants du bas-Belleville parlent… peu à peu se dessine le portrait de ce quartier populaire, sous le regard rigoureux et attentif du vidéaste.

À 21h :

• « EN REMONTANT LA RUE VILIN » / 1992 – film documentaire de Robert BOBER (48 mns).
La rue Vilin a été peu à peu démolie. Il n’en reste plus rien aujourd ‘hui. Des centaines de photographies réunies comme un puzzle font renaître cette rue de Ménilmontant, où l’écrivain Georges PEREC vécut ses premières années.
Projection suivie d’un échange avec le réalisateur Robert Bober et Henry Guerard, photographe.

Programme proposé par
Corinne LEONET, Mohammed
OUADDANE, Thomas PEYRE
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22 novembre 2006

SOFT MACHINE

medium_Numeriser0010.5.jpgLorsque Mike Ratledge, Hugh Hopper et Robert Wyatt se rassemblent au début des années 1960,leur culture musicale est nourrie de jazz (Cecil Taylor, Thelonious Monk, Ornette Coleman) et de musique sérieuse (Luigi Nono, Karlheinz Stockhausen). Produit par Tom Wilson et Chas Chandler, leur premier album enregistré en quatre jours à New York révèle autant les prodromes du jazz-rock qu'une capacité à combiner les sources les plus jubilatoires de la littérature (William S. Burroughs, Alfred Jarry).

Avec Blossom Toes, Pink Floyd, Family, The Crazy World Of Arthur Brown, Soft Machine inaugure le Middle Earth, l'une des scènes les plus psychédéliques de Londres.
Bob Woolford, un talentueux bidouilleur, est dans la salle pour capturer leur concert du vendredi 13 octobre 1967.

Sous le titre Middle Earth Masters, l'événement est désormais disponible en CD et l'on peut saluer au medium_Numeriser0011.5.jpgpassage le talent et la curiosité du label US Cuneiform qui a réalisé cette sortie au grand jour.

La qualité sonore n'est pas toujours parfaite mais le document, tout de même très audible, rend palpable la jazzophilie (free furieusement freaky) du trio qui interprète ici des versions ultra baroques de "Hope For Happiness", "We Dit It Again", "Why Are We Sleeping", "A Certain Kind".

 

medium_Numeriser0012.5.jpgMIDDLE EARTH MASTERS

SOFT MACHINE

CUNEIFORM/ORKHESTRA

www.cuneiformrecords.com

www.orkhestra.fr

 

 

 

 

 

21 novembre 2006

GERARD OBERLE

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Il ne suffit pas d'être hydrophobe et capricieusement bachique pour tirer le meilleur de cette ribouldingue soulographe. Gérard Oberlé n'est pas qu'un pointu amateur d'alcools, il est simultanément grand vivant, bibliomane averti et il a le sens des amitiés qui indiquent les chemins de la fête.

medium_06.jpgLatiniste jusqu'au bout des ongles, Oberlé pousse à l'eudémonisme par les mots. Sans doute est-il préférable de fréquenter Ovide et Remy de Gourmont (particulièrement son Latin mystique) pour le suivre sans trop tanguer mais c'est là ce qui vaut le détour. L'auteur du Retour à Zornhof (Grasset, 2001) cite, comme on fait sauter les bouchons, Alfred Jarry, Petrus Borel, Marcel Thiry, Hervey de Saint-Denys, Alphonse Rabbe, Norge, Richard Brautigan. Surtout, il a des amitiés étourdissantesqu'il fait partager dans le contexte : Jim Harrison, James Crumley, Jean-Claude Pirotte, Sylvain Goudemare, Daniel Sickles.

Cet écrivain bien gouleyant (les lecteurs de Joseph Delteil me comprendront) tourne résolument le dos aux scribes en vêture de deuil. Toute cette littérature éreintante nombreuse, tristement cuisinée qui ne connaît que les délices des vies sans joies. Gérard Oberlé distille son parcours avec ébriété et, par surcroît, il nous instruit. Il nous dit qu'il est bon de goûter aux vins sveltes, aux rhums roboratifs et aux livres qui font danser. Bref, voici un écrivain utile, précieux en ces temps où l'illusion a pris le relais du vrai.

Trempez-vous dedans fissa, vous en ressortirez tout chaud.

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Itinéraire spiritueux par Gérard Oberlé
Editions Grasset, 2006
272 pages, 17 euros

20 novembre 2006

DICK ANNEGARN

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Trouveur/trouvère jonglant avec les sons et les vocables, Dick Annegarn, natif de Hollande (pays aussi plat qu'un plat) est un chanteur francophile à l'accent roulant qui façonna dans les années 1970 ces miniatures géniales nommées Bruxelles, Sacré Géranium, Bébé Eléphant ou encore Ubu. A la manière de Léo Ferré, il adopte une trajectoire incompatible avec les diagrammes du show-business. Il quitte la compétition sans craindre le moins du monde de laisser sur le carreau ses fans définitifs. Puis il revient et s'installe dans le sud-ouest, en pleine terre agricole récemment célébrée sur son dernier album, l'explicite Plouc. Dick est mobile et déroutant, imprévisible et touchant. Ses chansons vont au coeur sans tergiverser. L'homme est vrai comme le bon vin, cru et crédible. Aucune contrefaçon.

Ayant débuté sous l'empire de Jacques Brel et de Woodie Guthrie, il est aujourd'hui congratulé en grandes pompes, comme l'égal de Brassens qu'il admire, par des pointures qui se font petites.

Le Grand Dîner, album hommage, réunit Arno, Alain Bashung, Bénabar, Christophe, Thomas Fersen, Alain Souchon et beaucoup d'autres, ligués pour promouvoir l'immense Annegarn, dieu de la scène, voix sans pareille, guitariste virtuose et qui sera en personne le mardi 28 novembre, à 21 h, au Carré Magique de Lannion.

Dick Annegarn : chant, guitare

Barnabé Wiorowski : tuba

Jean-Pierre Soulès : cor d'harmonie

CARRE MAGIQUE

Place des Ursulines/Parvis des Droits de l'Homme

22300 Lannion

Tél : 02 96 37 19 20

accueil@carre-magique.com

www.carre-magique.com

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PLOUC

DICK ANNEGARN

Tôt Ou Tard, 2005

www.annegarn.com

www.totoutard.com

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LE GRAND DINER

TRIBUTE A DICK ANNEGARN

Tôt Ou Tard, 2006

Voir Dick Annegarn

 

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