18 novembre 2011

LA SOEUR DE L'ANGE A L'HOTEL LUTETIA

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A l'occasion de la parution aux éditions Hermann du dernier numéro de La Soeur de l'Ange, l'association Les mots parleurs, en partenariat avec le Théâtre de l'Odéon, propose une rencontre à l'Hôtel Lutétia, le samedi 10 décembre, à 18 h.

Deux comédiennes, Valérie Delbore et Carole Bergen, liront des extraits de la revue. Une occasion pour découvrir La Soeur de l'Ange (Jean-Luc Moreau en est le rédacteur en chef) qui vient de faire paraître une nouvelle livraison sur le thème A quoi bon tant de monde ? complétée d'un cahier Benjamin Fondane.

 

HOTEL LUTETIA, 45 BOULEVARD RASPAIL 75006 PARIS

 

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LA SOEUR DE L'ANGE AUX EDITIONS HERMANN

LE BLOG DE LA SOEUR DE L'ANGE

LES MOTS PARLEURS

26 mai 2011

GUY BRETON ❘ LES NUITS SECRETES DE PARIS

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Guy Breton

 

Bien avant le New Age des Enfants du Verseau, longtemps après les Barbélognostiques, les Omphalopsiques ou adorateurs du nombril faisaient sensation à Paris, au temps que  l’Esprit s’élevait au moyen d’un Grand Huit. C’était en 1963. Guy Breton, compagnon de farces de Francis Blanche, assidu aux réunions de l’Akademia Dunkan présidées par Raymond Duncan, frère d’Isadora, explorait la Ville Lumière sur les trottoirs de l’occulte. Au gré du bouche à oreilles, ce journaliste de Noir et Blanc, l’exact rival de Paris Match, filait les plus étranges attroupements. Il en fit un livre aujourd’hui réédité dans lequel s’expriment des croyances aujourd’hui disparues. Il est peu probable, en effet, que s’assemblent de nos jours, dans une arrière-salle de café, des adorateurs de l’oignon ou de l’œuf, les Rayonnants, les Témoins d’Artémis, les Croisés de Meiningen. À vérifier cependant. Dans son ouvrage sérieux mais où l’humour n’est jamais blême, Guy Breton (1919–2008), auteur des Histoires d’amour de l’histoire de France en dix volumes, joue à l’invité surprise, compose un personnage de ravi de la crèche, interroge les fondements de théories vouées à sauver le monde en recourant à la tendresse ou à la démolition des idoles. Les Néo-Médiévaux lui apprennent comment on devient fée, les Éthérés enseignent la fuite vers une autre planète en cas de catastrophe cosmique. Les rites décrits par Guy Breton sont bien moins sophistiqués que ceux de la Dianétique. On se dit que la Scientologie est une secte qui a réussi. Surtout on rit. Parfois on s’attendrit. Quelquefois on se sent concerné par quelques regroupements comme ceux du Club des Égaux qui prêche la fin du travail avec pour emblème le tambour et la pâquerette. On voudrait même retrouver, avenue de Ségur, l’adresse des Apets du Contremi, ces émules de Péon-Faul Largue (pardon, Léon-Paul Fargue)  et de Rabelais, qui professent l’art de vivre dans un monde où tout devient merveilleux dès lors que l’on déjeune au carrefon de l’Odéour avant que d’aller admirer la Minus de Vélo orné de la Roseur de la Légion d’Honnête. Certes oui, nous ne suspectons pas cette secte d’abrutissement. Ils nous vont comme un gant ces contrepétistes qui désignent Arcel Machard, Ediath Pif et Gaul Puth comme les maîtres du monde. Guy Darol

 

 

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LES NUITS SECRÈTES DE PARIS, Guy Breton, préface d’Arnaud Gonzague, Éditions Cartouche, 190 p., 17 €

05 avril 2011

HOMMAGE A ANDRE HARDELLET NE LE 13 FEVRIER 1911 ❘ THEATRE MOUFFETARD

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Le Dimanche 13 février à 20h00 – au Théâtre Mouffetard
 
A eu lieu
 
« Retour chez Temporel »
 
Soirée du centenaire André Hardellet (1911 – 2011)
 
(73 rue Mouffetard - 75005 Paris – M° Monge)
 
Invité d’honneur : Monsieur Guy Béart
 
Et en présence d’artistes invités :
 
Simone Langlois (chanteuse), Denis Lavant (comédien), Frédéric Longbois (comédien et chanteur), Francine Deroudille (Fille de Robert Doisneau
- excusée), Michel Champetier (réalisateur)…
 
Avec la collaboration musicale de Fred Lomero 
compositeur interprète, qui articula en musique la soirée en interprétant à la guitare quelques-unes de ses compositions de circonstance (Les trois baudets* – Le petit balcon* – L’été – Citadine – Valse en si – À fleur de peau – *co-écrites par Michel Praeger)
 
 
Articulée selon deux axes (chronologique et thématique, nda), la soirée fut riche et passionnante.
Michel Praeger et Sébastien Fontaine, auteurs à l’initiative de l’événement, ont évoqué en tandem , en ce jour du centenaire de sa naissance, la vie de l’écrivain, son parcours, depuis sa naissance à Vincennes, au 105 de la rue de Fontenay (à quelques mètres de l’actuel « Cœur de Ville », nda) jusqu’à Pantin où il repose en paix depuis ce 24 juillet 1974, en passant par le quartier de la rue Beaubourg à Paris, où il vécut une majeure partie de sa vie, ce Paris qu’il aima tant, tout comme Vincennes, deux lieux indissociables de son œuvre et de sa vie.
 
Une large attention fut accordée aux différents ouvrages qu’il écrivit – tous disponibles en librairie – (publiés aux Éditions Gallimard, chez L’Arpenteur), mais aussi aux ouvrages qui lui furent consacrés, et respectivement signés Guy DarolFrançoise LefevreFrançoise Demougin, le temps d’une thèse, d’un travail collectif ou simplement d’une biographie plus classique.
 
les nombreux artistes présents ont évoqué eux aussi l’artiste et l’homme Hardellet, leur rencontre, leur collaboration, leur amitié souvent.
 
Évocation de ses proches, de ses amis illustres (ou pas) qui ont influencé largement son œuvre : Pierre Mac Orlan, qui lui mit le pied à l’étrier, André Breton, véritable porte-parole de son œuvre dès la publication du premier roman, Régine Deforges, qui fut non sans risques l’éditrice de son fameux roman Lourdes, lentes (1969) et qui fit couler tant d’encre, René Fallet, auteur notamment de la pétition pour la défense de l’artiste à l’occasion du procès qui suivit, Julien Gracq, Georges Brassens, qui furent dès lors d’ardents défenseurs, mais aussi Jacques Prévert, Robert Doisneau, le photographe-magicien qui réalisa les plus beaux portraits de l’artiste, et de ses interprètes ; Serge Gainsbourg, Patachou, Cora Vaucaire, Marc Ogeret, Renée Lebas, Germaine Montero, Dalida, Mistigri, Gérard Pierron
 
La soirée fut ponctuée de quelques-unes des chansons écrites par l’artiste (environ 15 au total), et mises en musique pour la plupart par Guy Béart (Bal chez Temporel, J’ai retrouvé le pont du Nord, Paris au mois d’août, Allô tu m’entends, Petit bal des souvenirs, Tout comme avant), mais aussi par Christiane Verger (Au Pont de Charenton, À Suresnes) ou encore Gaby Verlor (Paris sur Seine…), dans leur version d’origine, rendant ainsi présentes par le truchement de la technologie Mesdemoiselles Patachou, Cora Vaucaire, Mistigri, ne pouvant hélas être présentes ce soir-là, mais aussi Guy Béart lui-même, et enfin Germaine Montero ou encore Dalida, ayant rejoint l’éternité depuis.
Simone Langlois, la plus jeune des interprètes d’Hardellet de l’époque, chanta en direct le fameux Bal chez Temporel, accompagnée par son pianiste de prédilection (et mari) Georges Cros. Elle offrit ensuite au public une chanson de circonstance, créée par son ami Brel celle-là : Quand on n’a que l’amour.
 
Guy Béart, invité d’honneur de la soirée, ne fut pas avare en témoignages et anecdotes sur son parcours et notamment autour de son ami Hardellet, rencontré en 1955 au cabaret de la Colombe, par l’intermédiaire de Brassens et René Fallet amis communs des deux hommes. Il confia aux organisateurs quelques documents privés (textes, photos, chansons rares …) pour le plus grand plaisir du public présent ce soir-là, attentif comme jamais, durant plus de deux heures trente que dura la soirée.
 
Frédéric Longbois, comédien et chanteur-auteur (habitué vedette des créations de Jérôme Savary notamment) s’appropria avec magie un texte rare d’un genre inhabituel pour Hardellet, aux relents absurdes (que n’aurait pas renié un Becket ou un Ionesco), et judicieusement choisi pour l’occasion : La conférence.
Enfin, le merveilleux Denis Lavant (inoubliable interprète - entres autres - des films de Léos Carax) offrit à l’assemblée une version personnelle et forcément géniale de textes plus connus d’Hardellet, extraits de recueils (Les chasseurs, La Cité Montgol) ou encore des romans (Le seuil du jardin, Le parc des archers, Lourdes, lentes)…
 
Une soirée un peu hors du temps, fidèle à l’image du poète disparu et célébré ce soir-là, presque comme une renaissance.
 
Remerciements : 
Aux artistes et aux personnalités pour leur disponibilité et leur gracieuse présence : Madame Régine Deforges, Monsieur Guy Béart, Melle Simone Langlois, Fred Loméro, Denis Lavant, Frédéric Longbois…
Aux éditions Gallimard – Yvon Girard – Pascale Richard et Anne-Lucie Bonniel, Philippe Demanet.
Un grand merci à Monsieur Christian Giudicelli, Prix Caze 2011 (Le square de la couronne) pour sa précieuse collaboration.
Aux différents éditeurs des œuvres de et consacrées à André Hardellet : Ed. L’Harmattan, Le Castor Astral, Au Signe de la licorne
À l’équipe du Théâtre Mouffetard qui nous a très gentiment ouvert ses portes : Pierre Santini (directeur), Mylène Le Flanchec, Séverine Bouisset, Pascal Moulin, aux techniciens.
Merci à Éric Durand, Jacqueline Danno, Brigitte Sauvane, Yvon Chateigner, Caroline Clerc, et Mistigri, 
Merci à Francine Deroudille de l’Atelier Robert Doisneau (Montrouge), Chantale Vers, Agathe Fallet, Sim Marty, Pierre Wiazemsky (Wiaz), 
Merci à la ville de Vincennes, Brigitte Maury et Agnès Denis, à Monsieur Michel Pourny (photos), 
La librairie Millepages (Vincennes), à Jackie Morelle (Asso. Histoire du Iième) et à Patrick Brévi.
 

Les circonstances de la vie mêlées au hasard des rencontres ont fait du poète André Laude (1936 – 1995) une sorte de mentor pour moi, mentor dont, soit dit en passant, l’œuvre poétique vient d’être publiée aux Éditions de la Différence. C’est bien grâce à cet André là que j’ai rencontré toutes les œuvres de l’autre André, son ami de jeunesse… André Hardellet.
C’était il y a quelques années. Le jour où je suis entré dans un bistrot du marais, « Le parc des Archers » à la main, Laude n’en revint pas et, petit à petit, par jeu et sympathie, ce dernier m’initia à l’écriture d’Hardellet qu’il connaissait à la perfection. André Laude et moi prirent des « heures de connaissance » de ce bijoutier qui passa une bonne partie de sa vie rue Beaubourg, dans la boutique familiale. André Laude ne m’a dès lors jamais plus quitté, et la fulgurante conquête d’André Hardellet à travers ses textes, ses romans, ses chansons (merci Monsieur Béart) m’a emprisonné. Je vis avec lui comme j’ai vécu avec Laude. Est-ce ainsi qu’apparaît cette patte littéraire dont la marque est indélébile ?
Je vis avec André Hardellet comme j’ai vécu avec André Laude, une sorte d’éternelle complicité. Je ne parlerai pas de la manière de faire d’Hardellet… il m’a pris de l’aimer et d’aimer son écriture, son univers… simplement.
 
Michel Praeger, auteur.

Lorsque mon amie Mistigri m’a parlé il y a quelques semaines des projets rêvés tout haut par Michel Praeger autour de l’œuvre d’André Hardellet, je dois bien avouer que je ne connaissais que peu de choses sur les deux hommes, à quelques détails près.
Auteur-adaptateur moi-même, animateur de rencontres, je contactai alors Michel Praeger, qui cherchait un compagnon de création pour mener à bien – au mieux – les projets liés à la célébration de l’auteur du magnifique « Seuil du jardin », à l’occasion du centenaire de sa naissance. N’aimant pas faire les choses à moitié, je me mis en quête de connaissance à mon tour de l’œuvre de cet homme qui m’apparut d’emblée sympathique, disparu – ironie du sort – avant même que je ne vienne au monde. Je me procurai ses chansons, ses romans, ses recueils de poèmes, contactai ses proches, les artistes cités plus haut et l’ayant bien connu, sa maison d’édition, recevant à chaque fois un accueil des plus enthousiastes. Un inconditionnel (de plus) est né. C’est cet enthousiasme que j’espère vous communiquer lors de ces rencontres « du centenaire » que je souhaite la plus chaleureuse et à la fois simple et festive, à l’image de celui que nous célébrons. 
Sète a eu Brassens, Narbonne Trénet, Pézenas Boby Lapointe, Bruxelles Brel, et Avignon Mireille Mathieu.
Marseille a eu Vincent Scotto, Le pays Basque Luis Mariano… Vincennes et le quartier de Beaubourg auront eu Hardellet.
Que le plus bel hommage lui soit légitimement rendu à l’occasion de ses cent bougies.
Bienvenue donc chez Temporel, où le temps n’a – paradoxe patronymique - pas de prise sur celles et ceux qui en sont les adeptes. Bienvenue chez André Hardellet ! 
 
Sébastien Fontaine.



Sébastien Fontaine.

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Auteur / Adaptateur / Biographe & Mémorialiste
Conseiller artistique & Programmation / Supervision musicale
Spécialiste biographique & Conférencier Chanson & chanteurs francophones / Théâtre & Film Musical / Cinéma francophone / Musique de Film.
Collège Auteurs - Fédération Nationale des Musicals
c/o Musicalement Vôtre
48 rue Borrégo
75020 Paris - France
Tél/Fax : 00 33 (0)1 43 61 91 68
Mobile : 00 33 (0)6 87 72 91 67

À voir / To see : 

http://www.imdb.com/name/nm3661324/ 
www.festival-valenciennes.com <http://www.festival-valenciennes.com>  
http://www.federation-des-musicals.com/  <http://www.federationdesmusicals.org
http://rencontrespromusicals.com 
www.jean-christophe-bouvet.com <http://www.jean-christophe-bouvet.com>    

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Sébastien Fontaine et Michel Praeger

 

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Simone Langlois chante Bal chez Temporel

 

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Plateau Théâtre Mouffetard

 

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Interview de Simone Langlois

 

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Guy Béart

 

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Denis Lavant récite un extrait de Lourdes, lentes ...

 

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 Simone Langlois et Georges Cros au piano

 

 

 

 

 



11 février 2011

LE DICTIONNAIRE EUSTACHE ET BIENTOT TOUS SES FILMS

 

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Antoine de Baecque a bien raison de dire que les amateurs de Jean Eustache sont une poignée d'irréductibles. Nous sommes comme des fans hardcore. Nous guettons le moindre signe de revie. On exulte dès lors que paraît un dictionnaire Eustache. Nous sommes impatients dès lors que l'on apprend l'édition d'un coffret de 7 DVD. Quelque chose d'étrange nous agite. Une mélancolie au coeur de la mélancolie ? Nous avons découvert le cinéma de Jean Eustache au cinéma. Nous avons eu la chance de fréquenter les salles qu'il fallait fréquenter : L'Olympic, Le Saint-André-des-Arts. La télévision, au temps où elle aimait le cinéma, répondait à notre curiosité infinie. Jean Eustache accomplissait à sa manière l'oeuvre de saluer l'histoire, pas l'histoire avec une grande hache, l'histoire personnelle. Celle qui a à voir avec le sens de la vie de tout un chacun. Celle qui nous fait aimer Marcel Proust, Gérard de Nerval, André Hardellet, Clément Lépidis, Henri Calet. La liste est longue et chacun d'entre nous saura la compléter à sa manière. Nous sommes eustachiens de corps et de coeur. Vous l'avez deviné, nous aimons la littérature. Nous avons lu Rimbaud, Louis-Ferdinand Céline. Nous avons "lu" Eustache, cet écrivain pour les yeux et l'oreille. Nous aimons les mots. Nous aimons sa langue. Nous avons un corps et un coeur de lecteur-spectateur. La langue, chez Jean Eustache, est d'une précision qui ne supporte pas l'indécision. L'image n'est jamais bavarde. Autant dire qu'avec Eustache nous sommes au cinéma L'Eden. Chacun se souvient de L'Eden. Nous avons tous connu L'Eden. 

Un dictionnaire Eustache, c'est risqué. Nous sommes aux aguets depuis si longtemps. Nous avons tout lu, tout grapillé. Rien ne nous échappe à propos d'Eustache. C'est notre ami. On espère chaque jour de ses nouvelles. 

Antoine de Baecque et son équipe (un dictionnaire est presque toujours une oeuvre plurielle) nous met en joie. En joie, vraiment. Nous avons lu. Nous avons relu. Vous ricanez, je vois. Nous sommes trop fan, trop à fond les ballons. On boirait n'importe quel jaja. Du tout, chers visiteurs. L'amateur d'Eustache est féroce et ardent. Il peut se fâcher.

Il ne se fâche pas. Il apprend. Il découvre des mises en relation, des connections. Il aurait aimé quand même une filmographie commentée de sorte que ce Dictionnaire aurait été vachement complet. Mais en dépit des pannes techniques, l'amateur d'Eustache est heureux. Voici un livre de chevet. Un livre qui deviendra foutrement utile lorsque en mai prochain (mai 2011), Tamasa distribution rendra disponible l'oeuvre complète. Merci Patrick et Boris Eustache, les fils du plus littéraire de tous les cinéastes mappemondiaux. Je le dis, ce livre le confirme. Bordel ! Guy Darol

 

LE DICTIONNAIRE EUSTACHE

SOUS LA DIRECTION D'ANTOINE DE BAECQUE

(Avec les contributions de Philippe Azoury, Sonia Buchman, Jean-François Buiré, Marc Cerisuelo, Angie David, Samuel Douhaire, Jean-Luc Douin, Avril Dunoyer, Rémi Fontanel, Marie Anne Guérin, André Habib, Michel Marie, Olivier Pélisson, Natacha Thiéry, Francis Vanoye)

EDITIONS LEO SCHEER

327 pages, 30 €

SITE DE L'EDITEUR

 

COMMANDER LE COFFRET JEAN EUSTACHE EN 7 DVD + UN LIVRET DE 64 PAGES

 

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01 octobre 2010

PATRICK STRARAM

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Patrick Straram et André Duchesne en 1973

C'est en rejoignant le revue Crispur (Christian Gattinoni, Bernard Raquin, Henri Martraix & many others) que je connus le nom de Patrick Straram (1934-1988). Nous étions au début des années 1970 et l'on fréquentait les bars situés dans les radiales du Quartier Latin où l'on pouvait être compris en prononçant le nom de Patrick Straram. Je ne fus pas peu fier de participer dans ces mêmes années à un numéro Frenchy de la revue Hobo-Québec, véritable institution underground où le Bison Ravi (tel était l'autre nom de Patrick Marrast alias Straram) exerçait une grande influence. Longtemps je crus que cet écrivain au style bouillant était natif de l'Amérique du Nord. Il resta un local jusqu'à la parution en avril 2006 de Les Bouteilles se couchent (un vers d'un poème de René Fallet), roman court qui révélait tout de son existence parisienne et pré-situationniste.

Les Bouteilles se couchent est assurément le meilleur livre sur l'état d'ivresse permanente. L'ivresse au-delà de l'ivresse. Celle qui se gagne en buvant coup sur coup jusqu'à ce que le corps se couche. Mais c'est aussi un précieux témoignage sur quelques figures connues : Guy Debord, Ivan Chtcheglov, Jean-Michel Mension, Michèle Bernstein. Dialogues faramineux. Vertigineuses paroles. L'écriture de Patrick Straram est un exercice sur le fil. Une prouesse. On abandonne le livre en titubant après avoir fréquenté intensément une dizaine de bars : Le Bouquet, Le Saint-Claude, Le Dupont-Latin, Le Métro et surtout Chez Moineau, situé 22 rue du Four et qui fut l'épicentre incandescent de la tornade situ.

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LES BOUTEILLES SE COUCHENT

Patrick Straram

Editions Allia, 2006

139 pages, 6, 10 euros

www.alliaeditions.com

LIRE EGALEMENT

LETTRE A GUY DEBORD (31 octobre 1960)

Patrick Straram

Editions Sens & Tonka, 2006

88 pages, 12 euros

www.senstonkaediteurs.com

VISITER

SUR PATRICK STRARAM & GUY DEBORD

REPERTOIRE NUMERIQUE DU FONDS PATRICK STRARAM

 

30 septembre 2010

SUR LES TRACES D'ALICE ERNESTINE PRIN DITE KIKI DE MONTPARNASSE

Bienvenu Merino revient sur son enfance où sont les traces de Kiki de Montparnasse.

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29 septembre 2010

VICTOR FOURNEL ❘ RAISIN

 

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Dans Les spectacles populaires et les artistes de rues, ce tableau du vieux Paris composé par Victor Fournel (E. Dentu, 1863), défilent Sots et Enfants sans souci, arracheurs de dents et farceurs de la rue, également Turlupin, Bobèche, Galimafré, Bobino, Gringalet, Goguelu, Jean Farine, toutes ces figures pour quelques-unes substantivées.

En nous faisant visiter certains laboratoires de chimie spagyrique où se préparent l'or potable et l'élixir de longue vie, Victor Fournel décrit au détour d'intéressants instruments.

Les amateurs de lutherie insolite apprendront par exemple qu'un certain sieur Raisin, organiste de Troyes, mit au point, en 1661, "une épinette à trois claviers, dont l'un paraissait répéter tout seul les airs que l'on jouait sur les deux autres."

Raisin avait inventé les loops.