17 avril 2012
ANDRE LAUDE COULEUR D'HOMME

André Laude
Il est d’une autre espèce que les voltigeurs du verbe qui portent l’habit de poésie afin qu’on ne les confonde pas. S’il se distinguait, ce n’était pas dans l’art de parader. André Laude était couleur d’homme. On l’aurait croisé sans se douter qu’il était un poète exceptionnel, doublé d’un journaliste comme on n’en fait plus. Il parlait d’une voix de rogomme, toujours un peu pour rire des gens sérieux qui ne le sont pas tellement. Il haussait le ton contre la platitude des jours, le peu de nerfs dans le paysage à la française, l’absence de plus en plus visible de rébellion nécessaire si l’on veut vivre et point survivre. Lui, André Laude, survivait de piges dans de menus logements où j’étais bien heureux de partager son vin ami. Nous avions des conversations étrangères à la surface des choses, au friselis mondain. On discutait de littérature à pointe de flèche avec Betty Duhamel, Philippe Venault et je ne sais plus qui à cause du pichtogorne ou de la pénombre en sa tanière. Les deux probablement. André Laude, attention, n’était pas l’anarchiste de comptoir débitant des brèves. C’était (1936-1995) un compagnon de Makhno, un urgentiste de la révolution qui compte, parmi d’autres oriflammes, Gérald Neveu, Jean Malrieu et Armand Robin. Il avait en commun avec ce dernier l’engagement libertaire de la pointe des cheveux aux ongles d’orteil. C’était un désespéré danseur jamais désespérant, une rafraîchissante unité de mesure à l’aune de la poésie égale de l’Être, pas trop des Lettres.
Les Lettres étaient son quotidien cependant. Sa ration de pain. Pigiste qualitatif au service du Monde des Livres, du Magazine Littéraire, des Nouvelles Littéraires, André Laude ne chroniqua jamais les têtes de gondole. Son journalisme consistait plutôt à regarder du côté où personne ne regarde. La littérature possédait une lampe frontale, un œil capable de glisser entre les fissures jusque dans ces veines où personne ne risquait l’aventure. Sa culture souterraine étant illimitée, on pouvait le solliciter sans marge d’erreurs. C’est ainsi qu’en 1975 les Nouvelles Littéraires en quête de nouveaux lecteurs pensent à ce photophore pour conter cinquante ans d’art et de littérature dont l’objet serait un numéro spécial, une sorte de Culture pour les nuls ainsi que François Vignes résume l’affaire dans sa préface. Un projet dément composé en trois jours sous perfusion de bière. Trente ans que La Légende du demi-siècle circule dans le bas monde des curieux de prose rare, d’intelligence pointue au temps où Google si l’on y pensait avait la gueule d’HAL dans le film de Stanley Kubrick. Tout dans la tête et sur les rayons de sa bibliothèque, André Laude écrivit un concentré explosif de ce que fut la vie culturelle à partir de Guillaume Apollinaire. Le premier volume vient de paraître qui stoppe la remontée du temps au Coup de grâce de Marguerite Yourcenar, soit 1939.
C’est un réel bonheur de cheminer avec Laude aux côtés d’Arthur Cravan ou de Nadja, surtout de découvrir les préférences de ce formidable conteur qui aime tant insister sur Maurice Henry, Pierre Jean Jouve, Henri Michaux, Maïakovski, Wölfli, Jean Cassou et je cite ces noms au fil de sa plume impérativement chronologique. Car cette Légende est une frise imparable mais aussi un point de vue, l’œil de Laude, ses goûts, ses dégoûts, une position en somme. Celle d’un homme dont on ne saura jamais de source sûre (fors la sienne) s’il fut l’amant de Rosa Luxemburg et l’intime de Che Guevara. Poète à toute heure, conteur narrant sa vie qui semblait suivre le cours des révolutions, André Laude a livré des récits essentiels, tumultuaires, intempestifs (on voudrait d’ailleurs pouvoir retrouver en librairie Joyeuse Apocalypse et Liberté couleur d’homme) qui semblent témoigner d’un temps où la littérature était une raison de vivre. Pour ceux qui ont cette raison au cœur et sans doute aucun autre choix, La Légende du demi-siècle sera plus qu’un geste de bravoure mais le guide que l’on garde dans sa poche pour s’orienter dans le monde où l’art est une mystérieuse barricade. Guy Darol
LA LÉGENDE DU DEMI-SIÈCLE, DES ANNÉES FOLLES AUX ANNÉES NOIRES, Volume 1, André Laude, préface de François Vignes, Éditions Levée d’encre, 110 p., 12 €
Article paru dans La Presse Littéraire n°1, juin 2011
Article paru dans la Presse Littéraire n°1 juin 2011A

04:40 Publié dans LE MAGAZINE DES LIVRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : andré laude, françois vignes, levée d'encre, betty duhamel, philippe venault, gérald neveu, jean malrieu, armand robin, arthur cravan, rosa luxemburg, che guevara, guillaume apollinaire, 2011 |
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28 mars 2010
TOMBEAU POUR LES RARES

Tombeau pour les rares. Édition de Corlevour. mars 2010.144 p. 24 x 31 cm
Présentation :
Empruntant son nom au genre littéraire du Tombeau (déploration funèbre et monumen-
tale), cette exposition est une suite de vingt-sept portraits d’écrivains réalisés par le peintre et
poète Nicolas Rozier accompagné dans l’édification du Tombeau par vingt-neuf écrivains.
De septembre 2008 à novembre 2009, Nicolas Rozier a dessiné sur toile le portrait « inté-
rieur » des écrivains qui lui sont chers : 27 auteurs défunts réunis en ce livre intitulée Tombeau
pour les rares où Villon, Baudelaire et Artaud côtoient Ilarie Voronca, Gérald Neveu et Francis
Giauque. Les écrivains du Tombeau, des poètes essentiellement, exceptés Léon Bloy et Van Gogh,
sont ici réunis sous l’égide d’une «fragilité surpuissante», d’une faculté d’attaque dans le langage
qui les distingue radicalement jusqu’au franchissement du mur des paroxysmes où la littérature
devient une écriture de cœur. En vis-à-vis des portraits, Nicolas Rozier a invité 27 auteurs (dont
Zéno Bianu, Pierre Dhainaut, Marie-Claire Bancquart, Jacques Ancet…) à écrire sur leurs grands
aînés, le portrait écrit répondant au portrait dessiné.
Nicolas ROZIER, né en 1971, vit en Belgique où il écrit et dessine. Ses œuvres exposées en France et
en Belgique ont croisé les textes de Zéno Bianu, Pierre Dhainaut, José Galdo, Charles Dobzynski et
Olivier Penot-Lacassagne. Marcel Moreau a salué son travail dans la revue Nunc. Les revues Sorgue, Pyro,
Thaumaet Nunc ont accueilli ses dessins et ses textes. L’Écrouloir, écrit d’après un dessin d’Antonin
Artaud, est paru aux éditions Corlevour, en 2008 après un premier livre, L’Espèce amicale, (poèmes et des-
sins) chez fata morgana en 2006. L’astre des anéantis paraîtra en 2010 aux éditions de corlevour.
SOMMAIRE
Nicolas ROZIER Avant-propos
Pierre DHAINAUT ...Dans l’errance le désir de poursuivre...
Marcel MOREAU Introduction
LES RARES
Olivier PENOT-LACASSAGNE AntoninArtaud
Jean-Yves MASSON François Augiéras
Christophe VANROSSOM Charles Baudelaire
Pierre DHAINAUT Maurice Blanchard
Michel FOURCADE Léon Bloy
Jacques ANCET Alain Borne
Eric FERRARI Paul Chaulot
Patrick LAUPIN Luc Dietrich
Zéno BIANU Jean-Pierre Duprey
Charles DOBZYNSKI Benjamin Fondane
Jean Pierre BEGOT André Gaillard
José GALDO Francis Giauque
Marie-Hélène POPELARD Roger-Gilbert Lecomte
Marie-Claire BANCQUART André Laude
Alain MARC Laure
Didier MANYACH Gérald Neveu
Christian DUFOURQUET Jacques Prevel
Daniel GIRAUD André de Richaud
Jean-Yves BÉRIOU Arthur Rimbaud
Éric BROGNIET Armand Robin
Guy DAROL Stanislas Rodanski
Alain HOBÉ Colette Thomas
Guy BENOÎT Paul Valet
Marie BAUTHIAS Vincent Van Gogh
Serge RIVRON François Villon
Yves BUIN Ilarie Voronca
Muriel RICHARD-DUFOURQUET Unica Zürn
Patrick KRÉMER Le Soleil noir de la rareté
Arlette ALBERT-BIROT Extrême oxymore
Alain TOURNEUX & GérardMARTIN
Benjamin FONDANE 146x114 cm
EXPOSITIONS :
TOMBEAU POUR LES RARES
NICOLAS ROZIER
Portraits d’écrivains
Musée Arthur Rimbaud-Médiathèque «Voyelles»
Quai Rimbaud 08000 Charleville Mézière
Exposition du 19 mars au 9 mai 2010.
Rencontre-lecture le samedi 24 avril 2010 animée par Arlette Albert-Birot, Présidente du Marché
de la Poésie.Présentation des œuvres de Nicolas Rozier à 17 h, puis lectures, à la médiathèque Voyelles
à partir de 18h30, en présence des écrivains Zéno Bianu, Eric Brogniet, Pierre Dhainaut, Olivier Penot-
Lacassagne, Marie-Hélène Popelard et Christophe Van Rossom.
Halle Saint-Pierre
2, Rue Ronsard 75018 Paris
exposition du 4 au 30 juin 2010 (10h/18h)
vernissage-lectures le jeudi 3 juin à partir de 18h
lectures le samedi 5 juin à 15h et le dimanche 13 juin à 18h
Tombeau pour les rares
Editions de Corlevour,
Mars 2010
144 pages, 30 €
EDITIONS DE CORLEVOUR / REVUE NUNC
Rédaction : Rue Alphonse Hottat, 26 1050 BRUXELLES Belgique.
Tél : +32 (0) 473 89 84 01
SIÈGESOCIAL: 97, rue Henri Barbusse 92110 CLICHY
CONSULTER
LE SITE DES EDITIONS CORLEVOUR
19:25 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stanislas rodanski, nicolas rozier, maurice blanchard, antonin artaud, jean-pierre duprey, paul valet, françois augiéras, luc dietrich, andré laude, armand robin, littérature, poésie, culture |
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07 décembre 2008
THEO LESOUALC'H EST ❘ THEO LESOUALC'H N'EST PLUS

La continuité beat, l'esprit de mai, on peut voir le lasso et sentir le souffle dans des revues telles que Mai Hors Saison ou Bunker. Collectifs de vies vraies, de rêves exacts jamais altérés par l'élan de la machine et son progrès cumulatif.
Ailleurs se trouvent Guy Benoit, José Galdo, Daniel Giraud, Frédéric Parcheminier.
Ailleurs étaient André Laude, Dominique Labarrière.
Ailleurs est Théo Lesoualc'h qui n'est plus.
Théo Lesoualc'h est poète au vaste sens du mot. Il vit ainsi et meurt en laissant derrière lui une dépêche de papier résumant son parcours. Après avoir lu la dépêche de l'ABP, merci de laisser vos commentaires.
Recomposons ensemble la trajectoire des livres. Dessinons, autant que possible, la bibliographie de Théo.
BIBLIOGRAPHIE (A COMPLETER) DE THEO LESOUALC'H
La peinture japonaise, Histoire générale de la peinture n° 25, Rencontre, 1967
Erotique du Japon, Bibliothèque Internationale d'érotologie n° 19, Jean-Jacques Pauvert, 1968
La vie vite, Denoël/Les Lettres Nouvelles, 1971
Klin, Feuillets mobiles avec Viswanadhan, 1971
Phosphènes, Denoël, 1972
Marayat, Denoël, 1973
Oui Poisson Lune, Christian Bourgois, 1976
Les rizières du théâtre japonais, Denoël, 1978
Erotique du Japon, Henri Veyrier, 1978
Fleurs et Chants de la volupté (avec Edmond de Goncourt), Famot, 1981
Premier geste d'avant l'aube, Mai Hors Saison, 1982
Anata daré ? Retour au Japon dix ans après, Maurice Nadeau, 1982
L'homme clandestin, L'Instant, 1988
La porte de papier, EST/Samuel Tastet éditeur, 1988
Visage dévisage, une gravure originale en tondo, Nitabah, 2001









Au sujet de La vie vite :
LE MASQUE ET LA PLUME, Emission du 16 janvier 1972

Théo Lesoualc'h
UN TEMOIGNAGE DE JOSE CHAPALAIN/MERCREDI 10 DECEMBRE
Bonjour
J'ai appris par un de ses éditeurs, Michel Nitabah, la mort de Théo alors que j'entreprenais des recherches sur ce qu'il était devenu et pour reconstituer son histoire. Théo était un cousin proche que j'ai connu avant qu'il ne quitte la Bretagne.
Son père, Joseph, était mon parrain marié à une demi-soeur de mon père et un ami proche de mes parents qui était présent à mon mariage. Théo était sur la photo de mariage de mes parents et je dois avoir quelques photos de lui dans mes albums que je vais rassembler.
J'ai également commencé à reconstituer sa bibliographie et son histoire que j'ajouterai sur mon site perso dédié à ma généalogie où figure Théo, et à l'histoire de Douarnenez.
Je ne sais pas s'il s'était marié et s'il avait eu des enfants. Cela me ferait très plaisir d'entrer en contact avec quelqu'un qui l'a récemment rencontré.
Pas réussi à voir la fin de l'article où Théo parle de son père Joseph (mon parrain était maréchal logis chef dans la gendarmerie) qui était sévère. Je suis un peu intrigué. C'est sans doute pour cela qu'il n'est jamais revenu à Douarnenez. Peut- être son père n'avait pas bien admis sa carrière et destinée d'artiste ? Pas forcément facile à cette époque pour un maréchal logis chef dans la gendarmerie.
Cordialement,
José Chapalain
_________________
SAMEDI 14 DECEMBRE
Bonjour
J'ai eu au téléphone Michèle Benoit qui avec Guy Benoit ont publié dans leur revue Mai Hors Saison n° 15, sans doute le dernier témoignage de Théo qu'ils ont bien connu et apprécié.
Un petit rectificatif à mon mail précédent : Michèle Benoit m'a indiqué que Théo était resté en contact avec sa famille de Douarnenez et était revenu en Bretagne pour le décès de son père Joseph (le 21/01/1981) et celui de sa soeur Françoise (le 13/06/2004).
Je reprendrai contact comme convenu avec Michèle Benoit quand j'aurai lu les 13 livres de Théo que je viens d'acheter sur internet ainsi que la revue Mai Hors Saison" n° 15.
Quand j'aurai réalisé sur mon site une rubrique sur Théo pour rendre hommage à un cousin perdu de vue et retrouvé trop tard pour apprendre sa mort je vous en indiquerais le lien. José Chapalain
| agencebretagnepresse.com
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Disparition de Théo Lesoualc'hDouarnenez 5/12/08 22:17 par ABP
On vient d'apprendre la mort, il y a une semaine, de Théo Lesoualc'h qui, selon sa volonté, a été incinéré dans le Gard mercredi dernier. Né à Paris, dans le XIIIe arrondissement, le 11 mai 1930, il était né de parents bretons (Lezoualc'h), tous deux originaires de Douarnenez et il était revenu chaque été en vacances à Douarnenez au cours de sa jeunesse. Du fait de la guerre, il y avait aussi passé la plus grande partie de l'année 1940. Théo Lesoualc'h avait arrêté ses études un niveau du BEPC et avait ensuite poursuivi un apprentissage dans le domaine du staff, puis suivi des cours de sculpture. Il avait fait son service militaire en Algérie, puis était parti, sac à dos, à la découverte de l'Italie qu'il avait parcourue du sud au nord. Il était ensuite revenu à Paris pour suivre des cours de mime, un art qui allait lui permettre de parcourir de nombreux pays du monde en établissant partout des relations avec le monde de la scène et du théâtre de rue. En 1955, il allait partir ainsi en voyage, donnant des cours de mime et montant une pièce de sa composition avec des acteurs marocains. Parti ensuite en auto-stop vers l'Asie, il allait pendant cinq ans parcourir la Grèce, la Turquie, l'Iran, l'Inde, Ceylan, la Thaïlande, le Cambodge et Hong-Kong, jouant son mime et enseignant dans diverses écoles de théâtre. Il allait ensuite séjourner pendant cinq ans au Japon, y donnant encore des cours de mime et participant à des expériences de théâtre avec des acteurs japonais. Passionné de photographie, il avait aussi étudié l'histoire du théâtre japonais et ses origines... En 1967, il avait publié un livre sur "La peinture japonaise" et, en 1968, un autre intitulé "Érotique du Japon" qui devait être réédité en 1978 et en 1987. En 1969, Théo Lesoualc'h était venu jeter l'ancre dans les Cévennes. Il habitait au Mas Brûlé, à la Font de Rouve, près de Rousson, non loin d'Alès, dans le Gard. Théo Lesoualc'h, Breton grand voyageur, était aussi essayiste, poète et romancier et il a laissé une œuvre originale, riche et variée. |
10:14 Publié dans THEO LESOUALC'H | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : théo lesoualc'h, guy benoit, andré laude, mai, beat generation, poésie, littérature |
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01 octobre 2008
ANDRE LAUDE ❘ IMAGE ET SON

Le mirobolifique Christian Ducasse attire mon attention sur ce film rare capturé en 1995. Les lecteurs d'André Laude, ceux qui attendent l'édition des Oeuvres Complètes, sauront apprécier. Les autres découvriront toute la puissance du mot poésie en des temps où le manque persiste.
Vient de paraître :
Oeuvre Poétique d'André Laude (1936 -1995)
aux Editions de la Différence

Œuvre poétique d'André Laude
752 p., 49 euros
Cahier photo
Collection : Œuvres complètes.
ISBN : 978-2-7291-1782-5.
Editions de la Différence
30, rue Ramponeau,
75020 Paris
André Laude photographié par Christian Ducasse
09:23 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : andré laude, poésie, christian ducasse |
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21 mai 2008
ANDRE LAUDE ❘ JEAN-DANIEL FABRE
&q
© Christian Ducasse
Cette image transmise par Christian Ducasse, un ami de Jazz Magazine, me renvoie sur les hauteurs de Ménilmontant, au temps que je collaborais au magazine franco-lusitanien Albatroz. C'est chez Manuel Vaz, sa maison abritait nos festins, que je vis André Laude (1936-1995) pour la dernière fois. Le voici, en compagnie du poète Jean-Daniel Fabre. André danse avec Joséphine Pannard, peintre et critique à Jazz Hot, Jazz Magazine et Jazzman. Il est heureux André. La scène se déroule dans une cantine proche de chez Manuel. Un lieu où l'on ne faisait pas qu'échanger des propos acérés.
Le poète André Laude, journaliste au Monde et au Magazine Littéraire est l'auteur d'un émouvant récit (presque) autobiographique, intitulé Liberté couleur d'homme (quel éditeur aura la belle idée de rééditer cette merveille ?). Au sujet de sa vie-son oeuvre, François Vignes a publié un ouvrage (presque) biographique. Les Compagnons du Verre à soif (Le Cherche Midi) est un livre qui nous rapproche de Robert Giraud et d'André Hardellet. Quant au puissant et fragile Jean-Daniel Fabre, ses écrits ahurissants avaient paru aux défuntes éditions de L'Instant, sous le titre Il était une fois Jean-Daniel Fabre. Les éditeurs ont du boulot.
✎
Il était une fois Jean-Daniel Fabre
Jean-Daniel Fabre
Editions de l'Instant
uot;>Collection Griffures, dirigée par Pierre Drachline
1989

Liberté couleur d'homme
André Laude
Editions Encre
Collection Brèches, dirigée par Jean-Pierre Begot
1980

16:05 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : andré laude, jean-daniel fabre, christian ducasse, revue albatroz, ménilmontant, paris, littérature |
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