05 août 2010

PLEASE KILL ME ❘ LEGS McNEIL & GILLIAN McCAIN

Legs McNeil & Gillian McCain
Please Kill Me
L’histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs
(Allia)

626 pages – 25 €

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La diffusion du mot punk est généralement attribuée à Legs McNeil qui participa à l’aventure du magazine Punk créé en 1975. Toutefois, il faut savoir que l’infamant vocable désignant une sous-merde apparaît en 1948 dans Le Fils du désert de John Ford, devient insistant dans L’Homme au bras d’or d’Otto Preminger (1955) avant de se répandre dans la prose de Frank Zappa sur We’re Only In It For The Money (1967). Please Kill me est le récit palpitant du mouvement punk américain raconté par ses protagonistes. Legs McNeil et Gillian McCain qui fit connaître Patti Smith ont réalisé ce tour de force consistant à assembler en un roman vrai des centaines d’heures d’entretiens. L’histoire débute avec La Monte Young qui assure avoir été le premier à fracasser un instrument. À la fin, nous sommes à Ibiza, sur le bord d’une route où gisent un vélo et le corps boursouflé de Nico. L’un des fils rouges de cette aventure faite de paillettes et de désespérances, de cris, de coups, de drogues et de sexe. Défilent tour à tour, en une procession baroque et émouvante, les personnages qui ont donné vie au Velvet Underground, aux Stooges, aux New York Dolls, aux Heartbreakers de Johnny Thunders, aux Ramones. Bien d’autres encore, méconnus et notoires, formant la trame d’une épopée qui continue de fourbir ses armes. Guy Darol

 


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01 août 2010

WILD MAN FISCHER

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Lawrence Wayne Fischer, né le 6 novembre 1945 à Los Angeles, est surtout connu sous le nom de Wild Man Fischer. Tout comme l'enchanteur Moondog, Larry Fischer fit sa réputation dans la rue. Sur les trottoirs de Sunset Strip, il donne un étrange récital. Chants hurlés à la brindezingue. Contre 10 cents, il glapit ses songs for sale. Hymnes a capella au sapin de Noël, célébration de la vie de manège. Ce chanteur est fou. Et parfois furieux. Sa mère le fait interner à l'âge de 16 ans, il menace de la tuer armé d'un long couteau.

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Devant le Whiskey A Go Go et le Hamburger Hamlet, il pousse sa voix de joyeux shouter et se fait remarquer par Frank Zappa qui produira, en 1968,  sur le label Bizarre, le bizarre et désormais légendaire An Evening With Wild Man Fischer, album pré-punk, pré-slam, préhistorique contemporain (pour parler comme Jean-Pierre Voyer et Jean-Jacques Raspaud, si vous voyez ce que je veux exprimer) dont la portée n'a pas encore atteint sa cible. Le jour où, croyez-moi, dear dear lecteurs, les populations bien oreillées découvriront l'engin, sûr que ça va saigner.

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Sur An Evening With Wild Man Fisher, les voix background sont celles des GTO's (les cinq Miss absolument décalquées de Girls Together Outrageously), de Kim Fowley (voir Joe Meek) et de Rodney Bingenheimer (visible dans Uncle Meat, film et soundtrack de Frank Zappa).

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On y trouve également The Bizarre Percussion Ensemble qui rassemble Frank Zappa (batteur à l'origine, n'oubliez jamais) et Artie Tripp (ou Ed Marimba), percussionniste notoire des Mothers Of Invention.

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Il s'agit d'un album vraiment insensé. Le label Rhino en a proposé une réimpression à 1000 exemplaires, rapidement expédiée. An Evening With Wild Man Fischer est un indispensable. Gueulez braves gens pour qu'il réapparaisse. En long, en large et d'ailleurs quel que soit le format. Votre vie en sera chavirée.

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Wild Man Fischer est une figure de l'underground assez démentielle pour avoir attiré l'attention de graphistes et de cinéastes. Ainsi, il existe un comix et un film sur le dément génial qu'il faut dès aujourd'hui réclamer à tous les diffuseurs hexagonaux.

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Cela toute affaire cessante. Au risque de finir benêt. Totalement.

Je vous le dis. Guy Darol

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DERAILROADED
Inside The Mind Of Larry "WILD MAN" Fischer
USA, 2005
Cast'n'Crew
Wild Man Fischer
Frank Zappa
Bill Mumy
Weird Al Yankovic
Mark Mothersbaugh of Devo
Doctor Demento
Gail Zappa
Solomon Burke
Réalisé par Josh Rubin
Musique originale Wild Man Fischer

20 mars 2010

HERB COHEN IS DEAD

 

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Frank Zappa & Herb Cohen

 

 

Herb Cohen, le manager de Frank Zappa, actif dès le premier album des Mothers Of Invention, co-créateur avec Zappa des labels Straight (Alice Cooper, Captain Beefheart, Lord Buckley, Jeff Simmons, Tim Buckley, GTOs ...) et DiscReet Records (Kathy Dalton, Tim Buckley, Ted Nugent, Growl, Brenda Patterson...) vient de lâcher définitivement l'affaire à l'âge de 77 ans. Il est décédé le mardi 16 mars dans sa propriété de la Napa Valley en Californie. Herb Cohen était né le 30 décembre 1932.

Il avait également travaillé avec Screamin' Jay Hawkins, Lenny Bruce, Theodore Bikel, George Duke et Tom Waits.

 

26 février 2010

LES GRANDMOTHERS EN EUROPE, OUI MAIS PAS (ENCORE) EN FRANCE

 

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Anything else is not an original
http://www.myspace.com/grandemothersreinvented


EUROPE
more to come

BOOKING EUROPE CONTACT:
http://www.musicita.it/en/node/32

April, 16 2010 
10:00 PM - GMSRI @ THE VIPER THEATRE - FIRENZE, FIRENZE  http://www.viperclub.eu/

April, 24 2010 
KARDISTA BLUES   http://www.myspace.com/alterground

April, 25 2010
RODEO LIVE CLUB ATHENS http://www.myspace.com/alterground

April, 29 2010
CROSSROADS LIVE CLUB ROME http://www.myspace.com/alterground

May, 3 2010 
MOODYS JAZZ CAFE FOGGIA www.moodyjazzcafe.it/ 
www.myspace.com/moodyjazzcafe

May, 6 2010 
TRIESTE Teatro tba


THE
GRANDE
MOTHERS
RE:INVENTED
THE ONLY ZAPPA ALUMNI 
CONSISTENTLY PERFORMING THE MUSIC OF THE MAESTRO SINCE 2003
 "ANYTHING ELSE IS NOT AN ORIGINAL"

*featuring former members of the Mothers of Invention

*NAPOLEON MURPHY BROCK
(with FZ  1974 - 1984)
vocals, tenor  saxophone, flute, suavenicity, dancing(!)

*ROY ESTRADA
 (with FZ  1964 - 1984)
bass, pachuco falsettos, and operatic madness

*DON PRESTON
(with FZ  1966 - 1974)
piano, keyboard  synthesizers,  electronics, magic (!),vocals
with

MIROSLAV TADIC
electric guitar

CHRISTOPHER GARCIA
drumset, percussion, marimba, vocals


proving that
THEY CAN AND STILL DO THAT ON STAGE

GRANDE MOTHERS RE:INVENTED
VANCOUVER JAZZ FESTIVAL 2008
INTERVIEW
http://www.youtube.com/watch?v=ip01tf8Cqsg&feature=re...

GRANDE MOTHERS RE:INVENTED
LIVE IN ENGLAND 2008
PERFORMING PYGMY TWYLYTE 
http://www.youtube.com/watch?v=a4lIMjCJyn0&feature=re...

GRANDE MOTHERS RE:INVENTED
LIVE IN ENGLAND 2008
PERFORMING UNCLE MEAT  
http://www.youtube.com/watch?v=uEODv5ywrTE


GRANDE MOTHERS RE:INVENTED
LIVE PERFORMANCE EXCERPTS FROM 
HAMBURG GERMANY @ FABRIK
http://www.youtube.com/watch?v=NwGHPkcm5y4&feature=Pl...

 

09 novembre 2009

FESTIVAL PRESENCES ❘ RADIO FRANCE ❘ HOMMAGE A FRANK ZAPPA

 

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Le deuxième week-end du festival Présences 2009-2010 aura lieu à Paris du 13 au 15 novembre. La promesse en est simple : Peter Êötvös rend hommage à un trublion nommé Frank Zappa. Ouverture des festivités le 13 à 20h, salle Olivier Messiaen, avec la participation, notamment, du Choeur et de l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

Frank Zappa (1940-1993), compositeur et guitariste américain, reste seize ans après sa mort une figure unique, ambiguë, adulée. Né à Baltimore, mort à Los Angeles, et bien qu'étant lui-même un marginal dans le monde du rock, Zappa fait figure de mythe : son public est formé d'inconditionnels absolus, exclusivement.

Au fait, comment s'est-il fait connaître ? Par le biais des Mothers of Invention, dans les années 60, avant de mener par la suite des projets parallèles. Expérimentation et dérision sont les clefs de son œuvre. En inventant et réinventant le jazz-rock et en y amenant des influences hétéroclites improbables, Zappa, même si le grand public est passé à côté de la plupart de ses créations, fait partie du cercle fermé des créateurs qui ont marqué la musique du XXe siècle.

Et puis, il y eut ce concert du 9 janvier 1984, au Théâtre de la Ville à Paris, au cours duquel Pierre Boulez et son Ensemble Intercontemporain donnèrent en création mondiale trois œuvres de Zappa. Ce surprenant rapprochement entre la carpe et le lapin eut un retentissement certain dans les deux milieux concernés : les réactions des adorateurs du maître de l'Ircam se croisant avec celles des aficionados du rocker marteau sont à mettre au panthéon de l'incompréhension qui règne généralement à propos de ce genre de tentative. La stature des deux protagonistes donna toutefois à ce projet une ampleur hors du commun.


The Perfect Stranger - Dupree's Paradise

Un mot, par Zappa lui-même, sur les deux oeuvres qui seront jouées le 13 décembre.

«Dans The Perfect Stranger, un représentant de commerce fait du porte-à-porte, accompagné de son fidèle aspirateur industriel de type mutant-gitan, et caracole de manière licencieuse avec une ménagère débraillée.
Nous entendons la sonnette de la porte d'entrée. Les sourcils de la dame se lèvent tandis qu'elle aperçoit, à travers les rideaux défraîchis, le bout de l'appareil ménager. Puis c'est le sac à poussière de démonstration qui est éparpillé sur le tapis et on nous assène un assortiment de réflexions très exagérées concernant la valeur spirituelle du chrome, du caoutchouc, de l'électricité et du bon ordre domestique. Toute la transaction est observée à bonne distance par Patricia, la chienne, assise sur une chaise de bébé.

«Dupree's Paradise est un bar situé sur Avalon Boulevard à Watts. Il est six heures du matin, un certain dimanche de 1964. La jam-session matinale est en cours. Pendant sept minutes environ, les habitués (ivrognes, musiciens, dégénérés et policiers) font justement les choses qui en font des marginaux.»


Pourquoi Peter Eötvös ?

Compositeur sérieux, auteur des opéras Trois soeurs, Le Balcon et Angels in America, Peter Eötvös éprouve une passion de toujours pour Zappa, qui ne s'explique pas. Ou plutôt qui pourrait s'expliquer, mais qui résiste malgré tout à toute tentative d'épuisement par la raison. Ce qui nous vaut, après la mémorable intégrale Varèse, les 3 et 4 octobre, un festival Zappa en trois concerts, le temps de ce deuxième week-end Présences.

Le 13 novembre, Peter Eötvös fera entendre deux de ses propres partitions, Seven et Ima, données en création française et juxtaposées aux deux oeuvres de Zappa précitées. Il nous parle ici lui-même de son concerto pour violon Seven.


Seven (Memorial for the Columbia Astronauts)

«La catastrophe de la navette spatiale Columbia, le 1er février 2003, fut un événement dramatique qui m'a beaucoup affecté. L'image d'un casque d'astronaute vide et intact qui faisait partie des débris trouvés au sol a symbolisé pour moi cette tragédie dans laquelle sept personnes ont trouvé la mort peu de temps avant le retour de la navette sur Terre.

«J'avais le projet d'écrire un concerto pour violon depuis longtemps. Etant donné les événements tragiques de la 28e Space Shuttle Mission, j'ai repris cette idée ; le concerto pour violon comme dialogue entre soliste et orchestre me paraissait particulièrement approprié pour donner une forme musicale à la mémoire des astronautes tués. 
Chacun des sept astronautes a reçu sa cadence dédicatoire personnelle. La composition même reflète la représentation de leurs personnalités, par exemple par des réminiscences des cultures musicales de Kalpana Chawla, l'astronaute américaine née en Inde, et d'Ilan Ramon, le premier Israélien dans l'univers. 
Le nombre 7 définit la structure musicale et rythmique de l'œuvre, et décrit en même temps le principe fondamental de la composition : 49 musiciens sont divisés en 7 groupes. Outre le violon soliste, il y a 6 autres violons qui se dispersent dans la salle. Ils ressemblent sept satellites ou âmes sonnant et planant dans l'espace.

«Le concerto pour violon Seven est un monologue très personnel et l'expression musicale de ma compassion pour les sept astronautes qui ont laissé leur vie pour l'exploration de l'univers et la concrétisation d'un rêve humain.»


IMA, prière pour un continent disparu

IMA est le second volet d'un dyptique commencé avec Atlantis. La première œuvre se concentrait sur la civilisation développée du huitième continent mystérieux qui fut détruit par un tremblement de terre. Avec IMA, Peter Eötvös s'en rapproche de nouveau, mais avec une autre perspective, à savoir d'un point de vue d'aujourd'hui. Le chœur qui, selon Eötvös, «est identique à nous» regarde l'Atlantide disparue du haut du présent... Le mot hongrois IMAsignifie «prière».

Dans ce contexte, IMA non seulement commente la fin de l'île mais témoigne d'un nouveau départ.

Utilisant une langue phonétique, Eötvös adhère à l'hypothèse selon laquelle les habitants de l'Atlantide n'ont vraisemblablement pas communiqué entre eux sous une forme grammaticale logique, mais sous une forme magique animiste.
Un chaos primitif devrait toucher tous les gens au fond de leurs âmes : IMA nous fait sentir les fondations de la civilisation humaine.

F. P.

13 Novembre 2009 à 20H00
Présences
Maison de Radio France /Paris
Salle Olivier Messiaen

Le concert du 13 novembre sera diffusé en différé sur France Musique.

Source : RADIO FRANCE

06 novembre 2009

CABALLERO REYNALDO ❘ ARF! ❘ FRANK ZAPPA AU TRITON

 

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CONSULTER

LES FILS DE L'INVENTION

LE TRITON

 

27 octobre 2009

MICHEL CHAMPENDAL ❘ A GUY DAROL EN SOUVENIR DU FUTUR

 

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Il faut des cures de Grand Wazoo (Ryko, 1972) pour amadouer, dans la liesse, les instants de karma que furent ma vie avec Michel Duprey (1953-1982) et Michel Champendal (1954-2009), deux aminches chers, deux camaros trop vite happés par la faulx. Pas un jour sans le manque.

Pour adoucir le manque, The Grand Wazoo est le meilleur véhicule, un transport qui m'emmène au temps des écoutes ludico-savantes, sapiento-déconnantes, temps sacré qui se perd désormais dans le grand rétroviseur.

En 1995, Michel Champendal publiait ses Mémoires, ses étranges Mémoires intitulés A Guy Darol, en souvenir du futur. C'est dire quel lien spatio-temporel nous unissait. Dans ce petit livre à le couverture bleu ciel, l'aminche des dérives diurnes-nocturnes exposait ses facettes, ses tours d'écriture, ses goûts pour Louis Lecoin, Emma Goldman, Gaston Criel, Alphonse Boudard, Erik Satie, Julien Blanc, Georges Brassens, Frank Zappa, Gustave Flaubert, Sébastien Morlighem, Jacques Aboucaya, Epictète, Albert Paraz, Guy Darol (mais oui !), Lucien Suel. Tout était dit des élans et de l'épanchement vital qui caractérisaient ce revuiste-poète-épistolier-flâneur-bibliothécaire-éditeur-pacifico-libertaire. Tout était semencé et de l'herbe a poussé, des oisillons sont devenus fleurs, les brins sont à présent grandets. Seulement, le manque est le manque et Champendal n'est pas fumée, tout comme Michel Duprey. Leurs battements de cœur se confondent aux miens.

Je ne sais si le livre existe toujours mais il fut publié naguère par Lucien Suel à l'enseigne Station Underground d'Emerveillement Littéraire. Programme que nous ne cessons de revendiquer.

CONTACTER

LUCIEN SUEL'S DESK

A GUY DAROL, EN SOUVENIR DU FUTUR

Michel Champendal

EDITIONS S.U.E.L.

102 rue de Guarbecque

62330 Berguette

 

ISBN 2-909834-16-6