09 décembre 2011
QUETTON ❘ LE COMMERCE VOILA L'ENNEMI !

"La grande majorité de ce qui est vendu
s'inscrit dans un réseau d'exploitation,
d'humiliation et de souffrance", DKelvin
Les deux dernières livraisons du Quetton, revue underground (sans failles dans le sous-sol), fondée en juin 1967 par J.F. R. Yaset, viennent de paraître. Vous n'imaginez pas trouver cette publication dans les kiosques et vous avez entièrement raison. Voici un fanzine conséquent, bien en phase avec l'intitulé de son féroce et légitime dossier : Le commerce voilà l'ennemi !
Le Quetton se recherche comme un explosif rare. Le Quetton se trouve, il suffit de le commander. Adresse en bas de page.
Cet organe souterrain destiné "au bonheur des scélérats, des esthètes, des lecteurs paranormaux" nous vient d'un temps où le rêve ne se discutait pas puisque l'on ne voulait pas d'une vie soumise à la platitude des jours. En 1967, la jeunesse était exigeante. Elle demandait l'inversion des valeurs. Le faible serait fort ; le pouvoir serait un fantasme de cour de récréation arrosé d'urine ; les marchés financiers seraient inexistants puisque l'argent était un concept à l'opposé de la vraie vie, une connerie destinée à accumuler de l'objet. En 1967, la jeunesse avait compris l'essentiel. On est sur Terre pour se marrer parce que le bout du parcours n'est vraiment pas drôle.
Seulement, une grande partie de cette jeunesse radieuse est devenue vieille à une vitesse plus rapide que la fuite naturelle du temps. Le pouvoir aux barbus. Il fallait être crédible, jouer dans la cour des emmerdeurs, faire fi d'une société d'amis vraiment joyeuse. On était à l'aube de la récupération et du marché mondial. L'argent triomphant nous montre ce qu'il sait faire : mettre à genoux l'espérance ; transformer toute liesse en abdication. Le Kapital a fini par l'emporter (mais dans quel état !) parce qu'il avait prévu que l'humanité, pour se marrer, devrait cracher au bassinet. Cela a marché un certain temps, ça risque de boitiller encore longtemps. Avec l'aide de Dieu (et je ne sors pas ces mots en rafale par hasard), ça peut fonctionner clopin-clopant. Dieu étant la dernière carte des marchands d'illusions.
Tout cela pour dire que Le Quetton n'est pas mou. Il continue sur sa lancée à salves que veux-tu. C'est un redoutable canard qui sait pointer le bazar en berne. Il faut le soutenir. L'air nous manque mais on dirait, cette fois, que le Kapital (en crise, ce qui est sa nature évidemment méphitique) pourrait bien avoir raison de ce fleuron (salué par Jean-François Bizot ; par moi-même, s'il vous plaît, dans les colonnes de Libération avant que je ne me fasse mettre au coin par Daniel Rondeau, aujourd'hui prétendant à l'Acadéfraise ; désigné comme exemple (risque ?) majeur dans la mirifique thèse de Steven Jezo-Vannier intitulée Presse Parallèle, La contre-culture en France dans les années soixante-dix et publiée aux éditions Le Mot et le Reste) de l'Underground Total car ici pas d'arabesques graphiques, pas de tape-aux-quinquets ni de maquette aux ordres du papier glacé. L'essentiel. L'urgent. Paroles et images. Coups de sang mais en noir et blanc.
Avec Julien Blaine (voix debout!), Léon Cobra (qui avec son Tréponème Bleu Pâle ardent incarne le feu inextinguible de l'Underground littéraire), Michel Embareck, Christopher Lear (car Le Quetton est mappemondial), Christian Livache, Bruno Sourdin, Christophe Rouil, Dominique Delaunay,Thierry Tillier (le collagiste radical), Gérard Larnac (ses chroniques sont des machines de guerre !), d'autres encore, hérétiques, rétifs, rebelles, insoumis, insubmersibles, inexpugnables, corrosifs, vivants, drôles, durs, sévères, gouapes et toujours saisissants. On choisira son mot insolent préféré.
Un journal pour les compisseurs d'esbroufe. QUETTON LARTOTAL !
Prix des numéros groupés :
Chômeurs, étudiants, petits salariés, à partir de 12 € (voire 10..., 8..., ou 6 € selon degré d'infortune).
Gros salariés : 26 €
Politiciens, militaires, flics, curés : 3066,23 €
Contactez, achetez Le Quetton
BP 344
50103 Cherbourg Cédex
Quetton est membre de APS/New York City USA/Diffusion sous le manteau
15:29 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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29 janvier 2011
LA PRINCESSE DE CLEVES AU CINEMA LE CHAMPO ❙ 8 FEVRIER 2011

Avant-première-débat au cinéma LE CHAMPO
en partenariat avec
les éditions Hermann et la revue La Soeur de l’Ange
pour son n°8 A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ?
mardi 8 février 2011 à 20h
NOUS, PRINCESSES DE CLEVES
un film de Régis Sauder


NOUS, PRINCESSES DE CLEVES un film sur une idée originale de Anne Tesson
Ecriture & images: Régis Sauder
Production : Nord Ouest Productions, Sylvie Randonneix
Avec : Mona, Abou, Morgane, Aurore, Chakirina, Armelle et Virginie, Cadiatou, Laura, Gwenaëlle, Albert, Anaïs, Sarah
Synopsis: LA PRINCESSE DE CLEVES, premier roman moderne de la littérature française, est le personnage central du film. Manel, Aurore, Mona, Abou et les autres lui prêtent leurs voix, leurs visages. Ils sont élèves du Lycée Diderot de Marseille, un établissement difficile des quartiers nord de la ville et leur professeur a décidé de leur faire étudier ce roman… Ensemble ils s'emparent du roman, de ses représentations, des questions qu'il pose. Objet transitionnel, c'est à leur univers que ce roman du grand siècle nous donne accès.
A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ? numéro 8 de la revue La Sœur de l’Ange. Cette revue littéraire et philosophique, fondée en 2004, questionne avec précision et ténacité l’à-quoi-bon des choses. Après avoir mis en question l’à-quoi-bon de l’art, de la nation, de la mort, de Dieu, de la résistance …
La Sœur de l’Ange ouvre le dossier A QUOI LA PRINCESSE DE CLEVES ? selon trois axes :
☛ intérêt actuel du roman et de la conception de l’amour qu’il expose
☛ défense aussi bien de l’enseignement du français que de la culture générale
☛ conditions d’une véritable politique culturelle.
Séance suivie d’un débat avec :
Pierre Jourde, professeur de littérature à Valence (Université de Grenoble III), a publié de nombreux essais, romans et récits.Il s’est aussi profondément impliqué dans la défense des enseignants et des chercheurs.
Hélène Merlin-Kajman, professeure de littérature française à l’Université Sorbonne nouvelle (Paris III), écrivain, est spécialiste du XVIIe siècle et s’intéresse en outre aux questions de pédagogie: selon quelle définition de la littérature convient-il de l’enseigner, c’est-à-dire de la transmettre ?
Jean-Luc Moreau, rédacteur en chef de la revue La Sœur de l’Ange, écrivain.
Franck Robert, professeur de philosophie au lycée André Honnorat de Barcelonnette.
Régis Sauder, réalisateur
Modérateur : Eric Naulleau, auteur, éditeur, animateur de l'émission Ca Balance à Paris sur Paris Première & chroniqueur à On n’est pas couché sur France 2.

LE CHAMPO
51, rue des Ecoles à Paris 5e
Tél. 01 43 54 51 60 / 01 43 29 79 04
Métro : Odéon / Saint Michel / Cluny / Luxembourg
Vous pouvez réserver pour cette séance en envoyant un mail à cinepromotion@free.fr
14:02 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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14 octobre 2010
ZO D'AXA ❘ VOUS N'ETES QUE DES POIRES !

Les anarchistes sont là mais on se souvient surtout de Ravachol, d'Emile Henry, de Marius Jacob, de Séverine, de la bande à Bonnot et l'on cite Bakounine, plus ou moins à propos. Connaissez-vous Zo d'Axa (Alphonse Gallaud de son nom exact) ? L'avez-vous lu ? En ces temps où il est quotidien que l'on se foute de nos hures, la lecture de ce "révolté de pur métal" (les mots sont de Bernard Langlois) est un bienfait. On se sent mieux en contactant le monde de cet artistocrate (artistocrate, j'ai bien dit) à la chevelure au vent qui fit naître L'Endehors, brulôt tiré à 6000 exemplaires auquel se joignent les clameurs d'Octave Mirbeau, d'Elysée Reclus ("L'Anarchie est la plus haute expression de l'ordre"), de Séverine, de Paul Verlaine, de Louise Michel, y compris de Henri de Régnier.
Vaincu par les censures, les procès, les saisies, L'Endehors ne fait pas long feu, comme il se doit, lorsqu'on met en avant "les joies des franchises totales".
Zo d'Axa (1864-1930) s'en prend aux récupérateurs, ceux qui cueillent les votes car nous ne sommes que des poires. Il alerte "le peuple suffisamment nigaud pour croire que la souveraineté consiste à se nommer des maîtres". Il est alerte. Il est vif. Ses vues sont à long terme. Les flèches de Zo d'Axa ont été lâchées dans La Feuille de 1897 à 1899.
VOUS N'ETES QUE DES POIRES !
ZO D'AXA
PRESENTE PAR BERNARD LANGLOIS
Editions Le Passager Clandestin
80 pages, 7 €
CONSULTER
LE SITE DES EDITIONS LE PASSAGER CLANDESTIN
LE SITE DE BEATRICE ARNAC, PETITE-FILLE DE ZO D'AXA

04:25 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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13 mai 2010
CULTURE FOOT
Bon vent à Raymond Domenech, sélectionneur et homme de théâtre
futur champion du monde de football

J’ai joué au football, je dis bien jouer, pendant des années. Dans la progression normale, j’ai été pupille, minime, cadet. Aussi, j’ai mis les crampons avec les plus grands, c'est-à-dire juniors, seniors. Cette époque est révolue pour moi. Donc, très jeune, j’ai fait les beaux jours, et les mauvais, également, d’un club Bourguignon. Rêveur, tout môme, on ne prend pas conscience de ce monde du ballon, car il n’y a pas que le ballon, il y avait et il y a toujours la ‘culture sauvage appliquée’ de tout ce qui tourne autour du ballon et en particulier du football et l’univers inquiétant du sport. Je ne regrette rien.
On m’appelait Garrincha et mon frère Kopa, et l’autre de mes frères Alfredo Di Stefano. Tous les trois, souvent, nous jouions dans la même équipe, et comme nos vedettes préférées, nous parlions espagnol pendant les matchs en dribblant et en fonçant dans le camp adverse. Fort de notre communication, avec mes frères on filait, ballon au pied, comme Lionel Messi le fait aujourd’hui avec son club de Barcelone. Avant centre, j’aimais marquer des buts, en tournant comme un torero, sans perdre le ballon et l’envoyer dans les filets, planté comme une banderille. Et après les victoires, d’où l’on revenait glorifié, on aimait, dans la région des vins, visiter les caves à Beaune, Pommard et Meursault. En fait déjà nous suivions nos dirigeants qui aimaient faire la fête, boire et rencontrer les filles. C’est avec un de mes frères, celui que le public avait baptisé du nom du stratège du Real Madrid, Alfredo Di Stefano, que je me suis le mieux défendu. Mais, dans la politique. Lui, déjà, il voyait plus clair dans l’horizon du foot et sur le monde sportif qui essayait de nous envelopper et de nous aspirer. Cependant nous avons fermé les yeux longtemps, indifférents aux spéculations de ce monde du football et si moi je pris du recul, lui continua à jouer dans un grand club parisien avant de se lancer en politique en prenant conscience de l’environnement dans lequel ont risquait tous d’évoluer, sans gardes fous. C’est vrai, nous étions doués pour le jeu, mais pas pour le pognon et le bizness.


Le sport est devenu intégralement un rouage du capitalisme monopoliste d’Etat dont les serviteurs inconditionnels sont les CHAMPIONS. Le champion, d’ores et déjà athlète d’Etat, n’est plus que le porte-parole du grand capital sur le marché sportif, l’agent propagandiste de la bourgeoisie. Le champion, au service de sa nation, attendant une gratification du gouvernement pour avancer dans ses rêves les plus fous. C’est un lieu commun de rappeler l’utilisation du sport par le monde industriel. La faune publicitaire qui gravite autour de lui a transformé les stades en véritables champs de foire internationaux et les athlètes en hommes- sandwichs, colportant les mérites de tel café ou de telles marques de boissons, liés qu’ils sont par une série de contrats à des impératifs de mannequins.
L’effort du champion ne porte plus sur la victoire que si elle rentable. Radios, télévisions, trusts des journaux à informations sportives font des champions les héros des temps modernes s’empressant de transformer le monde sportif en un monde d’affaires. Bienvenu Merino
09:42 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : raymond domenech, foot, raymond kopa, el garrincha, alfredo di stefano, bizness, culture, politique, sport, ballon |
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10 mai 2010
A PARTIR DE MAINTENANT : NON DE NON !

Lundi 10 mai, Bertrand Redonnet, Stéphane Prat, Solko et Stéphane Beau, attiseront les premiers feux d'un webzine mécontent et bigrement content de naître : NON DE NON ! Où toutes les formes d'écriture sont appelées à chauffer le fer. Poésie, fiction, réflexion... Les mauvaises herbes les plus improbables seront les bienvenues, pourvu qu'elles épicent en diable le plat de résistance, persistance, ou de tout ce que nous concoctera l'affirmation d'un tel refus. Refus des inerties, des piaillements, ronrons continuels ou autres présents perpétuels qui nous tiennent lieu de liberté, d'existences par défaut, de fausses fatalités. La tambouille ne sera d'ailleurs pas livrée aux seuls claviers des quatre zozos ci-dessus cités, mais également et surtout à l'indétermination de leurs invités. (Nous vous invitons d'ailleurs à vous inviter, illico le rafiot à l'eau, le 10 mai donc, car on n'est jamais mieux invité que par soi-même !...)
09:03 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bertrand redonnet, stéphane prat, solko, stéphane beau, webzine, media, culture, politique, mai 2010 |
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10 décembre 2009
ECRITS CONTRE LA COMMUNE/THEATRE DE L'EPEE DE BOIS/CARTOUCHERIE DE VINCENNES

Pourquoi monter un spectacle sur la Commune de Paris ?
Au delà de l'intérêt historique et politique, en quoi l'étude de cette période de l'histoire française, trop peu connue en France même, peut-elle toucher le théâtre ? Les textes du spectacle, extraits de la thèse de Paul Lidsky « LES ECRIVAINS CONTRE LA COMMUNE », présentent l'intérêt de situer l'artiste, et dans ce cas précis l'écrivain du XIXe siècle, au centre d'un débat toujours contemporain, où il doit se définir par rapport à l'histoire. Ce n'est pas sans surprise que nous avons découvert à travers divers témoignages, les réactions à chaud des écrivains - dont la qualité n'est plus à vanter - solidaires de la bourgeoisie apeurée et répressive face à cette « révolution crapuleuse ». Le paradoxe devient d'autant plus saisissant que ces écrivains, choqués des agissements de la « canaille », sont souvent ceux-là mêmes qui ont introduit le peuple dans la littérature.
« Notre intention n'est pas de faire le procès des écrivains mais de faire surgir dans notre mémoire collective l'intensité des conflits d'une société, où le créateur se fait, dans la plupart des cas, le défenseur de l'ordre établi. La difficulté de notre entreprise a résidé dans la maîtrise du matériau, essentiellement constitué de correspondance, articles de presse, commentaires, sans aucun lien dramaturgique. Peu à peu sont nées ces personnages, sortes de résidus d'une aristocratie déchue, vaguement nostalgiques des campagnes militaires napoléoniennes, à coup sûr épris de l'ordre social à même de garantir leurs privilèges. Ils portent un texte dont la violence est à la mesure de la peur éprouvée face à cette véritable révolution qui a menacé les valeurs bourgeoises dans leurs fondements. De quoi s'interroger sur ce qui fonde notre culture et sur la place de l'artiste dans notre société ».
Dans cette création exceptionnelle de la Troupe de l'Epée de bois, trois comédiens : Graziella Lacagnina, époustouflante de dramaturgie au regard terrible est l'œil de la beauté aux aguets des événements qui saccagent Paris ; Maxime Vambre, comédien très prometteur, au talent immense, rouant des yeux, du cœur et de la parole, les maîtres-écrivains de cette époque, avec une élogieuse vérité (les larmes de l'effroi mouille son beau visage de jeune premier) ; Maëlle Mays, à l'épinette, doigts agiles sur le clavier, qui sait ponctuer les événements en sachant jouer une musique légère, presque volatile au tragique. Trois acteurs superbes, drôles et saisissants, artistes jusqu'aux bouts des doigts, qui magistralement, et avec bonne éducation, racontent et chantent les écrits et propos qu'ont tenu des écrivains célèbres, en cette période dramatique que vécut la France de 1871 et le peuple de Paris. Victor Hugo, Georges Sand, Baudelaire, Ernest Renan, Edmond De Goncourt, Théophile Gauthier, Gustave Flaubert, Emile Zola, Ernest Feydeau, Anatole France... à qui, en général, notre société a voué le culte de l'exemplarité et dont les noms brillent un peu partout en France, au début de nos grandes rues et avenues. Détrompez-vous, Antonio Diaz-Florian, dans une mise en scène juste, sait, sans rien enlever aux talents de ses personnalités renommées, nous montrer en honnête homme, le vrai visage de ces hommes célèbres auxquels la France accorde certains mérites et dont le spectacle nous montre les revers et la personnalité vraie. Car ces intellectuels français et hommes de lettres, qui ont obéi à leurs instincts et dont les traces décevantes de leurs écrits sur la Commune sont des témoignages tristes entachent la France. Mise en scène parfaite, leçon pour tous afin de mieux comprendre cette période de notre histoire. Bienvenu Merino
JUSQU'AU 16 DECEMBRE 2009
L'EQUIPE DE L'EPEE DE BOIS
(En dehors de comédiens, déjà cités) :
Gaëlle Vernus, Adjointe administrative
Chloé Pitsy, Relations publiques
Mathieu Laurent, Régisseur
Dolores Lago Asqueta, Assistante de direction
Graziella Lacagnina, Relation avec les lycées
Maxime de Vambre, Relations collectivités
Costumes, Abel alba
Scénographie, David Léon
Eclairages, Quique Peña
Graphisme, Cocha-Kuan
Direction d'acteurs et débats avec le public, Ismaël Benabdelhouab.
Décors du lieu, Jean Marie Eicher
Dramaturgie et mise en scène, Antonio Diaz-Florian
Théâtre de l'épée de bois
Cartoucherie de Vincennes
Route du Champs de Manœuvre Paris 12e
Au cœur du bois, navette gratuite et bus depuis le métro Château de Vincennes,
Jusqu'à la Cartoucherie.
Tel/ Réservations : 01 48 08 39 74
Spectacle :
Lundi, mardi, mercredi : 21h
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05:35 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la commune, théâtre, xixème siècle, paris, histoire, histoire de france, littérature, culture, politique |
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06 décembre 2009
LE CENTRE EXPERIMENTAL DE VINCENNES ❘ ROUTE DE LA TOURELLE ❘ 1969-1980

Dans cette Brocéliande des dimanches qu'est le bois de Vincennes, certains d'entre vous ont arpenté le rêve surgit de terre à l'hiver 1968. Ce rêve d'abord appelé Centre Universitaire Expérimental de Vincennes fut désigné sous le nom de Paris 8 avant d'être rapidement détruit en juillet 1980. Comme vous, je m'y trouvais, souvent le soir. Là, s'exerçait la conjugaison des flux, des lignes, des courbes ; l'entretressement de tous les savoirs offert à tous les âges de la vie, aux étudiants et aux non-étudiants. Cette expérience était dangereuse et renversante. Cela ne pouvait pas durer que l'on puisse aussi librement que possible apprendre et interagir avec Gilles Deleuze, François Châtelet, Jean-François Lyotard, Hélène Cixous, Henri Laborit, Michel Foucault, Jean-Pierre Richard, Michel Butor, Michel Serres... Apprendre en empruntant les chemins de traverses qui défient les pratiques insulaires, les théories étanches. Un livre est paru cette année qui retrace l'aventure, commentée par ses acteurs, fort illustrée (insuffisamment à mon goût) et dans lequel, Philippe Tancelin, poète, étudiant à Vincennes puis professeur à Paris 8, résume en un texte magnifique ce que fut « l'éternité au cœur même de l'éphémère ». Guy Darol
VINCENNES, UNE AVENTURE DE LA PENSEE CRITIQUE
Sous la direction de Jean-Michel Djian
Flammarion, mars 2009
45 €


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10:33 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vincennes, paris 8, gilles deleuze, françois châtelet, hélène cixous, littérature, philosophie, enseignement, politique |
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