28 juillet 2010
VITEZSLAV NEZVAL A PARIS
Après la rencontre éblouie d’André Breton en mai 1933, Vitezslav Nezval (1900 – 1958) invita Paul Éluard et André Breton à Prague, au début de l’année 1935. Ayant organisé des conférences à leur attention, ce fut l’occasion pour Breton de rédiger deux textes théoriques majeurs : Situation surréaliste de l’objet et Position politique de l’art d’aujourd’hui. La force de l’amitié ressentie par le poète tchèque est telle qu’il éprouve le désir de revoir ses compagnons d’aventure. Le rendez-vous est fixé, en juin 1935, au moment du Congrès International des Écrivains pour la Défense de la Culture qui se tient à Paris. De ce grand jour, Nezval a tiré un livre de souvenirs, Rue Gît-le-Cœur, du nom de « la petite artère noire » (André Breton, Les Vases communicants) dans laquelle se trouve le restaurant où se réunissaient Nezval, Breton, Éluard et Péret. L’indication donnée par Bernard Noël dans sa préface donne le ton : « Nezval ne vient pas à Paris en touriste (…) mais en pèlerin désireux de visiter les lieux poétiques. » Essayiste et romancier, Nezval fonda le groupe surréaliste tchèque en compagnie de Styrsky et Toyen. Il fut, avec Karel Teige, le chef de file du Poétisme. De retour à Prague, Nezval n’a revu ni Éluard ni Breton. Celui-ci n’a jamais pris connaissance de ce livre d’amitié folle. Guy Darol
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Rue Gît-le-Cœur (Ulice Gît-le-Cœur, 1936), récit traduit du tchèque par Katia Křivánek, préface de Bernard Noël. Editions de l’Aube, « Regards croisés », 1991, 144 pages, illustrations, 9,91€.

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(Biskoupky, Moravie, 1900 — Prague, 1958). Après ses débuts poétiques en 1922, il rejoint le groupement d’avant-garde Devětsil, et donne des recueils se réclamant du poétisme dont il se fait le théoricien avec Karol Teige (L’Acrobate, 1927 ; Édison, 1928 ; Poèmes à la nuit, 1930 ; Le Manteau de verre, 1932). En 1934, toujours avec Karol Teige, il fonde le premier groupe surréaliste pragois et publie les recueils, La Femme au pluriel (1936), Prague aux doigts de pluie (1936) ainsi que des ouvrages de prose poétique (Moscou l’invisible, 1935 ; Rue Gît-le-cœur, 1936 ; Le Passant de Prague, 1938). En 1938, il rompt avec le surréalisme et publie des poèmes d’inspiration sociale et patriotique. Après 1945, il soutient avec enthousiasme le régime communiste dont il devient le premier poète officiel (Staline, 1949 ; La Grande horloge, 1949 ; Le Chant de la paix, 1950), tout en essayant, parfois, de résister à la vague du réalisme socialiste qui déferle sur la littérature (Les Ailes, 1952 ; Les Bleuets et les villes, 1955 ; L’Inachevée, 1960). Créateur prolifique, « poète d’une fantaisie prodigieuse et d’une sensibilité hors du commun quant à la mélodie de la langue » (Hanna Voisine-Jechova), il a publié près d’une centaine d’ouvrages de valeur inégale : recueils de poésies, romans, pièces de théâtre, livres pour enfants, écrits théoriques, études consacrées à des poètes et à des peintres, ainsi que des traductions et un volume de souvenirs (De ma vie, 1959, inachevé).
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03 décembre 2009
ARCANE 17 ❘ LE SITE DEDIE A ANDRE BRETON EN SOMMEIL

"À la fin du mois de décembre, Arcane 17 cessera son aventure à la fois terrestre et céleste, comprenez notre ciel intérieur. Arcane 17 : parce qu’à mes yeux le plus beau livre d’André Breton. Arcane 17 : parce que L’Étoile, la 17e lame du tarot de Marseille : qui symbolise la connaissance, la transmission, l’intuition, la poésie… Cette dynamique ne peut perdurer dans l’unilatéralité, l’énergie à la longue s’épuise, demande à trouver d’autres champs d’investigations, d’expérimentations. Ce site se voulait une plate-forme d’échanges… La parole et le désir ne peuvent se nourrir de l’écho pour la première et de l’absence pour le second, encore que. Comme le propre d’une étoile est de scintiller, le site restera ouvert et toujours libre d’accès et de téléchargement.
Merci aux fidèles, aux visiteurs de l’humeur, aux passants du hasard… "
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22 octobre 2009
ANDRE BRETON ❘ LETTRES A AUBE

Née le 20 décembre 1935, Aube est la fille d'André Breton et de Jacqueline Lamba. En décembre 1956, elle épouse le poète et peintre Yves Elléouët, auteur du Livre des rois de Bretagne (Editions Gallimard), de Falc'hun (Editions Gallimard) et de Tête Cruelle (Editions Calligrammes). De 1938 à 1966, André Breton se fait l'épistolier qui adresse à sa "petite fée" un grand nombre de lettres, cartes postales, collages et dessins. Les Lettres à Aube viennent de paraître, un volume de 174 pages émaillé d'impressions de voyages, d'évocation de la maison de Saint-Cirq-Lapopie, de nouvelles du surréalisme mais également de réflexions au quotidien sur les résultats scolaires de sa fille, l'argent de poche, l'alunissage de la sonde soviétique. Une mine pour en apprendre sur André Breton et la vie ordinaire.
ANDRE BRETON
Lettres à Aube
Présentation par Jean-Michel Goutier
Editions Gallimard

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31 mars 2009
STANISLAS RODANSKI ❘ REQUIEM FOR ME

Tant attendu et pointilleusement présenté par François-René Simon, voici Requiem for me, nouveaux écrits de Stanislas Rodanski suivis de deux lettres adressées à Jacques Veuillet, l'ami de jeunesse.
"Les intimes (m')appellent Stan, les familiers Bernard, les indifférents Rodanski et les flics Glücksmann", ainsi se découvre l'écrivain qu'il convient de rapprocher d'Antonin Artaud, de Jacques Vaché pour le mystère d'être. Ainsi se déploie les étiquettes du nom qui font ce héros de roman que fut Rodanski, absolument. Lumineusement, François-René Simon questionne le multiple je : "Je est un autre jeu, un jeu social, un jeu de dupes."
Beaucoup d'éléments apportés à la connaissance de l'oeuvre, à la connaissance de l'homme. Ce livre ne vient pas s'ajouter aux autres pour faire du volume. Il rend Rodanski plus précis. Il donne à ceux qui lisent intensément le "romancier détective" matière à des éblouissements.
REQUIEM FOR ME
Stanislas Rodanski
Editions des Cendres
141 pages, 18 €
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Editions des Cendres
8 rue des Cendriers 75020 Paris
Tel 01 43 49 31 80
11:00 Publié dans STANISLAS RODANSKI | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : stanislas rodanski, françois-rené simon, littérature, culture, surréalisme |
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25 août 2006
CLAUDE TARNAUD ❘ STANISLAS RODANSKI
08:50 Publié dans LITTERATURE TUMULTUAIRE | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michel frémon, stanislas rodanski, jacques rigaut, claude tarnaud, rita hayworth, littérature, surréalisme |
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