21 mai 2012
LA SOEUR DE L'ANGE ♯11 ❘ A QUOI BON L'ANIMAL ? ❘ PRINTEMPS 2012

La livraison printanière de La Soeur de l'Ange vient de paraître autour de l'intitulé A quoi bon l'animal ?
Elle rassemble des textes de William Blake, Lucrèce, Charles Nodier, Marylène Patou-Mathis, Corine Pelluchon, Michel Host, Yannis Constantinidès, Jean-Luc Moreau, Alain Jugnon, François Cornée-Villatte, Tristan Garcia, Thierry Gontier, Patrick Llored, Sandrine Willems, Sarah Vajda, Marc Kober, Lionel Mirisch, Luc Lang, Thierry Maré et un entretien de Patrick Tort avec Marc Kober.
La rubrique "Silhouettes" décrit les figures de Beatrix Potter (Emmanuelle Ly), Wild Man Fischer (Guy Darol) et Ernst Jünger (Hugues Rabault).
La rubrique "Héros de pages et d'écrans" livre un texte de Remy de Gourmont : Emma Bovary et le bovarysme.
La rubrique "Rhizome(s)" propose Pactiser avec le "diable" de François Cornée-Villatte.
La rubrique "Pour quitter" publie des Fables persanes traduites par Soha Safai.
LA SOEUR DE L'ANGE
Editions Hermann
Rédacteur en chef
Jean-Luc Moreau
Comité de rédaction
Didier Bazy, Yannis Constantinidès, Guy Darol, Michel Host, Marc Kober, Thierry Maré, Jean-Luc Moreau, Sarah Vajda
Abonnement pour deux numéros : 36 € (France), 40 € (Union européenne)

RETROUVEZ LA SOEUR DE L'ANGE SUR LE SITE DES EDITIONS HERMANN
11:07 Publié dans LA SOEUR DE L'ANGE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : à quoi bon l'animal ?, la soeur de l'ange, jean-luc moreau, guy darol, wild man fischer, printemps 2012, 2012 |
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09 janvier 2012
LA SOEUR DE L'ANGE ❘ A QUOI BON TANT DE MONDE ?

La Soeur de l'Ange publiée aux éditions Hermann sous la direction de Michel Host et Jean-Luc Moreau vient de faire paraître sa dixième livraison sous le titre (ou plutôt le questionnement) A quoi bon tant de monde ?
Un choeur de réflexions placé sous le signe du Marquis de Sade ("Quand il n'y aurait pas un seul homme sur la terre") propose des contributions de Marc Kober ("Les îles anthropophages, Malthus, Darwin et le devenir de l'espèce humaine"), François Cornée-Villatte ("Du scintillement de l'origine à la morale du troupeau"), Matthieu Baumier ("Ce monde d'images brûlera"), Alexandre Dorna ("Le populisme : les symptômes d'une métamorphose"), Alain Jugnon ("Démocrate, encore un effort pour devenir nietzschéen !"), Christian Gattinoni ("La grisaille des foules contre le camouflage coloré du réel"), Yannis Constantinidès ("La foule sentimentale")... Dossier ponctué de pages empruntées à Adolphe Thiers, Léon Bloy, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe et Georges Henein. Notez que Michel Host propose quelques extraits de sa traduction de "Stances pour la mort de son père" (Jorque Manrique). Un substantiel Cahier Benjamin Fondane occupe une place importante dans ce numéro. Jean-Dominique Rey compose une silhouette de Kostas Papaionnou tandis que je présente la trajectoire du producteur et songwriter Joe Meek. Ceci n'est qu'un aperçu de ce que révèle ce volumineux numéro auquel succèdera, dans les semaines à venir, un dossier sur le thème A quoi bon l'animal ?
La Soeur de l'Ange n°10
(Pensées iniques)
Editions Hermann
250 p., 20 €
09:55 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, jean-luc moreau, michel host, guy darol, benjamin fondane, éditions hermann, revue, 2011 |
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18 novembre 2011
LA SOEUR DE L'ANGE A L'HOTEL LUTETIA

A l'occasion de la parution aux éditions Hermann du dernier numéro de La Soeur de l'Ange, l'association Les mots parleurs, en partenariat avec le Théâtre de l'Odéon, propose une rencontre à l'Hôtel Lutétia, le samedi 10 décembre, à 18 h.
Deux comédiennes, Valérie Delbore et Carole Bergen, liront des extraits de la revue. Une occasion pour découvrir La Soeur de l'Ange (Jean-Luc Moreau en est le rédacteur en chef) qui vient de faire paraître une nouvelle livraison sur le thème A quoi bon tant de monde ? complétée d'un cahier Benjamin Fondane.
HOTEL LUTETIA, 45 BOULEVARD RASPAIL 75006 PARIS

CONSULTER
09:23 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, jean-luc moreau, hôtel lutetia, paris, benjamin fondane |
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29 janvier 2011
LA PRINCESSE DE CLEVES AU CINEMA LE CHAMPO ❙ 8 FEVRIER 2011

Avant-première-débat au cinéma LE CHAMPO
en partenariat avec
les éditions Hermann et la revue La Soeur de l’Ange
pour son n°8 A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ?
:
mardi 8 février 2011 à 20h
NOUS, PRINCESSES DE CLEVES
un film de Régis Sauder


NOUS, PRINCESSES DE CLEVES un film sur une idée originale de Anne Tesson
Ecriture & images: Régis Sauder
Production : Nord Ouest Productions, Sylvie Randonneix
Avec : Mona, Abou, Morgane, Aurore, Chakirina, Armelle et Virginie, Cadiatou, Laura, Gwenaëlle, Albert, Anaïs, Sarah
Synopsis: LA PRINCESSE DE CLEVES, premier roman moderne de la littérature française, est le personnage central du film. Manel, Aurore, Mona, Abou et les autres lui prêtent leurs voix, leurs visages. Ils sont élèves du Lycée Diderot de Marseille, un établissement difficile des quartiers nord de la ville et leur professeur a décidé de leur faire étudier ce roman… Ensemble ils s'emparent du roman, de ses représentations, des questions qu'il pose. Objet transitionnel, c'est à leur univers que ce roman du grand siècle nous donne accès.
A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ? numéro 8 de la revue La Sœur de l’Ange. Cette revue littéraire et philosophique, fondée en 2004, questionne avec précision et ténacité l’à-quoi-bon des choses. Après avoir mis en question l’à-quoi-bon de l’art, de la nation, de la mort, de Dieu, de la résistance …
La Sœur de l’Ange ouvre le dossier A QUOI LA PRINCESSE DE CLEVES ? selon trois axes :
☛ intérêt actuel du roman et de la conception de l’amour qu’il expose
☛ défense aussi bien de l’enseignement du français que de la culture générale
☛ conditions d’une véritable politique culturelle.
Séance suivie d’un débat avec :
Pierre Jourde, professeur de littérature à Valence (Université de Grenoble III), a publié de nombreux essais, romans et récits.Il s’est aussi profondément impliqué dans la défense des enseignants et des chercheurs.
Hélène Merlin-Kajman, professeure de littérature française à l’Université Sorbonne nouvelle (Paris III), écrivain, est spécialiste du XVIIe siècle et s’intéresse en outre aux questions de pédagogie: selon quelle définition de la littérature convient-il de l’enseigner, c’est-à-dire de la transmettre ?
Jean-Luc Moreau, rédacteur en chef de la revue La Sœur de l’Ange, écrivain.
Franck Robert, professeur de philosophie au lycée André Honnorat de Barcelonnette.
Régis Sauder, réalisateur
Modérateur : Eric Naulleau, auteur, éditeur, animateur de l'émission Ca Balance à Paris sur Paris Première & chroniqueur à On n’est pas couché sur France 2.

LE CHAMPO
51, rue des Ecoles à Paris 5e
Tél. 01 43 54 51 60 / 01 43 29 79 04
Métro : Odéon / Saint Michel / Cluny / Luxembourg
Vous pouvez réserver pour cette séance en envoyant un mail à cinepromotion@free.fr
14:02 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la princesse de clèves, la soeur de l'ange, jean-luc moreau, régis sauder, cinéma, littérature, débat |
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25 octobre 2010
LA SOEUR DE L'ANGE ❘ AUTOMNE 2010 ❘ A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ?

Pour sa huitième livraison, la revue La Soeur de l'Ange pose la question suivante : A quoi bon la Princesse de Clèves ? Interrogation faisant écho, on s'en souvient, à l'injonction du chef de l'Etat renvoyant la littérature à bien peu de choses. Jean-Luc Moreau (rédacteur en chef de La SdL) rappelle, dans son éditorial, l'effervescence autour du boulevard Raspail lorsque François Mitterrand faisait ses courses à la librairie Gallimard. Loin est ce temps où la littérature était un but de sortie, une virée plus nécessaire qu'un tour de chauffe avant de tomber dans les bras d'un malaise vagal.
Voici donc La Princesse de Clèves, roman de Madame de La Fayette, datant de 1678, examiné sous toutes ses coutures par de savants exégètes, analyse accompagnée d'une Lettre à Mme de Sévigné signée Bussy-Rabutin et d'extraits, il le fallait bien.
Ce dossier va plus loin qu'une laude à Madame de La Fayette, il est le prétexte à une réflexion sur la culture des livres dans un monde où la marchandise est devenue une transcendance plate. Il est l'occasion de tendre le mégaphone à certaines colères, ainsi de celles de Pierre Jourde, de Françoise Bonardel. L'aquoiboniste interrogation permet d'ajuster le tir d'excellentes réponses, comme celle alimentée par Gil Jouanard qui dit l'essentiel en constant que La Princesse de Clèves n'est rien moins qu'un paradigme de la langue française. Il est donc essentiel de connaître l'ouvrage pour savoir comment le français bouge après le bas-latin, le roman et le francien.
On trouvera dans ce volume quelques révoltes en faveur de la littérature mais plus largement de la culture pour qu'elle soit toujours d'un accès aisé. Ma présence dans ce numéro consiste en une réflexion sur la crise du disque intitulée "La crise est dans le vent, dans le vent on connaît la musique".
Dans ce numéro figure un remarquable dossier René Alleau précisant les rapports très étroits entre surréalisme et alchimie, un lien assuré par l'auteur d'Aspects de l'alchimie moderne (Minuit, 1953) à partir de 1952.
Pascal Conti offre une éblouissante analyse sur l'immatérialisme de Berkeley dans Nadja tandis que Marcel Moreau en appelle à une insurrection de la beauté : "Un tel événement n'est pas aussi impossible qu'il y paraît. Pour ma part, j'imagine sans peine pour après-demain un terrorisme de la beauté. Non plus seulement un terrorisme verbal ou artistique, mais, s'ajoutant à ce dernier, une utilisation de la force destructrice à des fins en quelque sorte poétiques, si l'on veut bien admettre que je donne à ce terme le contraire d'un sens douceâtre : un sens dévastateur, en même temps que fondateur, vertigineux autant que dansant."
A quoi bon La Princesse de Clèves ?
Editions Hermann
213 pages, 20 €
Abonnement pour deux numéros : 36 €
14:10 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, jean-luc moreau, guy darol, marcel moreau, frédérick tristan, gil jouanard, rené alleau, zéno bianu, pierre jourde, françoise bonardel, madame de la faytte, la princesse de clèves, automne 2010 |
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09 juillet 2010
LA SOEUR DE L'ANGE EMPOIGNE LA CRISE

Depuis 2004 qu'elle existe, La Soeur de l'Ange ("L'homme est le vainqueur des chimères, la nouveauté de demain, la régularité dont gémit le chaos, le sujet de la conciliation. Il juge toutes choses. Il n'est pas imbécile. Il n'est pas ver de terre. C'est le dépositaire du vrai, l'amas de certitude, la gloire, non le rebut de l'univers. S'il s'abaisse, je le vante. S'il se vante, je le vante davantage. Je le concilie. Il parvient à comprendre qu'il est la soeur de l'ange", Isidore Ducasse) a publié sept épais numéros d'abord aux éditions A contrario puis aux éditions du Grand Souffle. A présent, elle vit chez Hermann (Editeurs des sciences et des arts depuis 1876) sous la direction de Michel Host (Prix Goncourt 1986 pour Valet de nuit) et la rédaction en chef de Jean-Luc Moreau (théoricien de La Nouvelle Fiction, auteur de plusieurs ouvrages sur Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Albert Camus). La Soeur de l'Ange est une revue littéraire et philosophique ouverte au questionnement socratique, à la maïeutique généralisée.
Sa particularité est de lancer des questions comme on allume des feux : A quoi bon l'art ?, A quoi bon la nation ?, A quoi bon résister ?, A quoi bon la Lune ?... Une méthode pleine de sens en un temps où la réflexion bat de l'aile, où rien ne semble brûlant.
Vient de paraître A quoi bon la crise ? sur une dédicace d'Edmund Husserl et une ouverture de Senancour. La crise dans tous ses états et d'abord à la lettre, étymologiquement, sémantiquement, est ici dépliée. Pour Ado Huygens, la crise est un ouvreur potentiel de l'exister. Sandy Proust interroge la crise de la parole dans le monde du travail. Philippe Brenot envisage que la crise, c'est toujours avant. Monique Castaignède annonce une crise de tête. Nicolas Lebeau décide d'entreprendre en poésie pour répondre à la crise. La crise ne serait-elle pas le travestissement moral de la décadence ? demande François Cornée.
Où il est également question de Joë Bousquet, d'Albert Béguin (crise du romantisme oblige), de Sarane Alexandrian et d'Arthur Conan Doyle.
D'ici quelques semaines, Jean-Luc Moreau répondra à mes questions afin que La Soeur de l'Ange ne soit plus un mystère pour personne.

En attendant, apprenez que les intitulés des prochains numéros sont :
A quoi bon la Princesse de Clèves ?
A quoi bon la santé ?
A quoi bon tant de monde ?
A quoi bon partager ?

Michel Host
LA SOEUR DE L'ANGE n°7
Pensées iniques
Revue semestrielle
200 pages, 20 €
(Abonnement pour deux numéros : 36 €)
6, rue de la Sorbonne 75005 Paris
05:17 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, michel host, jean-luc moreau, la crise, revue, littérature, philosophie, culture |
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03 juillet 2007
LA SOEUR DE L'ANGE ❘ RESISTANCE ❘ JEAN-LUC MOREAU
En ces temps régressifs où l'Homme est invité à se diluer dans la valeur Travail, La Soeur de l'Ange, revue dirigée par Didier Bazy, se demande : "A quoi bon résister ?" Les réponses à cette question cruciale proviennent de différents sursauts face "à tout ce qui pue la mort". L'éditorial agite bien justement "l'impératif catégorique de notre époque conditionnée par les contrôles puissants et insensibles de l'instrumentalisation généralisée où l'argent comme réponse à tous les problèmes tient une part de moins en moins négligeable." Selon Didier Bazy, l'état d'urgence coïncide avec la nécessité de "devenir un vivant sauvage." Sauvage, c'est-à-dire en résistance armée de mots, en dépit du risque, de l'incertitude, de l'aléatoire.
Entretiens, épîtres, études, philippiques et même une fiction de Jean-Luc Moreau plus qu'éclairante composent un élan de front et une véritable mise en garde contre les menaces de néant voire d'apocalypse si l'on en croit Jean-Louis Cloët dont le propos très vigoureux annonce le meilleur du pire. Des figures considérables sont appelées à définir le besoin de résistance sinon la fin de partie : Antonio Negri, Samuel Beckett, Antonin Artaud, Paolo Virno, William Shakespeare, Henry David Thoreau, Friedrich Nietzsche, Georges Henein ...
Par ailleurs, cette livraison pose la question des pouvoirs de la poésie dans un monde en crise (et l'on songe à l'interpellation d'Hölderlin : "Wozu dichter in durftiger zeit/Pourquoi des poètes dans un temps de manque ?") à travers l'oeuvre de René Depestre.
La Soeur de l'Ange poursuit ici son exploration du Grand Jeu (Roger-Gilbert Lecomte, René Daumal, Roger Vailland, Pierre Minet, Josef Sima, Artür Harfaux, Maurice Henry, Hendrik Cramer, André Rolland de Renéville, Pierre Audard, André Delons, Monny de Boully, Zdenko Reich, Roger Caillois) avec des contributions de Claude Fournet et d'Alain Jugnon. Signalons que Le Grand Souffle éditeur de cette revue a eu l'excellente idée de publier récemment deux livres inévitables d'André Rolland de Renéville (Rimbaud le Voyant et L'expérience poétique ou le feu secret du langage) et l'essai de Michel Random, Le Grand Jeu, les enfants de Rimbaud le Voyant.
Pour finir, ce remarquable volume de réflexions intempestives livre un texte du compositeur et guitariste Richard Pinhas (extrait des Larmes de Nietzsche, Deleuze et la musique, Flammarion, 2001) faisant l'apologie du plan de vie et du plan de composition ainsi qu'une lettre d'Armand Robin parue dans Le Libertaire du 29 novembre 1946 au sujet du Comité d'Epuration pour les Lettres. Comme on peut l'espérer de l'auteur de Le temps qu'il fait (l'une des plus belles fictions de tous les temps), il prend à la gorge les "poétereaux bourgeois" :
" Ils m'ont banni de leur compagnie, que je fuyais ; ils m'ont exclu du monde de la vanité et des intérêts, ce que justement je cherchais ; ils m'ont désigné au mépris et aux railleries de ceux qui se mettent du côté des puissants, ce que justement je désirais. Ils ont eu raison : venant des travailleurs et m'obstinant malgré les réactionnaires "communistes" à vivre parmi les travailleurs, refusant de faire le beau dans les salons, les cafés littéraires, les antichambres où il est de bon ton qu'un écrivain soit lâche, j'ai osé, scandale des scandales, être poète ! "
Saluons galure bas ce numéro très chaud et Jean-Luc Moreau (merci docteur Zeugme !) pour les lumières qu'il apporte sur Charles Nodier (un pionnier de la Nouvelle Fiction !) dans sa préface à La Fée aux miettes, ouvrage sur lequel je reviendrai prochainement.
La Soeur de l'Ange n°5
Dossier A quoi bon résister ?
Editions Le Grand Souffle
http://revuelasoeurdelange.hautetfort.com/
La Fée aux miettes
Charles Nodier
Avant-propos, postface et notes de Jean-Luc Moreau
Editions Michel de Maule
41, rue de Richelieu
75001 Paris
07:20 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la soeur de l'ange, jean-luc moreau, le grand jeu, rené despestre, richard pinhas, armand robin, littérature |
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