29 août 2011
TANGO 3 ❘ EN LIBRAIRIE LE 24 SEPTEMBRE

Bientôt en librairie le nouveau Tango de Jean Louis Ducourneau aura pour titre Traversées de Buenos Aires/De quelques voyages et voyageurs excentriques.
Cette publication dédiée aux flâneurs mappemondiaux n'oublie pas André Hardellet (qui aurait eu cent ans en 2011) et je ne suis pas peu fier de lui rendre hommage.
Voici le sommaire d'une revue que le temps embellit :
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Tango n°3 est illustré par Ricardo Mosner, le maître illustrateur deTango, Honoré, Jacques de Loustal, Patrice Killoffer, Alterio, Albert Bali, Eugenio Rámirez et Lucio ; et photographié par Guy le Querrec, Marcos López, Daniel Mordzinski, Victor Kesselman, Pepe Fernandez et Marc Joigneau.
:: « Tango Panique », photo de Victor Kesselman « Un sang d'encre », par Jean-Luc Thomas « Les trois voyages », par Jorgelina Nuñez « Sous la protection des jours », par Enrique Vila-Matas « L'invention de Silvina Ocampo », par Enrique Vila-Matas « Romerito », par Ernesto Mallo « ¿ Con qué se come ? », par Oscar Caballero « Le Caballero de poche », par Oscar Caballero
:: « Borges-fuego » « Miniatura borgeana », par José Luis Costanzo « La traduction selon Borges », par André Gabastou « Galaxie Borges », par Eduardo Berti :: « Vertige horizontal »
« André Hardellet, un chasseur dans la ville », par Guy Darol « Les Grands Boulevards », par Patrice Delbourg « La Femme de Tanger », par Marc Villard « Barney Wilen, cavalier fou », par Philippe Méziat « Poèmes de métro, Medellin », par Jacques Jouet, Rubén Darío Lotero Contreras et Armando Ibarra « L'Invitée de Trần Hưng Đạo », par Louis Delombre « Voyages a minima », par Jean-Bernard Pouy « La Route enchantée », par Odile Conseil « Pierre Lewden », par Jean Louis Ducournau
« Nom d'une coque, une île ! », par Ejvind Sandelin « L'improbabilité d'une île », par Alain Delmotte |
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VOIR LE SITE DE LA REVUE TANGO
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Lire le message de Jean Louis Ducourneau :
"Chers Amis,
Le numéro 3 de Tango sortira le 24 septembre, dans moins d'un mois maintenant. Je dirai, coûte que coûte, puisque le CNL*, au dernier moment, a considéré que sa vocation n'était pas d'aider les revues éphémères ! Et pour eux, les 4 numéros de Tango, c'est de l'éphémère !
Nous faisons naturellement un recours, mais les conséquences financières de cette position sont fâcheuses : il nous faut dans l'urgence trouver d'autres financements.
C'est la raison pour laquelle nous comptons sur le soutien de nos lecteurs les plus fidèles pour assurer une sortie qui ne nous laisse pas exsangue.
Nous engageons donc une campagne de souscriptions.
Je vous propose trois formules de souscription (ou d'achats anticipés, si vous préférez) , à des tarifs très préférentiels.
- formule 1 : 5 exemplaires de Tango 3 (mais vous pouvez panacher ces 5 exemplaires entre les 4 numéros de tango) : ex 1 T1, 1 T2, 2 T3, 1 T4 (à sa sortie, en mai prochain), au tarif de 13€ l'unité au lieu de 19,50€, soit 65€
- formule 2 : 10 exemplaires de Tango 3 (ou panachage), au tarif de 12€ l'unité, soit 120€
- Formule 3 : souscription de soutien à 500€. Un kit de 20 ex de Tango (à répartir comme vous le souhaitez), et, un fac-similé à tirage très limité des 4 premiers numéros de Tango parus entre 1983 et 1985 (parution septembre 2012).
Il vous suffit de nous adresser le bon de commande ci-joint, accompagné du règlement par chèque bancaire du montant correspondant à chaque formule :
TANGO BAR EDITIONS, 26, rue Eugène Sue, 75018
Nous comptons sur vous.
Amicalement
Jean Louis DUCOURNAU"
* Centre National du Livre
14:38 Publié dans ANDRE HARDELLET | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : revue tango, andré hardellet, guy darol, borges, patrice delbourg, marc villard, jean louis ducourneau, buenos aires, jean-bernard pouy, enrique vila-matas, septembre 2011, littérature |
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24 mai 2011
JEAN-PIERRE BRISSET

Dans sa fouriériste collection L’Écart absolu, Michel Giroud publie une formidable étude de Marc Décimo consacrée à Jean-Pierre Brisset (1837-1919) dont il est l’éminent spécialiste. On lui doit, notamment, l’édition des Œuvres Complètes (Les Presses du réel, 2001) et plusieurs ouvrages sur Marcel Duchamp lequel ne serait pas devenu le Marchand du sel qu’on connaît s’il n’avait lu Brisset. Pourquoi s’intéresser au foutraque auteur du Mystère de Dieu est accompli et des Origines humaines ? Parce qu’ainsi soit dit par Marc Décimo, « Brisset est un prince sans rire », « une méthode d’évasion », « un post-symboliste qui, sans le savoir et par anticipation, ajoute au mot une esthétique cubiste-dynamique et dada », « un inventeur, un grammairien, un prophète, le 7e Ange de l’Apocalypse et le Rénovateur de la pensée biologique », « le sauveur de la langue française », « un pataphysicien inconscient ». Tout est dit ou presque de cet écrivain, élu Prince des penseurs par Jules Romains, et ayant soutenu l’hypothèse d’une nouvelle linguistique (reprise par Jacques Lacan) fondant l’origine de la langue sur le signifiant phonique (allitérations, assonances, calembours). Pour Brisset, en effet, notre grammaire résulte des coassements de la grenouille. La grenouille est le grand ancêtre. De ses coas l’homme descend. On peut en rester coi ! Consanguines du Dictionnaire des onomatopées de Charles Nodier, les reconstructions étymologiques de Brisset font éclater toute la science du langage avec cette conséquence qu’elles n’obtiendront aucun crédit, à l’exception de celui accordé par André Blavier, le compilateur de fous littéraires, et de l’attention qu’André Breton portera à l’inouïe doctrine dans son Anthologie de l’humour noir. Marc Décimo nous rappelle que Jean-Pierre Brisset est à lire dans le voisinage d’Alfred Jarry et de Raymond Roussel. Il nous invite à le mieux découvrir dans une monographie qui convoque Kurt Schwitters et Michel Foucault, Maurice Saillet et James Joyce, Victor Fournié et Marcel Réja. Savant et savoureux, ce livre apporte la preuve que littérature est mère de l’invention. Guy Darol
L’ESPRIT DE LA MODERNITÉ RÉVÉLÉ PAR QUELQUES TRAITS PATAPHYSIQUES – OU LE BRISSET FACILE, Marc Décimo, Éditions Les Presses du réel, 175 p., 9 €

Jean-Pierre Brisset
15:51 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-pierre brisset, marc décimo, les presses du réel, presses du réel, littérature, pensée, pataphysique, alfred jarry, raymond roussel, kurt schwitters, humour noir |
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05 avril 2011
HOMMAGE A ANDRE HARDELLET NE LE 13 FEVRIER 1911 ❘ THEATRE MOUFFETARD

Soirée du centenaire André Hardellet (1911 – 2011)
Invité d’honneur : Monsieur Guy Béart
Et en présence d’artistes invités :
Simone Langlois (chanteuse), Denis Lavant (comédien), Frédéric Longbois (comédien et chanteur), Francine Deroudille (Fille de Robert Doisneau- excusée), Michel Champetier (réalisateur)…
compositeur interprète, qui articula en musique la soirée en interprétant à la guitare quelques-unes de ses compositions de circonstance (Les trois baudets* – Le petit balcon* – L’été – Citadine – Valse en si – À fleur de peau – *co-écrites par Michel Praeger)
Articulée selon deux axes (chronologique et thématique, nda), la soirée fut riche et passionnante.
Michel Praeger et Sébastien Fontaine, auteurs à l’initiative de l’événement, ont évoqué en tandem , en ce jour du centenaire de sa naissance, la vie de l’écrivain, son parcours, depuis sa naissance à Vincennes, au 105 de la rue de Fontenay (à quelques mètres de l’actuel « Cœur de Ville », nda) jusqu’à Pantin où il repose en paix depuis ce 24 juillet 1974, en passant par le quartier de la rue Beaubourg à Paris, où il vécut une majeure partie de sa vie, ce Paris qu’il aima tant, tout comme Vincennes, deux lieux indissociables de son œuvre et de sa vie.
Une large attention fut accordée aux différents ouvrages qu’il écrivit – tous disponibles en librairie – (publiés aux Éditions Gallimard, chez L’Arpenteur), mais aussi aux ouvrages qui lui furent consacrés, et respectivement signés Guy Darol, Françoise Lefevre, Françoise Demougin, le temps d’une thèse, d’un travail collectif ou simplement d’une biographie plus classique.
les nombreux artistes présents ont évoqué eux aussi l’artiste et l’homme Hardellet, leur rencontre, leur collaboration, leur amitié souvent.
Évocation de ses proches, de ses amis illustres (ou pas) qui ont influencé largement son œuvre : Pierre Mac Orlan, qui lui mit le pied à l’étrier, André Breton, véritable porte-parole de son œuvre dès la publication du premier roman, Régine Deforges, qui fut non sans risques l’éditrice de son fameux roman Lourdes, lentes (1969) et qui fit couler tant d’encre, René Fallet, auteur notamment de la pétition pour la défense de l’artiste à l’occasion du procès qui suivit, Julien Gracq, Georges Brassens, qui furent dès lors d’ardents défenseurs, mais aussi Jacques Prévert, Robert Doisneau, le photographe-magicien qui réalisa les plus beaux portraits de l’artiste, et de ses interprètes ; Serge Gainsbourg, Patachou, Cora Vaucaire, Marc Ogeret, Renée Lebas, Germaine Montero, Dalida, Mistigri, Gérard Pierron…
La soirée fut ponctuée de quelques-unes des chansons écrites par l’artiste (environ 15 au total), et mises en musique pour la plupart par Guy Béart (Bal chez Temporel, J’ai retrouvé le pont du Nord, Paris au mois d’août, Allô tu m’entends, Petit bal des souvenirs, Tout comme avant), mais aussi par Christiane Verger (Au Pont de Charenton, À Suresnes) ou encore Gaby Verlor (Paris sur Seine…), dans leur version d’origine, rendant ainsi présentes par le truchement de la technologie Mesdemoiselles Patachou, Cora Vaucaire, Mistigri, ne pouvant hélas être présentes ce soir-là, mais aussi Guy Béart lui-même, et enfin Germaine Montero ou encore Dalida, ayant rejoint l’éternité depuis.
Simone Langlois, la plus jeune des interprètes d’Hardellet de l’époque, chanta en direct le fameux Bal chez Temporel, accompagnée par son pianiste de prédilection (et mari) Georges Cros. Elle offrit ensuite au public une chanson de circonstance, créée par son ami Brel celle-là : Quand on n’a que l’amour.
Guy Béart, invité d’honneur de la soirée, ne fut pas avare en témoignages et anecdotes sur son parcours et notamment autour de son ami Hardellet, rencontré en 1955 au cabaret de la Colombe, par l’intermédiaire de Brassens et René Fallet amis communs des deux hommes. Il confia aux organisateurs quelques documents privés (textes, photos, chansons rares …) pour le plus grand plaisir du public présent ce soir-là, attentif comme jamais, durant plus de deux heures trente que dura la soirée.
Frédéric Longbois, comédien et chanteur-auteur (habitué vedette des créations de Jérôme Savary notamment) s’appropria avec magie un texte rare d’un genre inhabituel pour Hardellet, aux relents absurdes (que n’aurait pas renié un Becket ou un Ionesco), et judicieusement choisi pour l’occasion : La conférence.
Enfin, le merveilleux Denis Lavant (inoubliable interprète - entres autres - des films de Léos Carax) offrit à l’assemblée une version personnelle et forcément géniale de textes plus connus d’Hardellet, extraits de recueils (Les chasseurs, La Cité Montgol) ou encore des romans (Le seuil du jardin, Le parc des archers, Lourdes, lentes)…
Une soirée un peu hors du temps, fidèle à l’image du poète disparu et célébré ce soir-là, presque comme une renaissance.
Remerciements :
Aux artistes et aux personnalités pour leur disponibilité et leur gracieuse présence : Madame Régine Deforges, Monsieur Guy Béart, Melle Simone Langlois, Fred Loméro, Denis Lavant, Frédéric Longbois…
Aux éditions Gallimard – Yvon Girard – Pascale Richard et Anne-Lucie Bonniel, Philippe Demanet.
Un grand merci à Monsieur Christian Giudicelli, Prix Caze 2011 (Le square de la couronne) pour sa précieuse collaboration.
Aux différents éditeurs des œuvres de et consacrées à André Hardellet : Ed. L’Harmattan, Le Castor Astral, Au Signe de la licorne
À l’équipe du Théâtre Mouffetard qui nous a très gentiment ouvert ses portes : Pierre Santini (directeur), Mylène Le Flanchec, Séverine Bouisset, Pascal Moulin, aux techniciens.
Merci à Éric Durand, Jacqueline Danno, Brigitte Sauvane, Yvon Chateigner, Caroline Clerc, et Mistigri,
Merci à Francine Deroudille de l’Atelier Robert Doisneau (Montrouge), Chantale Vers, Agathe Fallet, Sim Marty, Pierre Wiazemsky (Wiaz),
Merci à la ville de Vincennes, Brigitte Maury et Agnès Denis, à Monsieur Michel Pourny (photos),
La librairie Millepages (Vincennes), à Jackie Morelle (Asso. Histoire du Iième) et à Patrick Brévi.
Les circonstances de la vie mêlées au hasard des rencontres ont fait du poète André Laude (1936 – 1995) une sorte de mentor pour moi, mentor dont, soit dit en passant, l’œuvre poétique vient d’être publiée aux Éditions de la Différence. C’est bien grâce à cet André là que j’ai rencontré toutes les œuvres de l’autre André, son ami de jeunesse… André Hardellet.
C’était il y a quelques années. Le jour où je suis entré dans un bistrot du marais, « Le parc des Archers » à la main, Laude n’en revint pas et, petit à petit, par jeu et sympathie, ce dernier m’initia à l’écriture d’Hardellet qu’il connaissait à la perfection. André Laude et moi prirent des « heures de connaissance » de ce bijoutier qui passa une bonne partie de sa vie rue Beaubourg, dans la boutique familiale. André Laude ne m’a dès lors jamais plus quitté, et la fulgurante conquête d’André Hardellet à travers ses textes, ses romans, ses chansons (merci Monsieur Béart) m’a emprisonné. Je vis avec lui comme j’ai vécu avec Laude. Est-ce ainsi qu’apparaît cette patte littéraire dont la marque est indélébile ?
Je vis avec André Hardellet comme j’ai vécu avec André Laude, une sorte d’éternelle complicité. Je ne parlerai pas de la manière de faire d’Hardellet… il m’a pris de l’aimer et d’aimer son écriture, son univers… simplement.
Lorsque mon amie Mistigri m’a parlé il y a quelques semaines des projets rêvés tout haut par Michel Praeger autour de l’œuvre d’André Hardellet, je dois bien avouer que je ne connaissais que peu de choses sur les deux hommes, à quelques détails près.
Auteur-adaptateur moi-même, animateur de rencontres, je contactai alors Michel Praeger, qui cherchait un compagnon de création pour mener à bien – au mieux – les projets liés à la célébration de l’auteur du magnifique « Seuil du jardin », à l’occasion du centenaire de sa naissance. N’aimant pas faire les choses à moitié, je me mis en quête de connaissance à mon tour de l’œuvre de cet homme qui m’apparut d’emblée sympathique, disparu – ironie du sort – avant même que je ne vienne au monde. Je me procurai ses chansons, ses romans, ses recueils de poèmes, contactai ses proches, les artistes cités plus haut et l’ayant bien connu, sa maison d’édition, recevant à chaque fois un accueil des plus enthousiastes. Un inconditionnel (de plus) est né. C’est cet enthousiasme que j’espère vous communiquer lors de ces rencontres « du centenaire » que je souhaite la plus chaleureuse et à la fois simple et festive, à l’image de celui que nous célébrons.
Sète a eu Brassens, Narbonne Trénet, Pézenas Boby Lapointe, Bruxelles Brel, et Avignon Mireille Mathieu.
Marseille a eu Vincent Scotto, Le pays Basque Luis Mariano… Vincennes et le quartier de Beaubourg auront eu Hardellet.
Que le plus bel hommage lui soit légitimement rendu à l’occasion de ses cent bougies.
Bienvenue donc chez Temporel, où le temps n’a – paradoxe patronymique - pas de prise sur celles et ceux qui en sont les adeptes. Bienvenue chez André Hardellet !
Sébastien Fontaine.
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Auteur / Adaptateur / Biographe & Mémorialiste
Conseiller artistique & Programmation / Supervision musicale
Spécialiste biographique & Conférencier Chanson & chanteurs francophones / Théâtre & Film Musical / Cinéma francophone / Musique de Film.
Collège Auteurs - Fédération Nationale des Musicals
c/o Musicalement Vôtre
48 rue Borrégo
75020 Paris - France
Tél/Fax : 00 33 (0)1 43 61 91 68
Mobile : 00 33 (0)6 87 72 91 67
À voir / To see :
http://www.imdb.com/name/nm3661324/
www.festival-valenciennes.com <http://www.festival-valenciennes.com>
http://www.federation-des-musicals.com/ <http://www.federationdesmusicals.org>
http://rencontrespromusicals.com
www.jean-christophe-bouvet.com <http://www.jean-christophe-bouvet.com>

Sébastien Fontaine et Michel Praeger

Simone Langlois chante Bal chez Temporel

Plateau Théâtre Mouffetard

Interview de Simone Langlois

Guy Béart

Denis Lavant récite un extrait de Lourdes, lentes ...

Simone Langlois et Georges Cros au piano
15:28 Publié dans ANDRE HARDELLET | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : andré hardellet, guy darol, 13 février 1911, paris, vincennes, michel praeger, sébastien fontaine, denis lavant, théâtre mouffetard, retour chez temporel, 13 février 2011, poésie, littérature |
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10 février 2011
UN CHAPEAU DANS LA NEIGE ❙ CHRISTIAN DUFOURQUET

Un chapeau dans la neige, quatrième livre de Christian Dufourquet publié chez Maurice Nadeau, débute aux confins des tentatives et "tentations d'exister": "Comme Kafka et comme beaucoup, il savait que les voyages, le sexe et les livres sont des chemins qui ne mènent nulle part, mais qu'on ne peut que parcourir en espérant trouver quelque chose, n'importe quoi, un geste, un visage, une couleur nouvelle dans le ciel" (p.57). Nous sommes pris d'emblée dans un arrière plan d'usure, d'exténuation pour ne pas dire d'extinction, en plein dans la matière crépusculaire, mais un crépuscule sans grandiloquence symphonique, un crépuscule de sonates. Certes donc, sans fracas eschatologique, sans marche funèbre ni chant au mort, mais avec une lucidité de tendresse abyssale qui a cette application limpide de ne plus espérer être entendue, d'ailleurs impossible à entendre sans doute pour qui n'a pas franchi et avalé pour finir comme des baudruches risibles tous les paliers du désenchantement.
Car Christian Dufourquet ne joue pas de cette corde grave de l'écœurement, finalement aussi lassante que ces causes. Il y a dans l'effondrement central, quand il n'entraîne pas au suicide, un défoncement de tout se qui cloisonne, clive et enferme. L'effondrement, en même temps qu'il détruit, fait voler en éclat la charpente vermoulue du monde à souffrir. De là surgit, non ce pêle-mêle caractéristique de je ne sais quel ravissement extatique, mais cette traversée des morts où la frontière de la vie et de la mort est très authentiquement brouillée. L'auteur évoque dès le début du livre la mise en terre de ses parents, et cette station forte de l'égarement le plus douloureux devient le terrain meuble de dérives, de fugues où les sidérations remémorées viennent mordre sur tous les présents, ceux du passé, du présent et de l'avenir, ce "présent perpétuel" dans lequel l'auteur semble avoir souplement accès aux étages de la vie révélée par une banalité impitoyable dont la grandeur, qui n'a plus un ton reconnaissable, semble se regarder dans les yeux des vivants. C'est ainsi que le premier motif sans fond, de ces motifs concentrant un sens assourdissant sans limites discernables, est celui de la pluie sur les tombes, la pluie qui embroche dans la même scène pluvieuse morts et vivants. "Et se croire en vie, ainsi que le pensent tous ceux et celles qui font bloc, un jour ou l'autre, autour d'un cercueil, c'est rêver qu'on se réveille sous un soleil brûlant, alors même que la pluie tombe, qu'elle tombe éternellement sur les arbres, les étangs, les animaux" (p.43).Nous sommes à un point de tétanie visionnaire où chacun, les personnages de cette scène d'enterrement, le lecteur et l'auteur, convergent dans un même submergement, figés à l'unisson de cette pluie sur les stèles qui devient la trame oblique du texte. L'évocation culmine sans effort, la fosse tombale, surmontée au loin par un horizon de collines délavées, décante son signe infiniment interloquant et campe la ductilité d'univers qui caractérise tout le livre. Ce blanc d'os raclé par toutes les saloperies de la vie, tellement raclé, tellement poncé qu'il semble flotter dans le vide, le fixe comme on fixe une vague au loin" (p.60). Car à partir de cette frontière évaporée des morts aux vifs, scandée également par la cigarette et son geste latent de consomption totale, les "passages de lignes" ne se feront plus même sentir, ils deviendront la règle: "et puis flotter, l'instant d'après, à travers des êtres, un paysage, de la bourre d'images qui l'enveloppe, moins réelle qu'une ombre et en même temps plus lourde et terne qu'un morceau de plomb que son coeur martèle" (p.12), lignes imperceptiblement franchies d'une suite de sas imaginaires dont les passeurs auront pour nom: Alejandra Pizarnik, Supervielle, Roberto Bolaño, Robert Walser, Walter Benjamin, Kafka et Rilke, la liste n'est pas exhaustive mais un recensement complet dévoierait de toute façon la qualité de surgissement presque fortuite de ces fantômes, au fil du texte, qui paraissent davantage aller et venir d'un voisinage permanent de l'auteur. Nous sommes loin ici des invocations culturelles mais dans le plus affectueux des compagnonnages où nous assistons à l'extrémité des parcours humains. Ici toutefois, nulle déploration linéaire, mais une sorte d'acmé; une forme d'apothéose à la croisée des excellences déchues dont Christian Dufourquet trouve le sourire d'enterré vif, une forme d'apothéose rentrée des belles âmes à l'unisson délabré des corps littéralement rompus d'avanies illisibles: les mots à la craie de Alejandra Pizarnik tracés/effacés dans un même mouvement au tableau noir comme envoyés dans l'ardoise des morts; la hantise, à travers Robert Walser, d'une marche qui décolle de la rue ou du sentier en pulvérisant le marcheur dans la nuit, (et en écho à la promenade mortelle de l'écrivain suisse retrouvé mort dans la neige, et dont le cadavre au chapeau figure en couverture du livre). Extrémité des parcours dont ce dortoir, à la fin du livre, figure le lieu d'élection, de confluences saturées. Chaque situation pénètre le grand fracas d'un final vraiment final, l'état de non retour d'un homme ayant traversé à la vitesse de la chute tous les strates palliatives et sans cesse dans l'imminence du néant, dans ces interminables prémices. Des scènes, des sas, des médaillons relevant, plus que de la rêverie, de galeries subites cimentées par ce leitmotiv tacite d'une souffrance qui fait surgir les êtres comme pour de lointaines séances de désastres revisités.
Avec l'entrée en scène de Roberto Bolaño, retenu par l'auteur comme le frère nocturne par excellence, tous deux adossés au comptoir d'un "bouge africain", ce ne sont pas des personnages du bout du monde qui prennent corps mais des états du bout de la vie. Non un délabrement obscène, sale et vautré dans sa jubilation perdue, mais un délabrement de peine calmée. "heureusement qu'il reste des tombes, même irréelles, même illusoires, et des chiens, réels ou imaginés, pour les veiller" (p.52). Les figures affleurant dans ce texte ne sont jamais profondément retirées dans la trame à l'image de Roberto Bolaño dans cette scène qui est certainement la clé de voûte de l'ouvrage, la scène la plus expurgée de toute vanité, celle d'un fond de cale de l'expérience humaine, où les personnages atteignent leur pleine consistance d'"êtres à répliques", fondés sur la tirade qui les fait quasiment apparaître, disponibles comme des frères tenus prêts dans une épaisseur d'ombre à surgir, personnages dont l'univers corollaire relève d'une espèce de théâtre du gouffre, de terre de nuit sans jour percée d'une seule guirlande de fête morte, celle de l'écriture dont l'incision scrupuleuse, maniée par Christian Dufourquet, déploie une dextérité expressive qui semble venir du massif le plus harassé de l'être, à qui l'on pourrait appliquer cet adage incrusté dans le texte: "la Forme, cet explosif en sommeil au creux de la matière"p.50 ou encore: "écrire ce n'est pas chanter.../...il n'y a là, ajoute-t-il d'une voix redevenue lointaine, que des mots issus de la crispation d'un viscère autour d'une petite grenade nausée" (p.62).
Christian Dufourquet, étoilé dans le prisme de ces compagnies revenantes, a le sourire pierreux de mille morts fraternelles. De cette valeur criante de l'auteur, Un chapeau dans la neige semble faire l'autoportrait involontaire. "Il donnerait le peu qu'il a, à cette heure, pour étreindre un corps, n'importe lequel, rouler avec lui dans les flaques et les détritus qui l'entourent, le recouvrent, et s'enfoncer, bouche contre bouche, cœur contre cœur, continuer à s'enfoncer et se perdre dans un monde qui ne serait plus qu'un train d'atomes qui passe" (p.63). Nicolas Rozier
Un chapeau dans la neige, Christian Dufourquet, Maurice Nadeau, 2010
Editions Maurice Nadeau
Les Lettres Nouvelles
135, rue Saint-Martin
75194 Paris Cedex 04.
Tél. : +33 (0)1 48 87 75 87
Fax : +33 (0)1 48 87 13 01
Retrouvez Christian Dufourquet sur France Culture, dans l'émission Du jour au lendemain, mardi 15 février 2011 à 23 h 30.
09:55 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christian dufourquet, nicolas rozier, maurice nadeau, un chapeau dans la neige, alain veinstein, france culture, du jour au lendemain, littérature, 2010, 2011 |
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01 février 2011
CENT QUARANTE-HUIT PROPOSITIONS SUR LA VIE & LA MORT ❙ JEAN-MICHEL ESPITALLIER

Le nouvel ouvrage de Jean-Michel Espitallier porte-t-il à rire ? Son titre ne semble pas nous dire : " Shall we take ourselves seriously ?" On croirait entrer dans un tractacus. Le traitement par série d'énoncés logiques, la teneur du propos et le raisonnement sans failles nous plonge en pleine métaphysique, entre ontologie et eschatologie. Tout ce qui est avancé est vrai mais pataphysiquement, voire dadasophiquement.
Car le caractère pointilleux du raisonnement, l'enchaînement des idées à la manière d'une machinerie, la gymnique de cette pensée sportivement frottée au régime des apories conduisent la lecture à un assouplissement des zygomas. Jean-Michel Espitallier pousse la tautologie au maximum de son rendement et suggère qu'il vaut mieux rire qu'en pleurer même si la mort n'existe pas.
Par définition, en effet, la mort n'existe pas, de même que "la frontière entre ici et là-bas n'est pas très nette".
En somme, nous serions tentés de recopier l'ouvrage pour vous en faire sentir l'exacte fraîcheur et cette odeur de putréfaction qui en découle. Choisissons donc de susciter l'appétit de lire (et de vivre assurément) :
"51. Celui qui passe sa vie à se protéger de la mort (jus d'orange bio au réveil, pas de tabac, point d'alcool, traverser dans les clous, bien se couvrir, footing, jamais d'avion) risque de passer à côté de sa vie. Il ne passera pas pour autant à côté de sa mort)".
On le voit, Jean-Michel Espitallier nous entraîne sur les pas de Ludwig Wittgenstein mais le chemin qu'il nous indique est plutôt parsemé de cailloux abandonnés à l'intention des dériseurs sensés (voir Charles Nodier) par André Frédérique, Xavier Forneret, Jacques Vaché, grands maîtres de l'Umour.
Ce volume est suivi d'autres petits traités qui nous engagent à mieux connaître le pin parasol et à savoir que "toute pensée pense".
JEAN-MICHEL ESPITALLIER
CENT QUARANTE-HUIT PROPOSITIONS SUR LA VIE & LA MORT
ET AUTRES PETITS TRAITES
97 pages, 13 €
EDITIONS AL DANTE
BIBLIOGRAPHIE DE JEAN-MICHEL ESPITALLIER
Ponts de frappe, Fourbis, 1995
Limite de manœuvres,1995
Gasoil : prises de guerre, Flammarion, 2000
Pièces détachées : une anthologie de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2000
Fantaisie bouchère (grotesque), Derrière la salle de bains, coll. « Poésies Mécaniques », 2001
Le Théorème d’Espitallier, Flammarion, 2003
Tanger / Marseille : Un échange de poésie contemporaine, (avec : Yassin Adnan, Mehdi Akhrif, Emmanuel Hocquard, Claude Royet Journoud, Abdallah zrika), coll. « Import/Export », cipM, 2004
En Guerre, Inventaire/Invention, 2004
Où va-t-on ?, Le Bleu du ciel, coll. « L’Affiche », 2004
Toujours jamais pareil (avec Pierre Mabille), Le Bleu du ciel, 2005
Caisse à outils : un panorama de la poésie française aujourd’hui, éditions Press-Pocket, 2006
Tractatus logo mecanicus, Al Dante, 2006
Army, Al Dante, 2008
Syd Barrett, le rock et autres trucs, Editions Philippe Rey, 2009
10:31 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel espitallier, littérature, al dante, poésie, philosophie, pataphysique, humour, umour |
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31 janvier 2011
LE SITE DE LA REVUE DES RESSOURCES PUBLIE AU FORMAT PAPIER
La Revue des Ressources est un éditeur de littérature en ligne. Les logiques actuelles voudraient qu'il se dirige vers le livre numérique pour faire connaître ses auteurs. A l'inverse, les concepteurs de ce site viennent de choisir l'option papier en proposant Le manifeste du saumon sauvage de Rodolphe Christin. Selon eux, "la toile est un laboratoire (...) mais le livre demeure l'objet du désir, celui par quoi la lecture peut vraiment s'incarner. L'oublier, ce serait comme imaginer qu'un téléphone peut devenir votre seul outil d’échange verbal, quand lire en ligne, c’est aussi prendre rendez-vous, tôt ou tard, avec un livre."
Cette publication est assortie d'une profession de foi dont voici les termes :
" Nous désirons faire reculer l’idée reçue d’une opposition entre la gratuité de la toile et la commercialisation du livre. L’offre gratuite de textes de grande qualité favorise sans conteste l’activité des éditeurs et des libraires exigeants. Sur la revue, nous avons soutenu le lancement de nombreux ouvrages, relayé de nombreux événements en librairies et nous continuerons de le faire.
Les Éditions de la Revue des Ressources ont décidé de s’affranchir des modes de production et de diffusion traditionnels. Nous voulons, malgré nos faibles moyens, publier un livre sur le seul critère de l’intérêt que nous lui portons, sans s’alourdir de coûts qui impliquent une rentabilité à court terme. Grâce aux techniques numériques de pointe de l'imprimerie Évidence, nous sommes en mesure de procéder à de petits tirages à faible coût. En fonctionnant à flux tendus, nous résolvons de fait les problèmes de stockage. Aucun de nos livres n’ira jamais au pilon, contrairement à une pratique devenue courante dans l’édition traditionnelle. En utilisant notre site comme outil principal de diffusion et de distribution, nous rétablissons un contact direct des auteurs aux lecteurs.
Le format et la conception graphique ont été pensés selon plusieurs critères. Le petit format 10 x14,5 est adapté aux envois par la poste et répond au besoin de légèreté qui a toujours été le nôtre. Nous venons de la toile et ne l’oublions pas. Isabelle Patain, notre graphiste, associe l’élégance d’une couverture sur papier vergé gris, à une identité qui rappelle notre histoire. Aucune image ne vient s’inscrire en première ou quatrième de couverture, qu’habille un univers typographique originellement pensé pour un environnement numérique. Les caractères qui semblent la déborder disent aussi le mystère de l’écriture. Un mystère que la toile continue de poser, à sa manière, pariétal, archaïque, originel.
Tous les prix annoncés sont franco de port pour la France métropolitaine - la plupart de nos livres ne dépasseront pas le prix public de 10 euros. Une surtaxe sera pratiquée pour les envois en Europe et dans le monde.
Nous travaillons pour les lecteurs et les auteurs. Vingt pour cent des droits reviennent à l’auteur ou à l’ensemble des auteurs et traducteurs - soit le double de la moyenne observée dans l’édition classique. En revanche, nous ne fournissons pas d’à-valoir. Dans l’état actuel de nos possibilités, payer par avance ce serait parier sur les livres, et donc entrer dans une logique qui tôt ou tard minimiserait nos risques. Tous les acteurs de notre chaîne du livre, bien différente de celle ordinairement entendue comme telle, prennent part, à leur manière, au processus de création, comme à la vie matérielle des éditions.
Chaque parution donne lieu à une semaine thématique sur la revue : entretiens avec l’auteur, textes rares ou inédits, extraits d’autres livres, explorations thématiques".
LE SITE DE LA REVUE DES RESSOURCES
16:17 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la revue des ressources, web, littérature, rodolphe christin, édition |
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29 janvier 2011
LA PRINCESSE DE CLEVES AU CINEMA LE CHAMPO ❙ 8 FEVRIER 2011

Avant-première-débat au cinéma LE CHAMPO
en partenariat avec
les éditions Hermann et la revue La Soeur de l’Ange
pour son n°8 A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ?
:
mardi 8 février 2011 à 20h
NOUS, PRINCESSES DE CLEVES
un film de Régis Sauder


NOUS, PRINCESSES DE CLEVES un film sur une idée originale de Anne Tesson
Ecriture & images: Régis Sauder
Production : Nord Ouest Productions, Sylvie Randonneix
Avec : Mona, Abou, Morgane, Aurore, Chakirina, Armelle et Virginie, Cadiatou, Laura, Gwenaëlle, Albert, Anaïs, Sarah
Synopsis: LA PRINCESSE DE CLEVES, premier roman moderne de la littérature française, est le personnage central du film. Manel, Aurore, Mona, Abou et les autres lui prêtent leurs voix, leurs visages. Ils sont élèves du Lycée Diderot de Marseille, un établissement difficile des quartiers nord de la ville et leur professeur a décidé de leur faire étudier ce roman… Ensemble ils s'emparent du roman, de ses représentations, des questions qu'il pose. Objet transitionnel, c'est à leur univers que ce roman du grand siècle nous donne accès.
A QUOI BON LA PRINCESSE DE CLEVES ? numéro 8 de la revue La Sœur de l’Ange. Cette revue littéraire et philosophique, fondée en 2004, questionne avec précision et ténacité l’à-quoi-bon des choses. Après avoir mis en question l’à-quoi-bon de l’art, de la nation, de la mort, de Dieu, de la résistance …
La Sœur de l’Ange ouvre le dossier A QUOI LA PRINCESSE DE CLEVES ? selon trois axes :
☛ intérêt actuel du roman et de la conception de l’amour qu’il expose
☛ défense aussi bien de l’enseignement du français que de la culture générale
☛ conditions d’une véritable politique culturelle.
Séance suivie d’un débat avec :
Pierre Jourde, professeur de littérature à Valence (Université de Grenoble III), a publié de nombreux essais, romans et récits.Il s’est aussi profondément impliqué dans la défense des enseignants et des chercheurs.
Hélène Merlin-Kajman, professeure de littérature française à l’Université Sorbonne nouvelle (Paris III), écrivain, est spécialiste du XVIIe siècle et s’intéresse en outre aux questions de pédagogie: selon quelle définition de la littérature convient-il de l’enseigner, c’est-à-dire de la transmettre ?
Jean-Luc Moreau, rédacteur en chef de la revue La Sœur de l’Ange, écrivain.
Franck Robert, professeur de philosophie au lycée André Honnorat de Barcelonnette.
Régis Sauder, réalisateur
Modérateur : Eric Naulleau, auteur, éditeur, animateur de l'émission Ca Balance à Paris sur Paris Première & chroniqueur à On n’est pas couché sur France 2.

LE CHAMPO
51, rue des Ecoles à Paris 5e
Tél. 01 43 54 51 60 / 01 43 29 79 04
Métro : Odéon / Saint Michel / Cluny / Luxembourg
Vous pouvez réserver pour cette séance en envoyant un mail à cinepromotion@free.fr
14:02 Publié dans EVERYTHING IS POLITICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la princesse de clèves, la soeur de l'ange, jean-luc moreau, régis sauder, cinéma, littérature, débat |
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